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Politique Publié le lundi 23 avril 2012 | L’Inter

Dialogue républicain : Les gros obstacles à surmonter

© L’Inter Par Aristide
Primature: Me Jeannot Ahoussou Kouadio, nouveau Premier ministre
Mardi 13 mars 2012. Palais de la présidence de la République. Photo: Me Jeannot Ahoussou Kouadio, est le nouveau Premier ministre
Pouvoir et opposition vont relancer le dialogue républicain cette semaine, précisément les 27 et 28 avril à Bassam. C`est le Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio, qui en a pris l`initiative à l`instigation, on s`en doute, du président Alassane Ouattara. Sauf bouleversement, les pourparlers devraient débuter donc ce vendredi entre principalement l`ancien parti au pouvoir, le Fpi et le régime Ouattara. Le parti de Laurent Gbagbo a déjà plaidé pour le report de ce dialogue censé l`intégrer pleinement dans le jeu politique. Raison invoquée : le fait que la date choisie risque de contrarier les préparatifs de la convention que le Fpi envisage de tenir dimanche 29 avril prochain. Il n`est donc pas à exclure que ce dialogue républicain soit décalé. Quoi qu`il en soit, les deux parties, la coalition au pouvoir, le Rhdp, et la coalition des partis proches de l`ancien régime, doivent prendre garde de ne pas aller à ce rendez-vous, les mains chargées de préalables et conditions sine qua non. Les discussions pourraient, en effet, capoter ou, à tout le moins, accoucher d`une souris, si les deux camps s`y présentent avec des a priori ou des exigences brandies comme des préalables. On sait que les précédentes initiatives visant à rapprocher pouvoir et partisans de Gbagbo avaient buté sur des exigences de l`ancien parti au pouvoir, jugées irrecevables par le régime Ouattara. Le Fpi posait comme conditions la libération de ses responsables politiques détenus dans les prisons du Nord, le retour des exilés, le dégel des avoirs de ses barons et autres partisans et, accessoirement, la restauration de la sécurité, la recomposition de la Commission électorale indépendante. Ces revendications n`ayant pas reçu une suite favorable, le Fpi avait tiré un trait sur toute discussion avec le pouvoir. Le dialogue était alors tombé en panne sèche. Le rendez-vous de Bassam vise à le remettre sur les rails. Mais, on risque d`arriver au même résultat si l`ancien parti au pouvoir se rendait à ces pourparlers avec les mêmes préalables. A moins que le Fpi sache habiller cette fois les préoccupations pour les faire mieux passer, sans qu`elles ne viennent encore gripper le dialogue républicain. Il est difficile d`imaginer que l`ancien parti au pouvoir puisse s`engager pleinement dans le jeu politique en reléguant au second plan la libération de ses compagnons d`hier, en faisant l`impasse sur le retour de ses dignitaires en exil. Si toutefois ces préoccupations devaient être mises en avant, il est peu probable que les pourparlers de Bassam tiennent les promesses de fleur. Par ailleurs, le pouvoir devrait également s`engager sincèrement dans ces échanges, sans a priori, sans se mettre dans cette posture de la victime, qui aura en face d`elle le bourreau. Les tenants du pouvoir devraient absolument se défaire de cette attitude s`ils veulent donner une chance au dialogue républicain d`aboutir. Ils y ont tout intérêt.
Assane NIADA
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