Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS


Accueil
News
Politique
Article



Dernières dépêches


Comment

Politique

Amadou Soumahoro (Secrétaire général par intérim du RDR) : “ Nous ne laisserons personne s’attaquer au président Ouattara”
Publié le mardi 27 mars 2012   |  Le Patriote


Législatives
© Abidjan.net par Emma
Législatives du 11 décembre 2011: les candidats du RDR investis à l`Hôtel Ivoire
Mercredi 16 novembre 2011. Abidjan. Hôtel Ivoire. Cérémonie d`investiture des candidats du Rassemblement des républicains (RDR) en présence du Secrétaire général par intérim, Amadou Soumahoro (photo)


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Interview vérité. Le secrétaire général par intérim du RDR a décidé de rompre le silence. Il fait ici, un tour d’horizon de la situation sociopolitique du pays tout en répondant au FPI, qui va de menace en menace contre le Chef de l’Etat

Le Patriote : Récemment, vous avez fait une sortie à Daloa. Vous y auriez menacé de « conduire au cimentière » tous ceux qui attaqueraient Alassane Ouattara. Qu’avez-vous voulu dire exactement ?

Amadou Soumahoro : tout d’abord, je voudrais vous dire qu’il n’en est rien. Mes propos ont été extrapolés et tronqués. Voilà ce que j’ai dit exactement : « tous ceux qui se sont attaqués à Alassane Ouattara sont au cimetière politique » Mais, est-ce que eux, ils sont au cimentière comme ils le disent ? Pourtant, ils attaquent tous les jours le Président Alassane Ouattara. C’est la première réponse à leur mensonge. Si effectivement tous ceux qui s’attaquaient à Alassane Ouattara devraient être au cimentière des morts, ils auraient été les premiers à y être. C’est parce que le Président Alassane Ouattara est un démocrate, respectueux de la vie humaine, et qu’il considère l’être humain comme le bien le plus précieux, qu’ils peuvent se permettre de pareilles dérives verbales. Il est vrai que si vous vous attaquez politiquement à lui, vous irez au cimetière politique. Je n’ai jamais menacé de tuer, d’exécuter ceux qui s’attaquent à Alassane Ouattara. C’est de cela qu’il s’agit et de rien d’autre.

LP : En clair, vous n’avez menacé personne de mort ?

AS : Pas du tout. J’étais à un meeting à Daloa, j’ai clairement dit que, tous ceux qui s’attaqueront à Alassane Ouattara, nous trouverons sur leur chemin. Ce qui est vrai. Parce que nous avons pour vocation et pour mission de protéger le Chef de l’Etat, de faire la promotion de ses actions et de protéger son image. Nous ne pouvons accepter, désormais que, des journalistes ou des hommes politiques racontent des contrevérités sur le compte du Président Alassane Ouattara, c’est inadmissible.

L.P. : Comptez-vous les agresser?

A.S. : Cela dépendra de qu’elle manière ils nous agresseront. Nous n’accepterons plus que le Président Alassane Dramane Ouattara soit attaqué comme ils le font, d’abord de façon mensongère et ensuite de façon grossière. Qu’on attaque le chef de l’Etat dans sa gestion, sa gouvernance, cela est démocratique et là nous apporterons la réaction, mais démocratiquement. Nous expliquerons pourquoi le président de la République a pris telle décision, pourquoi il n’a pas voulu prendre telle autre. C’est ce qu’on appelle en démocratie, un débat sain. Nous voulons dans ce pays un débat démocratique. L’arrogance, le mépris et la négation des faits crapuleux et macabres commis sous le régime de la refondation ne sauraient être passés par perte et profit. Il faut qu’ils sachent qu’il n’y a pas un an, sous leur régime, on tuait et on violait. Ils doivent le savoir. Ils doivent savoir que ce sont eux qui ont tué Jean Hélène, ce sont eux qui ont tué Guy André Kieffer, ce sont eux qui ont tué Camara « H », ce sont eux qui ont tué le Colonel Dosso, TEHE Emile et le docteur DACOURY. Qu’ils me donnent la liste d’un seul responsable du FPI qui a été tué ou assassiné, depuis qu’Alassane Ouattara est au pouvoir. Ils se comportent comme s’ils n’avaient rien à se reprocher dans ce pays. Mieux, ils veulent faire croire au monde, que ce sont eux, les victimes et non les bourreaux. Les responsables du FPI et leurs militants devraient remercier et honorer le Président Alassane Ouattara. Parce que, si c’était GBAGBO qui avait pu prendre le dessus, il n’est pas sûr que le Président Alassane Ouattara et son aîné, le Président BEDIE et tous leurs collaborateurs seraient encore de ce monde. Parce que régler les problèmes politiques pour eux, c’est tuer l’adversaire, l’éliminer. Avec nous, ce n’est pas le cas. Alassane Ouattara a fait arrêter GBAGBO, il a veillé sur sa vie et protégé toute sa famille. Il a mis un point d’honneur au respect des droits de l’homme et surtout au respect de la vie humaine qui pour lui, est sacrée. C’est un acte d’humanisme qui caractérise l’homme Alassane Ouattara. Mais, tous ceux qui s’attaqueront verbalement au Président Alassane Ouattara auront la réaction appropriée. Par ailleurs, tous ceux qui s’attaqueront physiquement à lui, auront la réaction idoine. Peut-être est-ce ce qu’ils ne veulent pas entendre. Sur ce point, nous sommes intraitables.

