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Politique Publié le jeudi 14 juin 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Frontière ivoiro-libérienne/Après l’offensive de la coalition FRCI-ONUCI - Taï en situation d’urgence humanitaire

© L’intelligent d’Abidjan Par ©CICR/S. Barthélémy
Crise humanitaire: la Croix-Rouge en aide aux victimes des violences intercommunautaires
Photo: Quartier de Kokoman, Duékoué, Côte d`Ivoire. Une femme emmène des biens de première nécessité lors d`une distribution par le CICR
48h après l’offensive contre ‘’le nouveau commando invisible’’, la ville de Taï, située à 36 km de Sioblohoua, village où a eu lieu des combats, ne désemplit pas. Le Maire Désiré Gnonkonté s’est prononcé sur la situation humanitaire qui prévaut. «Avec l’attaque qu’il y a eue dans le sud de Taï, toutes les populations ont fui pour se réfugier en ville. Ce matin (NDLR, Hier matin) on comptait près de 8000 personnes à la mairie. Il y a certes certains déplacés qui ont regagné des familles présentes ici, mais la majorité est à la mairie», a fait savoir Désiré Gnonkonté. Pour lui, cette situation fait de sa ville, une zone en urgence humanitaire: «Il y a un problème sanitaire qui se pose déjà, à côté du problème de vivres. La mairie fait ce qu’elle peut mais nous sommes débordés, pratiquement émoussés. Pour une petite mairie comme la nôtre, c’est difficile de prendre tout ce monde en charge. Dans les jours à venir, il nous serait difficile de nourrir tout ce monde». Même si Désiré Gnonkonté n’a pas franchi le pas pour lancer expressément un SOS à l’endroit des autorités, l’appel à l’assistance transparaît clairement dans sa réaction. «J’avoue qu’il y a certaines ONG qui nous viennent en aide pour permettre aux gens de dormir en donnant des bâches, des nattes. Ce sont ces actions spontanées que nous combinons pour parer à l’urgence». Quid de la situation sanitaire à l’hôpital de Guiglo ? A ce sujet, Dezailly Joseph, adjoint au maire de Taï, estime qu’il n’y a pas le feu en la demeure. «C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de personnes qui sont venues à l’hôpital. Les cas graves ont été évacués sur Guiglo. Ceux qui avaient eu des traumatismes dus à la peur, ont été soulagés. La situation à l’hôpital ne semble pas trop alarmante». Aux dernières nouvelles, alors que nous mettions sous presse, au moins 2000 personnes auraient trouvé refuge dans des familles d’accueil. Mais la mairie reste l’auberge privilégiée des déplacés des villages situés dans le périmètre des affrontements.
K. Hyacinthe
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