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Société Publié le jeudi 26 juillet 2012 | Notre Voie

Destruction du Village Rasta de Vridi : Tiken Jah révolté contre le régime Ouattara

© Notre Voie Par DR
Opération un concert-une école : Tiken Jah offre un bâtiment au groupe scolaire Biafra.
Cérémonie de remise officielle du bâtiment du groupe scolaire Biafra de Treichville après l`opération Un concert-Une école le lundi 25 octobre 2010 à Abidjan.
On le connaît, depuis toujours, comme défenseur fanatique de la cause Ouattara. Tiken Jah n’est pourtant pas content aujourd’hui du geste hautement inhumain que vient de poser le pouvoir que le président du Rdr détient désormais en détruisant le Village Rasta de Vridi (commune de Port-Bouët), un lieu par excellence touristique, le mercredi 11 juillet 2012. Le reggaeman l’a fait savoir dans une interview qu’il a accordée au quotidien «L’Expression ».
En effet, dans l’édition n°889 du mardi 24 juillet 2012 de ce journal d’obédience Ouattara, Tiken Jah déverse sa déception vis-à-vis du régime Ouattara qu’il croyait faire le bonheur de tous les Ivoiriens et des communautés africaines : «Les rastas sont d’abord des frères. Le Village Rasta était devenu un village touristique (…). Tous les Occidentaux proches du ghetto se retrouvaient dans ce village. Le village était composé de Dioula, Bété, Baoulé, de toutes les ethnies de Côte d’Ivoire et de certaines nationalités africaines. J’ai rencontré dans ce village des Ghanéens, Nigériens, Burkinabé, de Bété, etc. (…). J’ai été choqué lorsque j’ai appris la destruction de ce village. Des gens y habitaient déjà et leurs enfants allaient à l’école à côté. Les Ivoiriens peuvent faire un tour là-bas ; ils verront que ces gens-là vivent sous la pluie avec leurs enfants. Cela est inacceptable».

L’artiste, qui a fait don de la somme d’1 million aux sacrifiés de ce village dès qu’il a appris la démolition de leur seul lieu d’habitation et de création, ne cache pas sa compassion à la profonde douleur des 132 familles, dont 53 rastas et 79 non rastas. « Un million, ce n’est pas suffisant, c’est clair. Mais le jour où la communauté a été chassée du site, ils étaient sous la pluie. Je pense que ce que j’ai donné a dû représenter plusieurs millions pour le règlement des premiers problèmes. J’ai également des amis qui sont allés faire dons d’eau minérale, de riz, d’huile... Ce que je peux faire encore est de rester à leurs côtés, à l’écoute», se lamente Tiken Jah.

Pour lui, l’occasion était belle pour rafraichir la mémoire au gouvernement ivoirien en évoquant la destruction d’un tel site à Kingston, capitale de la Jamaïque. Tiken Jah a, en effet, soutenu que la révolution du reggae au pays de Bob Marley a commencé lorsqu’un site similaire y a été jugé nuisible. «Il faut que les autorités ivoiriennes le sachent. Il existait un Village rasta en Jamaïque qui était dirigé par un chef rasta qui s’appelait Bob Gong. C’est d’ailleurs son nom que Bob Marley va porter plus tard. Quand ce village a été détruit, les rastas ont été dispersés. Cela a fait d’eux des opprimés et, tout de suite, on l’a senti dans leurs chansons», prévient l’artiste, avant de tenter de raisonner les nouveaux dirigeants ivoiriens qui décidément n’entendent plus rien voir en face : «Il serait bon aujourd’hui de trouver une solution pour recaser ces artistes. Afin que ce Village rasta puisse continuer à exister».

Pas mal comme élan de solidarité de la part d’un homme qui prétend être un adepte de la philosophie rasta. Mais, comme il en a l’habitude quand il s’agissait de l’ancien régime Gbagbo auquel il vouait une haine viscérale, Tiken Jah doit maintenant saisir les micros de ses caisses de résonnance, pour dénoncer ce brigandage que cautionne l’Etat qui n’a aucune pitié de ses enfants. En tout cas, le descendant des Fakoly est en train de découvrir le vrai visage d’Alassane Ouattara.