LP : N’êtes-vous pas, par cette position, en train de faire obstacle au dialogue entre le pouvoir et l’opposition ?

AS : Pas du tout. Mais le dialogue se nourrit de vérité. Le Chef de l’Etat leur tend la main et je souscris pleinement à cette démarche.

LP : Vous ne voulez donc pas vous mettre à leur niveau, en fermant la porte au dialogue?
AS : Pourquoi voulez-vous que j’agisse ainsi ? Nous sommes les enfants d’Houphouët-Boigny, nourri à la sève du dialogue.

LP : Le pouvoir tend la main à l’opposition pour un dialogue. Croyez-vous que cette fois-ci soit la bonne ?

AS : C’est ce que nous souhaitons. Je vais d’ailleurs vous faire un aveu. Nous souhaitons que le Front populaire ivoirien vienne prendre sa place dans la sphère politique ivoirienne. Parce qu’ils ont un rôle à jouer. Nous souhaitons également que chaque fois que le chef de l’Etat leur tend la main qu’ils l’acceptent sans arrogance. Parce qu’il y va de l’approfondissement du jeu démocratique dans notre pays. Ils y ont un rôle à jouer. C’est ce rôle là que nous attendons d’eux. Mais ériger l’arrogance en mode d’opposition n’est pas acceptable.

LP : Est-il possible que le FPI vienne au dialogue avec des préalables ?

AS : Le dialogue doit être sans préalable. En leur proposant de rentrer au gouvernement, le Chef de l’Etat n’a pas posé de préalable. En les invitant à participer aux dernières élections législatives, nous ne leur avons pas posé de préalable. Nous pensons qu’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a besoin de paix, de réconciliation. La Côte d’Ivoire a besoin de se réconcilier avec l’ensemble de la communauté internationale. C’est de nous asseoir et d’échanger. C’est de nous parler, nous mettre d’accord sur ce qui peut être fait pour sauvegarder notre pays, et la survie de la Côte d’Ivoire.

LP : Aujourd’hui, comment se porte votre parti au lendemain des élections législatives?

AS : Le parti se porte très bien, son Secrétaire Général Intérimaire est à la tâche.

LP : Parce qu’au pouvoir d’Etat?

AS : Quel chef de parti ne serait pas heureux, lorsque son parti a engrangé de telles victoires ? Mais, nous restons humbles devant ces victoires. Nous mettons ces victoires au service de la paix, et de la réconciliation dans notre pays. Nous mettons également ces victoires au service du renforcement du RHDP. Vous savez, depuis l’avènement de notre candidat au pouvoir, le RDR a opté pour un apaisement du front politique. Malheureusement, nous avons eu le sentiment que ce choix est assimilé à de la faiblesse. Non, c’est parce que nous sommes un parti responsable et humaniste qui veut construire le bonheur de l’Ivoirien grâce au concept du « vivre ensemble » prôné par le Président Alassane Ouattara.

