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Politique Publié le samedi 2 juin 2012 | Notre Voie

Avant le 18 juin, Danielle Boni Claverie : «Gbagbo est l’interlocuteur central de la réconciliation»

© Notre Voie Par DR
Crise Post-électorale : La Confédération des femmes Laïques en conférence
Jeudi 13 janvier 2011 - Conseil Economique et social : La Confédération des Femmes Laïques pour la réhabilitation de l`image de la femme a tenu une conférence relative à la crise post-électorale en présence du Ministre Danielle Boni Claverie et de Maitre Boga Sako.
Pour n’avoir pas commis ni encouragé aucun crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo doit être acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi). C’est la position de l’ex-ministre, Danielle Boni Claverie, présidente de l’Urd. «Nous avons été atterrés lors du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à La Haye. Maintenant qu’il n’est plus dépendant des juridictions ivoiriennes, nous nous tournons vers l’Onu et la Cpi pour réclamer une justice impartiale, la même pour tous. Nous sommes tendus vers la date du 18 juin avec l’espoir qu’aucune charge ne pourra être retenue contre lui. L’Urd et l’Apn ont toujours milité pour sa libération. Sa place n’est pas à la Cpi», a-t-elle soutenu dans une interview accordée hier au quotidien l’Expression. Cette conviction est partagée par le secrétaire général de l’Urd, Henri Niava, qui a confié au quotidien gouvernemental, Fraternité Matin: «Nous allons profiter de la posture accidentelle et malheureuse qui est la sienne aujourd’hui pour faire entendre la vérité». Mme Boni-Claverie précise que Laurent Gbagbo est «l’interlocuteur central de la réconciliation». Aussi selon elle sa détention bloque-t-elle la Côte d’Ivoire, qui, aujourd’hui, a besoin de se relancer pour tourner la page de la crise. Concernant le processus de réconciliation, l’ex-ministre du gouvernement Aké N’Gbo a crié sa déception par rapport à l’attitude du pouvoir Ouattara, qui estime-t-elle, ne fait rien pour faire avancer les choses. A cet égard, Mme Danièle Boni-Claverie a souligné qu’aucun des engagements pris au conclave de Grand-Bassam n’a été respecté. « La fracture qui nous divise est profonde après une crise de plus d’une décennie et une crise postélectorale dévastatrice. Chaque camp doit y mettre du sien mais il revient au gouvernement de donner l’impulsion nécessaire, l’élan décisif pour que ce processus s’enclenche véritablement. Nous avions pensé que Grand-Bassam était le point de départ d’une nouvelle donne, mais je dois avouer qu’actuellement nous sommes inquiets. Le geste que nous attendions n’est pas venu. Aucune libération de prisonniers n’est intervenue, aucun mandat d’arrêts n’a été annulé. Au contraire, de nouvelles inculpations sont prononcées et le calendrier des audiences judiciaires s’étend maintenant jusqu’à fin octobre», a-t-elle regretté.

César Ebrokié
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