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Politique Publié le dimanche 15 juillet 2012 | AIP

Le chef de l’ONUCI présentera mercredi le 30è rapport du SG de l’ONU

© AIP Par DR
Audiences du chef de l`Etat : le patron de l`Onuci, Bert Koenders chez le Président Alassane Ouattara
Mercredi 4 juillet 2012. Abidjan. Palais présidentiel, au Plateau. Le chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara reçoit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Côte d`Ivoire, M. Bert Koenders
Abidjan - Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Albert Koenders, présentera mercredi devant le Conseil de sécurité le 30e rapport du Secrétaire général sur la situation en Côte d’Ivoire.

Quatre points feront essentiellement l’objet de discussions. Il s’agira, selon une note d’information de la mission dont l’AIP a reçu copie, de la question de dialogue entre le pouvoir actuel et son opposition, de la situation des droits de l’homme, de la situation sécuritaire à l’ouest du pays, de la réforme du secteur de sécurité (RSS) et du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Selon M. Koenders, si les progrès d’ensemble que le pays a accomplis et les mesures que le gouvernement a prises en vue de garantir la stabilité, la réconciliation et le relèvement économique de la Côte d’Ivoire doivent être encouragés, il est nécessaire, pour tous les acteurs ivoiriens, de renforcer la poursuite du dialogue politique qui demeure, selon lui, la pierre angulaire du processus d’un état républicain.

Le chef de l’ONUCI demande donc au gouvernement de continuer à s’employer à garantir un dialogue politique authentique et une réconciliation à tous les niveaux et d’offrir un espace politique à l’opposition, tout en appelant, en revanche, les partis de l’opposition à jouer un rôle constructif et à contribuer à bâtir un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire.

Le rapport du Secrétaire général des Nations unies engage, conformément aux rapports et témoignages crédibles faisant état de violations de ces droits et de faits illicites commis par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ou des groupes associés à ces derniers, les autorités à redoubler d’efforts pour prévenir de tels abus et combattre l’impunité en traduisant tous les auteurs en justice, quel que soit leur statut ou leur appartenance politique.

"Toutes les personnes arrêtées et détenues doivent être immédiatement informées des motifs de leur arrestation et jouir de leur droit à une procédure juste et équitable", met également en exergue le rapport du Représentant spécial au niveau des droits de l’homme.

Quant à la situation dans l’ouest du pays, notamment le long de la frontière ivoiro-libérienne, le rapport constate avec inquiétude que l’instabilité persiste et que la situation sécuritaire ne cesse de s’y dégrader.

"Les tensions entre les services de sécurité et la population, le réarmement et le recrutement présumés d’ex-combattants ivoiriens et libériens, les violentes attaques perpétrées contre les villages frontaliers, avec leur lot de morts et de blessés, provoquent des destructions et des déplacements de population, et demeurent de grandes sources de préoccupation", souligne M. Bert Koenders qui estime qu’il appartient aux gouvernements ivoirien et libérien de protéger la population civile, de promouvoir la réconciliation et d’assurer la sécurité.

Par ailleurs, des mesures doivent être prises par les deux pays pour identifier les fauteurs de troubles et placer les auteurs de violences devant leurs responsabilités, propose le chef de l’ONUCI.

En ce qui concerne le RSS et le DDR, le rapport souligne la nécessité de la mise en place d’une réforme efficace du secteur de la sécurité et d’activités de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans les deux pays, essentielle pour appuyer les efforts de stabilisation.

Selon le rapport, la Côte d’Ivoire doit s’attaquer d’urgence aux causes profondes du conflit et promouvoir la réconciliation en adoptant des mesures concrètes à l’échelle nationale, tout en privilégiant le renforcement de l’Etat de droit et le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans l’ouest du pays.


"Les atteintes répétées à la sécurité perpétrées par des éléments armés, la récente multiplication des attaques commises par des individus et des groupes armés et des cas signalés de recrutement et de réarmement des ex-combattants mettent en relief la nécessité de prendre d’urgence des mesures concrètes de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR)", recommandent MM. Ban Ki-moon et Bert Koenders dans ce 30è rapport qui sera présenté mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York.
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