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Necrologie Publié le jeudi 4 octobre 2012 | Nord-Sud

Décès de cheick Gaoussou Ouattara hier - Le baobab s’est couché

La famille du président de la République, Alassane Ouattara, est en deuil. Les Ivoiriens aussi. Le patriarche cheick Gaoussou Ouattara est décédé hier.

Le soufi l’a dit, si l’ange de la mort avait le choix, il y a des personnes qu’il n’emporterait pas. Mais il obéit à l’ordre divin. Qui lui a commandé hier de prendre l’âme de cheick Gaoussou Ouattara, l’aîné du président de la République. Selon des proches de la famille, c’est aux environs de 11 heures que le baobab de Kong s’est couché à la Pisam. A 92 ans révolus le mois dernier. Après un an en France pour des soins, il a passé quelques semaines en février de cette année en clinique à Abidjan. Le temps a finalement eu raison de lui. Le patriarche laisse derrière lui trois types d’héritiers. Tous inconsolables. Ceux liés à lui par la région ou l’ethnie, ceux qui se reconnaissent en lui par l’idéologie politique et enfin les personnes qui s’abreuvent à la même source spirituelle que lui. Le titre «cheick» qui a fini par se confondre à son nom est au fait l’expression de son rang dans le soufisme. Selon des personnes qui connaissent cette facette de l’homme, il était membre de la voie spirituelle islamique appelée la tidjaniya. Les chapelets qu’il arborait à chacune de ses sorties au cou et au poignet étaient l’expression externe de cet engagement pour tuer son ego afin de faire un avec le Créateur. Soufi, mais aussi homme politique, Gaoussou Ouattara l’était. Député-maire de Kong, la famille du Rassemblement des républicains (Rdr) retient de lui celui qui a implanté ce parti dans la région du Zanzan. Il était, révèle un responsable de la direction de la case verte joint hier, un compagnon de première heure de Djéni Kobina, premier secrétaire général et membre-fondateur du Rdr. Notre interlocuteur se souvient d’un monsieur qui avait une sainte horreur de l’injustice. Ce qui explique, à l’en croire, sa prise de position sans ambiguïté pour dire non au déni de citoyenneté dont étaient victimes son frère cadet et des milliers d’Ivoiriens. Le cadre du Rdr rappelle qu’aussi bien au Parlement où il était vice-président que dans les cercles du Forum des rois et chefs traditionnels, il n’a jamais manqué de s’opposer à la guerre de la nationalité que certains menaient contre une partie de la Côte d’Ivoire. Le soufi, le combattant de la liberté, le gardien de la tradition part laissant un royaume, celui de Kong, meurtri par la douleur. Mais ses élèves savent que le royaume de l’au-delà est meilleur. C’est lui qui le leur a enseigné. Ne pleurez donc plus !

Bamba K. Inza
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