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Massacre de 63 personnes à Blolequin : Comment les tueurs ont opéré
Publié le jeudi 29 mars 2012   |  Le Patriote




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63 corps sans vie gisant dans une marre de sang. C’est le triste spectacle qui s’est offert aux populations de Bloléquin ce matin du 29 mars 2011. Dans la nuit du 28 au 29 mars, les populations rapportent avoir entendu des coups de feu du côté de la Préfecture de la ville. « Nous pensions que les hostilités avaient repris entre les FRCI et les miliciens et mercenaires pro-Gbagbo », rapporte sous le couvert de l’anonymat, un habitant de la ville. Au réveil, les populations disent avoir déchanté. « Le bruit a parcouru la ville qu’il y aurait eu des morts dans la cour de la préfecture », poursuit notre interlocuteur. Ceux qui colportaient l’information n’ont pas eu tort. Car, quelques jours après, à la faveur de la reprise de la ville par les FRCI qui s’en était retirées quelques jours plutôt, l’horreur était à son comble. « Ils ont été tués à bout portant », relève un autre habitant de la ville. Les morts étaient des jeunes, des femmes, des enfants. Ils étaient des autochtones, des allogènes et des allochtones et supposés, selon ceux qui les ont massacrés, d’être favorables à Alassane Ouattara. Pour mémoire, rappelons que dans leur progression, les FRCI s’étaient emparées de la ville, le 21 mars, malgré une résistance acharnée des miliciens et mercenaires libériens. Ces derniers se sont repliés jusqu’à Zéaglo (village de Maho Glofiéi) situé sur l’axe Bloléquin-Guiglo. Dans la nuit du 28 au 29 mars, ils ré-attaquent les positions FRCI et reprennent la ville. Leurs cibles, les populations allogènes et allochtones qui ont trouvé refuge dans la cour de la préfecture. 63 des 64 personnes qui y vivaient seront massacrées et leur corps, gisant dans une marre de sang, entassés. Seul M Kouadio aura survécu. Les corps ont été enterrés dans la cour de la préfecture. « Les corps étaient en putréfaction avancée, on ne pouvait pas faire autrement », explique un habitant de la ville. Les auteurs de ces crimes, qui croyaient bénéficier de la pénombre de la nuit pour masquer leur crime seront rattrapés. Les témoins citent un certain Tako. De teint clair, l’homme aurait participé à la guerre du Libéria. Il dirigerait un groupe dont les membres les plus actifs sont : Attery, Salou Sylvain, Koho Pierre, Bébo, Barbe noire, Bebacou, Ben Laden et Tamata. A Sahibly, un certain commandant Saint Adjaro et commandant Nouli Gohi (Grié I) sont accusés d’avoir semé la terreur parmi la population à plusieurs occasions. A Guiglo, des témoins citent Tahou Marius, Bouche d’Or, Alexandre, Néné qui opère à la gare Commandant au quartier Gamma, Borioul et Doxan Jean Pierre alias John Peter. A Troya II (25 km de Guiglo), c’est un certain Kadi Martin, Gnao Constant, Douho Richard, Guei Tezio. A Guiglo, les principaux meneurs sont : Adama Keita, malinké d’origine guinéenne qui envoyaient les recrues chez Maho Glofiéi, chef du Flgo; Octave Yahi, 3ème vice-président du Conseil général de Guiglo, Cyprien Maho, petit-frère de Maho Glofiéi, Tom Doubaté, les Jumeaux et Kpa Zaï qui écumaient le quartier Nicla. Un animateur de la radio de Guiglo ferait également partie des miliciens. A Toulépleu, la Coalition (I) pour la Libération du Grand Ouest – Section Toulépleu est dirigée par un chef d’état-major, le Général Gbopéhi Marcel avec deux commandants des opérations : Dezao Franck Cedrick et Zean Gnonnio Edox ; deux conseillers Kanhie Gaston et Kah Paha Thomas, un secrétariat assuré par Koho Sébastien et Flan Olivier. Des morts inutiles, pour une cause aussi inutile, celle de Laurent Gbagbo.
Thiery Latt

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