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Entretien / Koné Dodo, directeur du festival Abidjan World Music : ‘’Nous sommes dans l’angoisse’’
Publié le vendredi 4 mai 2012   |  L'intelligent d'Abidjan


Activités
© Abidjan.net par PRISCA
Activités gouvernementales : le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandama remet les lettres de nomination des nouveaux Directeurs généraux Constance Yaï (AICF) et Koné Dodo (palais de la Culture)
Mercredi 29 juin 2011. Abidjan. Cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie. Photo: Koné Dodo (palais de la Culture)


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La première édition de Abidjan World Music Festival tire à sa fin. Le 3 mai 2012, le concours musical de détection de jeunes talents, ‘’Génération Avenir, était à sa phase finale. Aujourd’hui et demain, ont lieu respectivement la cérémonie de remise de prix aux artistes africains – Poro Awards, et la Nuit du mandingue avec Salif Kéita. Koné Dodo, le directeur dudit festival, explique tout le sens de Abidjan World Music. Entretien.

La 1ère édition de Abidjan world music festival est à sa phase de récompense et de célébration des valeurs. Les choses se déroulent-elles comme vous le voulez?
Les choses avancent normalement même si nous sommes encore dans l’angoisse à la fin du festival. On a toujours été inquiet. Nous faisons en sorte que chacun des spectacles se passe dans de meilleures conditions et que chacun en ressorte satisfait. Nous avons ‘’Génération Avenir’’, une compétition de jeunes talents (Ndlr ; la finale a eu lieu hier). Le 4 mai (Ndlr ; aujourd’hui), il y aura le Poro Awards qui est la récompense des meilleurs artistes africains selon différentes catégories. Nous espérons que les prix qui seront décernés plairont à la majorité des gens parce qu’on ne fait jamais l’unanimité ! Le 5 mai, c’est la clôture avec Salif Kéita, Awa Sissao du Burkina Faso qui a été désignée l’an passé meilleure artiste féminine, Bassirou Kouyaté et Amy Sacko du Mali et les artistes ivoiriens Mawa Traoré, Yah Diabaté, Sana Koné et Hadja Kady. Différentes nationalités et compétences contribuent ainsi à une saine émulation pour un meilleur développement des artistes qui vivent de leur art.

Quelle est la spécificité de Abidjan World Music festival ?
En ce festival, se trouve regroupé un certain nombre de choses. La détection de talents, la récompense des artistes déjà confirmés et des rencontres professionnelles. L’année prochaine, il y aura le volet formation. Ce qui nous semble très important. En dehors des scènes in que sont la finale de ‘’Génération Avenir’’, les Poro Awards et le concert de clôture avec Salif Kéita. Il y aura deux scènes off gratuites. Une dans l’esplanade de la cour du Palais de la culture et l’autre dans le Jardin du Canal au bois de Treichville. C’est une sorte de scène libre pour les artistes qui va satisfaire ceux qui n’ont pas les moyens de voir les Poro Awards ou le concert de Salif Kéita.
Les résultats qui sont attendus, vont permettre une meilleure visibilité du palais de la culture, contribuer au repositionnement de la Côte d’Ivoire en tant que plaque tournante de la musique en Afrique de l’Ouest car beaucoup d’artistes africains sont partis de la Côte d’Ivoire. Salif Kéita, Mory Kanté, Manu Dibango, Koffi Olomidé, Angélique Kidjo, etc. De tels événements à dimension internationale sont la preuve que la paix est de retour.

Qu’en est-il de la réhabilitation totale des salles de spectacles du Palais de la culture?
La Chine qui a signé un protocole d’accord avec la Côte d’Ivoire financera la réhabilitation dans son ensemble. Une convention sera signée. D’ici à la fin de l’année, la réhabilitation se fera. Mais, nous n’avons pas attendu tout cela car nous avons ouvert les salles Christian Lattier et Anoumabo et réhabilité les toilettes. Nous réhabilitons, selon nos possibilités, la salle François Lougah qui, logiquement, en début du mois de mai, devrait être fonctionnelle. En attendant que les Chinois remettent tout à neuf (les chaises, la climatisation centrale, etc.), nous avons équipé tous les bureaux, le centre de ressources, l’Oiseau Livre, nous essayons de jouer notre rôle.

Christian Lattier qui est une salle dédiée aux artistes-peintres fait aujourd’hui office de salle de spectacles. A-t-elle changé d’attribution ?
Les expositions s’y font. Nous y avons lancé la saison théâtrale ; des mariages s’y font également. C’est une salle multifonctionnelle même si elle est plus appropriée aux arts plastiques pour les expositions. La fonctionnalité n’est pas unique.

Quelle est la garantie que vous donnez au vainqueur de ‘’Génération Avenir’’ pour ne pas que les promesses (single + suivi managérial) du concours soient non tenues ?
Une équipe managériale sera mise en place que je superviserai pour que ceux qui sont le fruit de ‘’Génération Avenir’’ connaissent un début de carrière promoteur. Je prends cet engagement. C’est le suivi qui fait la différence avec les concours traditionnels. Le plus important n’est pas de rentrer en studio et de chanter, c’est la gestion de la carrière. Il faut trouver des producteurs, avoir un carnet d’adresses suffisamment étoffé pour faire en sorte que l’artiste puisse être connu au-delà de la Côte d’Ivoire. La musique n’est pas un jeu d’enfants, c’est une affaire de professionnel. Nous allons faire en sorte que ce ne soit pas un concours de plus. On les accompagnera convenablement pour qu’ils connaissent un début de carrière promoteur.

Une remarque, depuis votre nomination, vous semblez accorder un point d’honneur à la musique. Le Palais de la culture version Koné Dodo a-t-il fait le choix de la seule mise en valeur de ce secteur au détriment des autres activités ?
Pas du tout. La musique a plus d’écho. Nous avons été associés au Siapa (Ndlr ; Salon international des arts plastiques d’Abidjan) que le ministère de la Culture et de la Francophonie a organisé. Pareil pour Clap Ivoire ! Nous avons fait la rentrée théâtrale. Il y a eu deux à trois représentations théâtrales. Maï la Bombe est en train de préparer une pièce de théâtre à laquelle nous sommes partenaires. D’autres pièces vont suivre. Le théâtre ne connait plus d’engouement depuis quelques années. Nous réfléchissons de façon méthodique avec mon équipe pour voir comment lui redonner ses lettres de noblesses. Il y aura une série d’expositions. Nous allons vers les inspections de différents établissements pour qu’ils viennent voir des pièces de théâtre. Les mercredi et vendredi sont consacrés aux enfants qui viennent voir des pièces de théâtre ou des spectacles d’humour. Il n’y a pas que la musique ! Nous nous intéressons à tous les aspects des arts et de la culture. C’est la mission que nous a confiée le ministère de la Culture et de la Francophonie. Le Palais de la culture a repris ses droits et agit dans tous les domaines.

Réalisé par Koné Saydoo

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