LP : Le parti fonctionne t-il comme il se doit ?

AS : Toutes les structures fonctionnent bien et les militants sont en ordre de bataille. La preuve : notre victoire éclatante aux dernières élections.

LP : Il y a qu’à part vous, tous les membres du secrétariat général sont au gouvernement, d’autres cadres font la course aux postes et oublient de jouer leur rôle dans le parti?
AS : Oui et non ! Oui parce que le devoir d’Etat les a appelés, non parce qu’ils sont toujours présents et actifs.

LP : Le lien entre la direction et la base existe-t-il toujours ?

AS : Totalement. Parce qu’entre la direction du RDR et sa base, ce ne sont pas que de simples liens politiques. Ce sont des liens affectifs forgés par les frustrations et la douleur des épreuves. C’est un lien indissoluble.

LP : A quand le changement à la tête du parti quand on sait que le président du parti est actuellement le Président de la République ?

AS : Percevez-vous un seul instant Alassane Dramane Ouattara dans le rôle d’un chef de parti ? Non, il joue son rôle de chef de l’Etat, de président de la République. Le parti est géré et le parti sera géré.

LP : Depuis le palais présidentiel?

AS : De la Rue Lepic. Puisque je vous reçois là à la Rue Lepic.

LP : Le siège est en rénovation. A quoi cela répond-il ?

AS : cela répond tout simplement au besoin de la direction du parti de mettre les travailleurs du siège dans de bonnes conditions. Vous savez que ce bâtiment n’a jamais été réhabilité. Vous n’êtes jamais venus ici pendant les périodes pluvieuses. Même dans le bureau où je suis quand il pleut, tout est inondé. Les autres bureaux également. La nécessité de réhabiliter ce bâtiment s’est fait sentir et nous le réhabilitons.

LP : Pourquoi maintenant ?

AS : Maintenant, parce que si nous ne le faisons pas maintenant, nous serons rattrapés par la saison des pluies et la réalisation de ces travaux seraient impossibles.

LP : N’est-ce pas parce que vous êtes au pouvoir que vous avez les moyens financiers de le faire ?

AS : Le RDR n’a pas eu besoin d’être au pouvoir pour se loger. C’est parce que nous n’avions jamais eu la paix que nous n’avions pas réhabilité, autrement dit ces travaux avaient été programmés et c’est maintenant, avec la paix, que nous les réalisons.

LP : Qu’en est-il de vos rapports avec les transfuges des Forces nouvelles ?

AS : Nos rapports sont excellents. Nos rapports ne peuvent qu’être excellents. Ils étaient membres du G7 quand nous étions dans l’opposition. Pendant tout le processus, ils ont mis en œuvre l’Accord Politique de Ouagadougou. Ils ont joué ce rôle de neutralité et d’arbitre. Pendant la crise postélectorale, tout le monde est témoin du rôle important qu’a joué le Premier ministre, SORO Kigbafori Guillaume en tant que signataire de l’Accord Politique de Ouagadougou. Nos relations sont fraternelles. Les Forces nouvelles n’existent plus. Nous avons été heureux d’enregistrer un certains nombre de leurs cadres dans nos rangs.

LP : Et le RHDP, fonctionne-t-il toujours ?

AS : Oui ! Vous venez d’ailleurs d’être témoin tout à l’heure de l’arrivée d’un émissaire du Pr DJEDJE MADY Secrétaire Général du PDCI à notre siège qui vient de me porter un message. (En effet, avant de nous recevoir, il a reçu un émissaire du secrétaire général du PDCI, ndlr). Le RHDP se porte très bien.

LP : Pourtant, vous êtes allés en rangs dispersés aux législatives?

