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Politique Publié le mardi 28 août 2012 | Nord-Sud

Cdt Dramane Traoré, chef du bataillon de sécurisation du Guémon : «Mon plan pour régler le cas Amadé Ouérémi»

Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le chef du bataillon de sécurisation de la région du Guémon, le commandant Dramane Traoré, dévoile ses priorités de la mission qui lui a été confiée.


La région du Guémon, précisément Duékoué, est fréquemment le théâtre d’affrontements et d’attaques depuis quelque temps. Quelles sont vos priorités ?
Ma priorité, c’est d’abord assurer la sécurité des populations, lutter contre le grand banditisme (braqueurs et coupeurs de route), rechercher et neutraliser tout élément subversif et puis être à mesure d’appuyer les autres groupements.

C’est d’un bataillon dont vous disposez ou c’est un appui que vous apportez, avec vos éléments, à l’ancien bataillon de sécurisation de l’Ouest ?
C’est d’un bataillon dont je dispose. Il y a l’ancien bataillon de la sécurisation de l’Ouest qui existe toujours. Mais c’est le commandement d’une partie de ce bataillon qui m’a été confié, c’est-à-dire que mon secteur de compétence part de Bangolo, Duékoué, Zagné, Guiglo, Bloléquin. Et Guessabo, Guédiéouson au sud et Kouibly…

On fait état de la présence d’un chef milicien du nom d’Ouérémi qui terroriserait tout le monde dans la région, notamment dans la forêt du Mont Péko. Quelles sont les dispositions que vous comptez prendre pour régler le problème qu’il pose en termes de sécurité ?
Ouérémi existe bel et bien dans la forêt du Mont Péko. Tout le monde est plus ou moins au courant de son existence, mais au moment opportun, quand les ordres seront donnés, je pense qu’Ouérémi ne peut pas se mettre contre un Etat. Nous allons d’abord procéder par le dialogue. Maintenant, si le dialogue n’aboutit pas, que les chefs nous donnent l’autorisation, nous allons passer à l’offensive. Mais je pense qu’on ne va pas en arriver là, nous sommes dans un pays de dialogue et il faut respecter les institutions du pays.

Est-ce à dire que vous avez déjà engagé le dialogue avec lui ?
Effectivement, j’ai eu à discuter déjà avec Ouérémi, puisque le Mont Péko fait partie de ma zone de compétence. Je pense que lui et moi allons trouver une issue favorable à cette situation.

Un grand ratissage a été annoncé au Mont Péko. Est-ce à dire que ça n’aura pas lieu si Ouérémi accepte de discuter ?
Effectivement s’il accepte la voie du dialogue, il n’y aura pas de ratissage. Il faut économiser les vies humaines. Nous allons procéder par le dialogue d’abord.

Est-ce à dire que c’est lui seul qui règne en maître dans la forêt ?
Oui, à ce que je sache, c’est Ourémi seul qui règne là-bas. C’est une forêt classée et c’est lui seul qui s’y trouve avec certains de ses hommes.

Avez-vous pris les dispositions nécessaires pour ne pas vous faire surprendre par ceux qui s’en prennent aux Frci ces temps-ci ?
Toutes les dispositions sont prises dans chaque bataillon. Malheureusement, ce sont des coups qui arrivent. Sinon que ce soit au bataillon d’Akouédo, je ne pense pas que le chef de corps ait permis que cela arrive chez lui là-bas. Mais, ce sont des gens qui viennent nuitamment pour attaquer. Toutes les dispositions sont prises pour ne pas qu’on soit surpris, mais les gens sont ce qu’ils sont, ils procèdent par ruse. Ils viennent souvent en véhicule et tirent sur le corridor en s’en allant. Vous voyez que ce n’est pas un combat qui est engagé avec des gens qui tiennent une position. Donc, c’est ce qui complique la situation. Sinon toutes les dispositions sont prises à chaque niveau, dans chaque bataillon.

La confiance règne-t-elle totalement au sein de votre bataillon ?
Oui, entre nos éléments, il y a la confiance qui règne. Je ne pense pas qu’un élément des Frci peut se mettre en complicité avec ce groupe qui attaque, pour s’en prendre à ses propres frères d’armes. Il n’y a pas de problème, il y a la cohésion, il y a l’harmonie.

N’y a-t-il pas un sentiment d’hostilité à votre égard ?
Non, ça fait pratiquement 10 jours que je suis à Duékoué, je n’ai pas encore senti cela. Et, je profite pour dire que les populations de Duékoué peuvent se tranquilliser. Que ce soit à Duékoué, à Guiglo, à Bloléquin, à Bangolo, à Kouibly, à Guessabo, elles peuvent se tranquilliser parce que l’Etat nous met en mission pour leur sécurité. Et nous travaillons pour ces populations-là. Ce sont elles qui sont les propriétaires des lieux. Nous, nous venons en mission et nous comptons sur elles pour bien accomplir la mission que l’Etat a voulu nous confier.


Entretien réalisé au téléphone par Marc Dossa
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