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Le Nouveau Réveil N° 3218 du 18/10/2012

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Le père de la Nation aurait eu 107 ans, aujourd’hui : Félix Houphouët-Boigny : Le (ré)père
Publié le jeudi 18 octobre 2012  |  Le Nouveau Réveil




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Le président Félix Houphouët Boigny que les Ivoiriens appelaient affectueusement le Vieux adoptait, de ce fait, la posture de père de la nation qui lui allait parfaitement comme un gant et qui lui donnait une hauteur qui contrastait avec sa frêle allure physique. Les Ivoiriens qui, à la recherche de répère pour rebâtir le pays qu’ils se sont attaché, méticuleusement, à détruire, veulent se souvenir de lui, à l’occasion de l’anniversaire supposé de sa naissance, doivent avoir à l’esprit que Félix Houphouët Boigny, qui est entré dans l’éternité en s’installant dans la légende, était avant tout un symbole vivant, porteur d’un message qui a fait de lui un prophète au sens initial du terme. C’est donc à dessein qu’il répétait, inlassablement, alors que ses forces physiques l’abandonnaient afin que son humanité se laisse envahir par la divinité, « Dieu est Amour ». Ce disciple, sur le tard de Jean, l’Evangéliste, accomplissait ainsi la dernière étape de sa destinée prophétique.
L’homme Houphouët a eu ses moments de faiblesse profonde. Incompris comme tous les porteurs d’un message qui transcende l’humain, il a connu des traversées du désert et d’autres épreuves qui ont révélé ses faibles d’être de chair. Mais il n’a pas été abandonné à l’humiliation parce qu’il devait servir de modèle pour que s’accomplisse l’oracle d’une Côte d’Ivoire, pays de l’espérance promise à l’humanité et de la vraie fraternité.
En effet, mis dans la balance, les torts qu’on peut lui reprocher ne peuvent pas prendre le dessus face à la grandeur de son œuvre au service de ses frères et sœurs. Certes, il n’a pas su se retirer de l’action politique. Mais au regard de son œuvre, peut-on le lui reprocher d’autant plus qu’il a eu la sagesse d’indiquer à tous, clairement, les moyens d’éviter l’aventure ? Comme Gramsci, il savait que le débat sur le fond permet d’éviter le déchirement des personnes. Car il importe toujours de gagner la bataille des idées avant la victoire à l’élection. Il a, par conséquent, en invitant les Ivoiriens à l’union sacrée, recommandé de bâtir la gouvernance dans un esprit d’équipe consolidé par un leadership d’équité.
Après ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire et duquel nous peinons à sortir, tout le monde comprend maintenant pourquoi il était resté dans l’histoire. «Il parlait si volontiers du passé. L’avenir l’ayant beaucoup déçu» dit le poète.
Houphouët plus grand mort que vivant, c’est la grande leçon de la vie de celui dont le nom se confond toujours avec celui de son pays qu’il a façonné de son génie politique que le Général de Gaulle pourtant si avare en éloge a célébré dans l’un des tomes de ses mémoires d’espoir.
Amas d’épithètes, mauvaises louanges, ce sont les faits qui louent, disait La Bruyère. L’œuvre multidimensionnelle d’Houphouët ne souffre aucune comparaison. Elle est solide parce que bâtie sur un socle spirituel et non sur des richesses matérielles qui continuent pourtant d’éblouir ses successeurs, contempteurs sans génie ou idolâtres opportunistes. Le meilleur hommage qu’on puisse rendre au grand homme qui est parti, c’est de s’inspirer de son œuvre pour faire mieux que lui, dans l’humilité qui est la marque des grands hommes. Houphouët est inimitable. Et puis, de toute façon, un lion qui imite un autre lion est un singe. Il convient maintenant d’inventer une autre voie à partir du repère et non de s’accrocher à son nom comme un enfant provocateur tient frileusement le pagne de sa mère face au danger qu’il a provoqué. Houphouët ne reviendra plus pour nous sauver. Mais les leçons que nous donne sa vie peuvent servir d’aiguillons pour sauver la Côte d’Ivoire des appétits voraces et dévastateurs qui sont à l’œuvre dans un pays qui a tout pour satisfaire des hommes normaux.
GUY PIERRE NOUAMA

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