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Rafles et arrestations arbitraires à Abidjan : Quand le pouvoir fait fuir les investisseurs
Publié le lundi 14 mai 2012   |  Le Temps




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La capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, vit de grands moments de terreur. Depuis bientôt une semaine, le pouvoir de Dramane Ouattara s’est lancé dans une chasse aux évadés de la Maca. La commune de Yopougon a été ciblée en premier lieu par les autorités. Les Frci impliquées en grand nombre dans cette traque des prisonniers, agissent avec un zèle démesuré la nuit tombée, dans cette commune accusée maladroitement par le régime actuel de base arrière de «mercenaires et miliciens». Au-delà de cet abus de pouvoir, et ces maladresses, ce sont les investisseurs étrangers qui sont le plus en danger. Ceux-ci se rendent compte que la capitale économique ivoirienne ne donne pas encore des signes rassurants pour la sécurité de leurs investissements. Ils sont surpris par les tâtonnements du pouvoir en place dans cette affaire de prisonniers évadés. Avant l’épisode de la Maca, les Ivoiriens et les investisseurs nationaux comme étrangers ont assisté la peur dans l’âme, à l’évasion spectaculaire de prisonniers à Korhogo, Katiola, Dimbokro, Agboville. Ce sont plus de 200 criminels de grand chemin qui se sont évaporés dans la nature. Très peu sont les prisonniers qui ont été repris et remis en cellule. Les autres qui sont encore libres, menacent la vie des populations et les activités des opérateurs économiques. Il ne faut pas être surpris que dans les jours à venir, l’on assiste à des séries de braquages, de vols à mains armées, de prises d’otage, d’attaques de domiciles etc. Tout simplement parce que les ministères en charge de la sécurité des prisons, ont fait preuve de légèreté dans la gestion de celles-ci. Pis, des informations dignes de foi en provenance de Danané font état de ce que des prisonniers se seraient évadés de la prison de cette ville. Depuis ces évasions, la ville d’Abidjan est dans la psychose totale, de jour comme de nuit. Il y a donné de voir des Frci lourdement armées, parader dans les quartiers en grand nombre. Ce triste spectacle que le pouvoir offre aux investisseurs et aux Ivoiriens, risque d’enfoncer le pays dans un gouffre économique. Les partenaires au développement, ne vont pas se permettre d’injecter de grosses sommes d’argent dans un climat d’insécurité totale. Face à laquelle, les autorités se montrent totalement impuissantes et désemparées. La preuve, le dimanche 11 mai dernier dans la commune d’Abobo, les habitants du quartier «Derrière rails», ont passé un sale quart d’heure. Ils ont été la cible de bandits et criminels. Ceux-ci ont tailladé à la machette et au couteau, en pleine journée, tous les passants qui se sont aventurés sur leur chemin. Non sans les dépouiller de tous leurs biens. Voilà, la conséquence directe d’une gestion approximative d’une situation aussi délicate que celle des évasions répétées. Au moment où l’opinion nationale et internationale s’attendait à des sanctions plus fortes et vigoureuses, le pouvoir d’Abidjan s’est contenté de sanctionner deux pauvres petits régisseurs des prisons d’Agboville et d’Abidjan. Une décision qui n’est pas du tout appréciée par les investisseurs et autres partenaires au développement de la Côte d’Ivoire, selon des sources. Ces derniers se disant déçus de voir que ce sont des seconds couteaux qui ont été sanctionnés. En moins de deux de mois, une série de 6 évasions se produit dans un pays encore à la peine. Ce sont malheureusement, les citoyens lambda et les investisseurs qui paient le lourd tribut. Car, ils sont exposés à toutes sortes d’agression de la part de ces bandits qui rodent dans la cité. Encore une faiblesse pour l’économie ivoirienne qui se cherche toujours.

Fabrice Tété

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