On le connaît, depuis toujours, comme défenseur fanatique de la cause Ouattara. Tiken Jah n’est pourtant pas content aujourd’hui du geste hautement inhumain que vient de poser le pouvoir que le président du Rdr détient désormais en détruisant le Village Rasta de Vridi (commune de Port-Bouët), un lieu par excellence touristique, le mercredi 11 juillet 2012. Le reggaeman l’a fait savoir dans une interview qu’il a accordée au quotidien «L’Expression ».
En effet, dans l’édition n°889 du mardi 24 juillet 2012 de ce journal d’obédience Ouattara, Tiken Jah déverse sa déception vis-à-vis du régime Ouattara qu’il croyait faire le bonheur de tous les Ivoiriens et des communautés africaines : «Les rastas sont d’abord des frères. Le Village Rasta était devenu un village touristique (…). Tous les Occidentaux proches du ghetto se retrouvaient dans ce village. Le village était composé de Dioula, Bété, Baoulé, de toutes les ethnies de Côte d’Ivoire et de certaines nationalités africaines. J’ai rencontré dans ce village des Ghanéens, Nigériens, Burkinabé, de Bété, etc. (…). J’ai été choqué lorsque j’ai appris la destruction de ce village. Des gens y habitaient déjà et leurs enfants allaient à l’école à côté. Les Ivoiriens peuvent faire un tour là-bas ; ils verront que ces gens-là vivent sous la pluie avec leurs enfants. Cela est inacceptable».

L’artiste, qui a fait don de la somme d’1 million aux sacrifiés de ce village dès qu’il a appris la démolition de leur seul lieu d’habitation et de création, ne cache pas sa compassion à la profonde douleur des 132 familles, dont 53 rastas et 79 non rastas. « Un million, ce n’est pas suffisant, c’est clair. Mais le jour où la communauté a été chassée du site, ils étaient sous la pluie. Je pense que ce que j’ai donné a dû représenter plusieurs millions pour le règlement des premiers problèmes. J’ai également des amis qui sont allés faire dons d’eau minérale, de riz, d’huile... Ce que je peux faire encore est de rester à leurs côtés, à l’écoute», se lamente Tiken Jah.

Pour lui, l’occasion était belle pour rafraichir la mémoire au gouvernement ivoirien en évoquant la destruction d’un tel site à Kingston, capitale de la Jamaïque. Tiken Jah a, en effet, soutenu que la révolution du reggae au pays de Bob Marley a commencé lorsqu’un site similaire y a été jugé nuisible. «Il faut que les autorités ivoiriennes le sachent. Il existait un Village rasta en Jamaïque qui était dirigé par un chef rasta qui s’appelait Bob Gong. C’est d’ailleurs son nom que Bob Marley va porter plus tard. Quand ce village a été détruit, les rastas ont été dispersés. Cela a fait d’eux des opprimés et, tout de suite, on l’a senti dans leurs chansons», prévient l’artiste, avant de tenter de raisonner les nouveaux dirigeants ivoiriens qui décidément n’entendent plus rien voir en face : «Il serait bon aujourd’hui de trouver une solution pour recaser ces artistes. Afin que ce Village rasta puisse continuer à exister».

Pas mal comme élan de solidarité de la part d’un homme qui prétend être un adepte de la philosophie rasta. Mais, comme il en a l’habitude quand il s’agissait de l’ancien régime Gbagbo auquel il vouait une haine viscérale, Tiken Jah doit maintenant saisir les micros de ses caisses de résonnance, pour dénoncer ce brigandage que cautionne l’Etat qui n’a aucune pitié de ses enfants. En tout cas, le descendant des Fakoly est en train de découvrir le vrai visage d’Alassane Ouattara.

Marcellin Boguy
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