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La CPI rejette la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo
Publié le jeudi 19 juillet 2012   |  AFP


Justice:
© Autre presse
Justice: Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale
Photo: M. Laurent Koudou Gbagbo lors de l’audience de comparution initiale devant la CPI le 5 décembre 2011


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La demande de mise en liberté provisoire de
l'ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, soupçonné de crimes contre
l'humanité et écroué à La Haye, a été rejetée par la Cour pénale
internationale (CPI), a-t-on appris jeudi auprès de celle-ci.

"Le juge unique rejette la requête de la défense demandant la mise en
liberté provisoire", a indiqué la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi dans une
ordonnance publiée jeudi sur le site internet de la Cour.

La défense avait déposé le 1er mai une requête demandant la libération de
Laurent Gbagbo, 67 ans, assurant notamment que cela lui permettrait de
"récupérer physiquement et moralement, ce qui lui permettra d'être en forme
pour participer à la procédure judiciaire".

La défense affirmait également que M. Gbagbo, écroué à La Haye depuis
novembre 2011, n'avait pas les moyens financiers de prendre la fuite, ses
avoirs ayant été gelés.

Ces arguments ont été réfutés par la juge qui a estimé notamment que la
gravité des charges de crimes contre l'humanité dont est soupçonné M. Gbagbo
et la durée de la peine de prison encourue sont "une incitation à la fuite".

Il existe en Côte d'Ivoire "un réseau important et bien organisé de
supporteurs politiques de M. Gbagbo", qui a également des "contacts
politiques" à l'étranger", souligne par ailleurs la juge.

Ce réseau de soutien a réussi à ce que plus de 140.000 appels téléphoniques
soient adressés à la Cour sur une courte période en décembre 2011",
précise-t-elle.

"Le risque existe que M. Gbagbo utilise les moyens que son réseau de
soutien pourrait lui fournir pour prendre la fuite", estime la juge.
Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo est soupçonné par la
CPI d'être "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité commis pendant les
violences post-électorales de 2010-2011.

Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l'actuel président Alassane
Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.
L'audience de confirmation des charges pesant contre l'ancien président
ivoirien, préalable à la tenue d'un éventuel procès, débutera le 13 août.
mlm/sba

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