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L'elephant Déchaîné N° 078 du

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Bonne gouvernance en Côte d’Ivoire : De Bictogo à Bacongo, Ouattara pris entre les «Go»
Publié le vendredi 10 aout 2012  |  L'elephant Déchaîné


Coopération
© Abidjan.net par Serge T
Coopération économique: les ministres Bictogo, Banzio et Dosso au lancement du Programme d`appui au commerce et à l`intégration régionale (PACIR)
Mercredi 2 novembre 2011. Abidjan, salle de conférence du ministère des Affaires étrangères au Plateau. Le ministre de l`Intégration africaine, Adama Bictogo (photo) ouvre en présence de ses pairs du Commerce, Dagobert Banzio, et de l`Industrie, Dosso Moussa, l`atelier de lancement du Programme d`appui au commerce et à l`intégration régionale (PACIR), en présence des partenaires de l`Union européenne, du FMI, de la Banque mondiale, de l`Onudi, etc. Le programme qui porte sur un montant de 16 millions d`Euros doit être exécuté sur 36 mois


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A peine l’encre du décret débarquant Adama Bictogo de son ministère de l’Intégration africaine a fini de sécher, que Ouattara en signe un autre pour couper la tête de Méité Adama, le directeur des finances et du patrimoine du ministère de l’Enseignement supérieur. Ministère dans lequel sévit un certain Cissé Bacongo. Le malheureux a été immolé sur l’autel de la bonne gouvernance pour des «problèmes de gouvernance constatés lors des travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan», comme c’est écrit dans le décret signé le 2 août 2012. Et le chef de l’Etat a confié l’enquête liée à cette affaire, au Premier ministre, lequel a refilé le bébé à l’Inspection générale d’Etat. De son côté, le ministre Cissé Bacongo vers qui les yeux se sont immédiatement tournés dès que la nouvelle du limogeage de son collaborateur est tombée, a profité d’un entretien avec Rfi le lundi 6 août 2012 pour se laver les mains et accuser Méité Adama d’avoir posé des actes sans son autorisation. On est prié de le féliciter. Sauf qu’un tel empressement dans les accusations, comme d’habitude, a le défaut d’attirer encore plus les regards. Si le seul coupable est Méité Adama, on se demande bien pourquoi alors le président juge nécessaire d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités. Et on se demande aussi pourquoi le juriste Cissé Bacongo, à qui on ne peut rien apprendre sur la notion de présomption d’innocence, a cru bon aller au-delà, sur une radio internationale, de ce qui est mentionné dans le décret présidentiel. Cela ne fait qu’en rajouter aux soupçons qui pèsent sur lui. Parce que, lorsque des travaux initialement budgétisés à 47 milliards passent d’abord de 47 milliards à 67 milliards avant d’atteindre 100 milliards, il est difficile d’imaginer un seul instant que le ministre n’en a jamais rien su. Qu’a-t-il fait pour que ce qui apparaît aujourd’hui comme une monstrueuse surfacturation n’arrive pas ? Méité Adama agissait-il en électron libre dans le ministère de Cissé Bacongo ? L’enquête permettra sans doute de répondre à ces interrogations. Et Cissé Bacongo aurait aussi beaucoup gagné à attendre les résultats de cette enquête avant de se « blanchir ». Parce que, entre Bictogo qui se fait virer du gouvernement pour avoir oublié de reverser le trop perçu d’une transaction et Cissé Bacongo qui se fait retirer son « DAAF » pour des « problèmes de gouvernance », le chef de l’Etat pourrait prononcer le « go out » pour Bacongo.

Alex Kassy.

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