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Pillages, vols et agressions : Les Frci sèment la terreur à Yopougon
Publié le mardi 27 mars 2012   |  Le Temps




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Les Frci installées de force par le pouvoir dans le siège du Fpi à Yopougon Nouveau Quartier, ont fait passer un mauvais quart d’heure à la population dans la nuit du dimanche dernier. Dimanche 25 mars. Il est quasiment 20h dans le secteur de Yopougon nouveau quartier. C’est la débandade totale dans tout le secteur environnant le camp des Frci qu’ils ont installé de force par le pouvoir au siège du Fpi. En tout cas ça court dans tous les sens.

«Qu’est-ce qui se passe encore» ? Se demande une jeune dame qui descend d’un taxi en provenance de Cocody. Au même moment des coups de feu retentissent. Cela en rajoute à la pa- nique de la population qui courait déjà de partout. Chacun cherche à se trouver un refuge pour se mettre en sécurité. Les Frci très, en furie, ont décidé de se faire voir encore cette nuit, de la plus mauvaise des manières. Armés de machettes et de gourdins, ils sèment la panique et la terreur dans le secteur. Des magasins appartenant à des commerçants mauritaniens sont pillés. Des vendeurs sont dépossédés de leur argent. Des passants subissent aussi la furia des hommes de Soro et de Ouattara. Des passants sont agressés. Téléphones portables, argent, bijoux et autres biens sont arrachés à tous ceux que les Frci rencontrent sur leurs chemins. Plusieurs chauffeurs de taxi sont braqués par ces pillards qui emportent leurs recettes. «Je ne sais pas ce qui se passe, mais je vous dis que j’ai tout perdu ce soir. Ils m’ont pris ma recette de la journée. Je ne sais pas ce que je vais dire à mon patron», raconte tout en colère un chauffeur de taxi compteur qui venait juste d’être agressé. Un peu plus loin, non loin du maquis «Monde Arabe», une jeune dame la trentaine, arrive totalement en larmes, le visage complètement ensanglanté. «Ils m’ont agressée et ils ont pris mon portable. J’ai été blessée au visage», lance-t-elle. «Ici, c’est toujours comme ça. Nous subissons cette armée. Ils nous agressent tous les jours et toutes les nuits. C’’est comme si la Côte d’Ivoire nous avait abandonnés à cette bande armée qui ne fait que nous terroriser», explique un jeune cadre qui habite le secteur. Le bilan provisoire est lourd. On dénombre plusieurs blessés graves. Un homme a même perdu un œil. Selon les témoignages recueillis sur les lieux, la colère des hommes de Ouattara serait venue de l’agression d’un des leurs par un loubard dans un maquis de la place. C’est tout. A défaut d’avoir le loubard, ils s’en sont pris à la population qui n’a pourtant rien à voir avec l’incident. Mais l’armée de Ouattara, affamée, n’attendait qu’un prétexte pour piller, voler et agresser comme elle sait le faire.

Kipréindé Sonia

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