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Art et Culture Publié le samedi 2 juin 2012 | Le Patriote

Burida/Ouverture des bureaux urbains : Le gros de défi de Mme Vieira

« Depuis qu’elle est au Burida, les choses ont beaucoup changé. Vraiment, on ne peut gâter son nom. Elle travaille bien ». Cette confidence d’un agent du Burida, résume, avec une pointe d’enthousiasme, les efforts de Mme Irène Vieira pour redresser le bureau ivoirien du droit d’auteur. C’est que cette magistrate de formation s’emploie, depuis sa nomination à la tête du Burida en septembre 2011, à redresser cette structure, qui croule sous le poids d’une dette abyssale. Sa dernière trouvaille, l’ouverture de cinq bureaux urbains à Abidjan, précisément à Cocody, Yopougon, Abobo, Marcory et Port-Bouët. Le pari semble, de toute évidence, risqué. Bien plus, Mme Vieira fait preuve d’audace là ou le gestionnaire ordinaire aurait joué à fond la carte de la prudence. Face à la situation financière difficile du Burida, elle a préféré, au lieu d’alléger le personnel, de le redéployer dans ces bureaux. Le défi est donc immense. Car, l’objectif de cette décentralisation, comme elle l’a si bien expliqué, jeudi dernier à l’hôtel Pullman au Plateau, est d’accroître l’assiette de perception, donc les recettes du burida. « Leur mission dans une première phase sera d’instruire les demandes d’autorisation visant à l’exploitation des ?uvres, de percevoir les droits, de faire le suivi des encaissements, voire recourir à de poursuites judiciaires pour recouvrer », a précisé le directeur du Burida. Dans une seconde phase, ces bureaux aux équipements modernes offriront aux sociétaires du Burida, certains services liés à la documentation de leurs ?uvres, voire à la perception de leurs droits, sans qu’ils n’aient besoin de faire le déplacement jusqu’au siège de la société à Cocody-Les Deux Plateaux. Naturellement, leurs activités seront supervisées par la Direction de la perception et contrôlé par les services compétents du Burida. Avec cette politique de proximité, le Burida fait une « descente dans l’arène », avec la volonté de rapprocher tout son répertoire (national et international) des consommateurs d’art, qui ont ainsi l’occasion de l’utiliser dans la légalité. Après avoir ouvert des antennes à Bouaké, Yamoussoukro, Daloa et San-Pedro, le Burida renforce ainsi sa présence à Abidjan. Le pari est grand, d’autant que cette opération va coûter aux caisses déjà exsangues du Burida, la coquette somme de 12 millions de FCFA. Mais, pour sauver le Burida, ce challenge vaut la peine d’être tenté …
Y.Sangaré
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