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Économie Publié le vendredi 5 octobre 2012 | Le Patriote

Fixation du prix du cacao à 725FCFA/KG : Quand Ouattara fait mieux que Gbagbo

© Le Patriote
La Côte d`Ivoire reprend ses exportations de cacao
Les producteurs ivoiriens sont heureux avec l’annonce du prix minimum garanti du kilogramme de cacao, fixé à 725 FCFA. Mercredi dernier, à l’auditorium de la Caistab, lors du lancement officiel de la campagne café-cacao 2012-2013, ils ont marqué leur satisfaction. Interrogés à la fin de la cérémonie, Kouassi kouamé Bernard (Pca de la coopérative de Gabiadji), Kouadio Kouassi (Pca de l’Union des coopératives de Gagnoa), Tano Albert (Producteur à Abengourou), Obel Blandé Dona (Pca de l’Union des coopératives de l’ouest), pour ne citer que ceux-là, ont tous salué l’avènement du prix du kilogramme du cacao fixé à 725FCFA/KG pour la présente campagne. Remerciant au passage le chef de l’Etat pour les efforts consentis à l’endroit des producteurs. Et ces paysans n’ont pas tort car le président Ouattara vient là de tenir une promesse de campagne. En effet, il avait dit qu’il consentirait 60% du prix Caf aux producteurs et que le paysan ne sera plus celui à qui on réserve le prix résiduel. Le président de la république a donc décidé de réorienter la richesse car ce qui se faisait sous l’ancien régime ne pouvait nullement enrichir le producteur. Le ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a révélé que pour le président Ouattara, ‘‘ce n’était pas moralement acceptable et économiquement justifiable’’ de donner un prix indicatif, qui était résiduel. Sous l’administration Ouattara, c’est désormais celui qui crée la richesse qui en bénéficie. Mieux, ce prix est le reflet du marché et est un prix minimum garanti non négociable. Cela n’a rien à voir avec les prix sous l’ancien régime. En effet, à cette période, l’on parlait de prix indicatif. Et quand le kilogramme du cacao était fixé à 1000 Fcfa, il était acheté à 300 FCFA, 400 FCFA, 500 FCFA ou rarement à 600 FCFA pour un prix annoncé de 1000 FCFA/KG. Cette fois-ci, ce ne sera plus le cas car c’est un prix minimum garanti et tout achat en dessous du prix de 725 FCFA/KG est formellement interdit. «Aujourd’hui, quand l’on se réfère à ce qui se passait l’année dernière, l’on voit aisément que le prix a été majoré de 25 à 30%.», a expliqué le ministre de l’Agriculture. Ainsi, vaut mieux avoir un prix de 725 FCFA et qui est effectivement payé au lieu d’un prix de 1000 FCFA qui finalement, revient à 300 FCFA. Pour ce prix de cette année, le président de la République a même accepté, pour satisfaire les producteurs, de renoncer à certaines taxes, faisant perdre 45 milliards de FCFA à l’Etat au niveau de la fiscalité et de la parafiscalité. En effet, dans la nouvelle reforme, 60% du prix Caf devait revenir aux producteurs et 40% à la fiscalité-parafiscalité et autres frais d’approche. Cela se décline en 22% au niveau de la première composante et 18% au niveau de la seconde. Mais pour permettre un prix rémunérateur aux paysans, Ouattara a décidé de réduire la part de l’Etat qui est passé de 22 à 18%. Ainsi, avec ce prix minimum garanti (obligatoire), différent du prix indicatif (facultatif) pratiqué sous Laurent Gbagbo, les producteurs vont sans coup férir renouer avec la richesse. Surtout que des dispositions sont prises pour le respect scrupuleux de ce prix, au risque de se voir emprisonner, retirer son agrément ou expulser du pays.
Jean Eric ADINGRA
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