AS : Nous ne sommes pas allés en rangs dispersés. Prenez les textes fondateurs du RHDP. Pourquoi voulez-vous que nous fonctionnions en parti unique. Les textes du RHDP indiquent que chaque parti du RHDP reste autonome et indépendant. Nulle part, il n’est écrit que nous devons aller en candidature unique pendant les élections. Pour l’élection présidentielle par exemple, il était indiqué que tous les autres candidats du RHDP devraient soutenir le candidat le mieux placé au second tour. C’est ce que nous avons respecté et nous avons gagné.
Aux législatives, nous sommes allés en RHDP dans quelques circonscriptions et chaque parti a présenté des candidats dans les autres circonscriptions. Après ces législatives, les partis du RHDP se retrouvent au gouvernement et se retrouveront très bientôt au Parlement. Tous les engagements du Président de la République ont été tenus. Le Premier Ministre actuel est du PDCI et le Président de l’Assemblée Nationale est du RDR. Nous avons décidé de conquérir le pouvoir ensemble et de l’exercer ensemble. Les partis politiques membres du RHDP respectent ce qu’ils ont écrit. Le RHDP marche bien. (il nous montre le document que lui a transmis l’émissaire de Secrétaire Général du PDCI, un document relatif à la vie du RHDP au Burkina Faso, NDLR).

LP : Par rapport aux choix de vos candidats aux législatives, il y a eu des bruits. On vous a accusé d’avoir fait du copinage dans le choix des candidats du RDR. Que répondez-vous ?

AS : Ecoutez, je poursuis des objectifs qui m’ont été fixés par le Président du Parti au moment où il me confiait celui-ci. L’un de ces objectifs importants était de donner une majorité confortable au RDR à l’Assemblée Nationale. Cet objectif a été atteint. C’est l’essentiel.

LP : Est-ce que les responsables des ex-Forces nouvelles participent à la vie du parti au quotidien ?

AS : Je suis en contact permanent avec eux. Bientôt nous organiserons un Secrétariat Général où ils seront présents. Ils sont militants du RDR et se comportent comme tels.

LP : Le RDR nous avait promis 25 ministres nous en sommes à 40?

AS : (Il nous coupe, ndlr). La nomination des membres du gouvernement fait partie des prérogatives constitutionnelles du Président de la République. C’est lui qui forme son gouvernement, et il sait pourquoi il a fait ce choix que nous soutenons.

LP : Les licenciements pleuvent à la RTI, à la Sotra… ?

AS : Parce que c’était des sociétés très mal gérées, des sociétés avec du personnel pléthorique. Il faut avoir le courage de le dire. Il y a une différence entre la gouvernance actuelle et celle du régime précédant. La gouvernance du FPI était populiste et démagogique. Quant vous embauchez à tour de bras des jeunes patriotes, des gens qui viennent le matin à ne rien faire et obligez l’entreprise à s’endetter à chaque fin de mois auprès des banques pour payer ce personnel, il ne faut pas s’étonner que ces entreprises soient obligées de licencier. Avec le Président Alassane OUATTARA, ce type de gestion est terminé. Nous voulons de la bonne gestion, nous voulons une économie saine, une économie génératrice de richesses, et capable de créer des emplois viables et durables.

LP : N’est ce pas une chasse aux sorcières ?

AS : Je vous parle de mauvaise gestion il ne saurait donc y avoir de chasse aux sorcières.

LP : Comment préparez vous les élections à venir ?

AS : Nous les préparons comme les précédentes. Nous sommes sereins comme nous l’étions à la veille des législatives. Si la CEI appelle à la tenue de ces élections, le RDR y sera, et il le fera en accord avec ses alliés du RHDP.

LP : Le 11 avril, est une date à la fois de triste mémoire et de libération du peuple de Côte d’Ivoire, c’est la date anniversaire de l’arrestation de Laurent Gbagbo. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

AS : Cette question me donne l’occasion de vous dire que le RDR commémorera le 11 avril. Nous le ferons pour plusieurs raisons : d’abord rappeler qu’il n’y a pas un an sous le régime de la refondation le pays a vécu les moments les plus dramatiques de son histoire. La mort et la désolation y ont été semées. Ensuite, il faut prier pour nos morts. Enfin il faut appeler à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale des habitants de notre pays. Priez afin que les enfants de ce beau pays apprennent à vivre ensemble, à s’accepter dans leurs différences, et à s’aimer les uns les autres. Comme le souhaite le président de la République. Les Ivoiriens et Ivoiriennes que nous sommes, devons nous donner la main pour construire la vraie fraternité. C’est comme cela que nous voulons commémorer les 11 Avril 2012.

Interview réalisée par Yves M Abiet et Thiery Latt

LIENS PROMOTIONNELS