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Nord-Sud N° 2157 du 6/9/2012

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Ouattara Aboubakar, député de Sandégué : «La déstabilisation du pays ne passera pas par le Zanzan»
Publié le jeudi 6 septembre 2012  |  Nord-Sud




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En marge de la première rencontre préparatoire de la prochaine visite du président Alassane Ouattara dans le Zanzan, le député de Sandégué, Ouattara Aboubakar, s’est prononcé sur la situation sécuritaire dans le district.


Que vous inspire la prochaine visite dans le Zanzan du président de la République ?
Cette visite suscite beaucoup d’espoir. Désormais, les élus et des cadres des régions de Gontougo et du Bounkani sont unanimes sur la nécessité d’être unis pour développer nos régions. Le Zanzan a besoin de la visite du président de la République pour amorcer son développement. En effet, toutes nos routes sont en état de dégradation avancée. Il faut que le chef de l’Etat arrive avec des solutions pour le Zanzan. Car, l’attente des populations est grande.

Quelles sont réellement les attentes des populations ?
Les plus prioritaires sont nos routes. D’abord pour atteindre le Zanzan, il y a le tronçon Agnibilékrou-Abengourou. Lorsque vous atteignez la ville de Tanda, il est difficile de rallier par la route Sandégué qui est un chef-lieu de département. A partir de Bondoukou, il n’y a plus de route pour vous rendre à Assuéfry ou Transua, également chef-lieu de département. Même la grande voie qui mène à Bouna, bitumée, il y a plus de dix ans, est aujourd’hui dégradée. De Bouna, vous ne pouvez pas vous rendre à Doropo, ni à Téhini et à Nassian. L’état actuel de nos routes constitue pour nous un handicap sérieux. En termes d’infrastructures économiques, le Zanzan est à la traîne des autres régions du pays. Nous enregistrons un déficit important d’électricité. Les coupures de courant sont intempestives. Ce qui entrave le programme d’électrification de nos villages. Les projets d’installation d’usines d’anacarde ne peuvent donc pas se réaliser. Nos dispensaires n’existent que de nom. A tout cela, il y a l’éducation qui a perdu une jambe dans le Zanzan. Nous avons à ce jour des grandes localités qui ne disposent pas d’écoles. Où il en existe, il n’y a pas d’enseignants. Cette visite va permettre au président de la République de s’imprégner de toutes ces réalités. Même si le chef de l’Etat effectue sa tournée en avion, les problèmes du Zanzan l’attendront où il atterrira.

Les élections locales pointent à l’horizon et des candidats se signalent déjà. Le Rassemblement des républicains (Rdr) a-t-il un candidat pour les élections régionales dans le Gontougo ?
Nous serons présents à toutes les élections locales à venir. Le Rdr ira à ces élections pour la simple raison que nous sommes majoritaires. Nous ne pouvons pas être majoritaires et refuser d’être présents devant l’histoire. Nous avons travaillé depuis 1994 jusqu’aujourd’hui pour implanter partout le Rdr. La seule façon pour tous nos militants décédés de se sentir bien dans leurs tombes est de savoir que le Rdr a écrasé ses adversaires. Nous ne dévoilons pas nos intentions. Plus question pour le Rdr de jouer les seconds rôles dans le Zanzan. Désormais, nous prenons notre destin en mains. Nous connaissons les problèmes de nos populations. Nous avons des solutions pour nos régions. La liste de nos candidats est déjà prête, nous allons la dévoiler bientôt.

Quelles sont vos dispositions face aux velléités d’attaques dans le Zanzan ?
Je demande aux populations de rester sereines. Le pays est dirigé. Ces violences que nous constatons sont des frémissements, des soubresauts sans conséquences majeures. Ce que nous déplorons, ce sont les morts d’hommes que nous enregistrons. Une chose est certaine. La déstabilisation de la Côte d’Ivoire ne passera pas par le Zanzan. Il est vrai que nous faisons frontière avec le Ghana où résident tous ceux qui ne veulent pas la paix en Côte d’Ivoire. Mais, ils ne pourront rien contre le pays. Nos comités de vigilance veillent au grain. Tous ceux qui s’aviseront à fomenter une attaque contre la Côte d’Ivoire seront immédiatement mis aux arrêts. Je me réjouis de la parfaite collaboration entre les policiers, gendarmes et militaires sur le terrain. J’invite les populations à dénoncer aux autorités compétentes toute personne suspecte proférant des propos qui menacent la sécurité nationale.

Interview réalisée par Jean Michel Ouattara à Bondoukou

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