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Économie Publié le lundi 26 mars 2012 | Nord-Sud

Transparence dans les paiements aux fournisseurs de l’Etat /Trésor public : chèques et espèces supprimés

© Nord-Sud
Adama Kone (Directeur général du Trésor public ivoirien)
Même s’il a mis en valeur les acquis, samedi à la clôture du séminaire-atelier sur «le Trésor public, acteur de la relance économique et de la cohésion sociale » à Yamoussoukro, le directeur général a voulu engager l’ensemble des agents à faire davantage en vue d’améliorer les performances du trésor. Notamment en matière de production de données, de crédibilité, d’optimisation des dépenses, de gestion, de management et de réformes institutionnelles. Sur ces différents sujets, Adama Koné et ses collaborateurs n’ont nullement fait dans la complaisance, posant un vrai diagnostic pour une thérapie de choc. «La mission du trésor doit s’inscrire dans la dynamique d’accompagnement des actions du gouvernement. A ce titre, nos collaborateurs, à tous les échelons, doivent se comporter en catalyseur et éviter de constituer un frein à la mise en œuvre des missions des entités dont ils ont la charge la gestion financière et comptable », insiste-t-il. En effet, le garant de la caisse publique a clairement admis les insuffisances persistantes de son administration, en dépit du chemin parcouru. Régulièrement attaqué par les fournisseurs sur des questions d’éthique d’approche, le trésor public veut s’efforcer de diminuer les goulots. Ainsi, les paiements par chèques ou en espèces sont dorénavant proscrits. Seuls les virements bancaires ont droit de cité désormais. «Nous voulons éviter le corps à corps avec les fournisseurs», explique-t-il. Par ailleurs, le respect des engagements doit être un véritable crédo pour garantir l’image et la crédibilité de la régie. «Cela doit se traduire non seulement par le paiement à bonne date de nos engagements tant intérieurs qu’extérieurs, mais aussi par l’exécution de nos missions dans la stricte neutralité et la plus grande transparence », ajoute M. Koné. Une mesure plus que salutaire qui devrait pouvoir attendrir les syndicats de fournisseurs habitués, ces dernières années, à claironner sur des écarts de gestion présumés imputables, disent-ils, à la cupidité de certains fonctionnaires. Une autre gouvernance qui tient à cœur le directeur général, c’est la production d’informations financières et comptables fiables qui doit demeurer une exigence pour la tenue des comp­tes de l’Etat. D’autant que la qualité des informations produites conditionne la pertinence des décisions des autorités. En tout état de cause, reconnaît le directeur général, les services du trésor ont déjà fait d’énormes progrès. «Notre administration a fait beaucoup d’efforts pour renforcer et améliorer sa compétitivité. Elle a été efficace quand il fallait prendre les mesures nécessaires», se satisfait-il. Néanmoins, il reste que de nombreux circuits ont besoin d’être simplifiés. Un impératif dans la mesure où, tout comme elle peut l’impulser, l’administration est en mesure d’entraver le développement. Or, là l’Etat ivoirien est à un stade de son histoire et de son développement où il va devoir passer à la vitesse supérieure et relever plus d’un défi.

Dont celui de l’accélération de son rythme de croissance et la consolidation des fondements de son économie. Mais le pays a aussi à faire face à des rendez-vous décisifs, dont celui du point d’achèvement, c’est-à-dire l’allègement substantiel du fardeau de la dette, rappelle M. Koné. En outre, le gouvernement a des ambitions qui ne sont pas moins grandes que les défis. Notamment celles de multiplier le revenu par tête d’habitant, réduire le chômage et rendre le pays émergent à l’horizon 2020. Le Trésor y a un vrai rôle.

Lanciné Bakayoko
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