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Politique Publié le mardi 30 octobre 2012 | Le Patriote

Cour pénale internationale - Gbagbo devant les juges aujourd’hui

© Le Patriote
La Haye : Laurent Gbagbo comparaît en direct a la CPI
Lundi 5 décembre 2011. La Haye, CPI (Pays-Bas)
La passe de deux. C’est ainsi que l’on peut qualifier la deuxième comparution de Laurent Gbagbo devant les juges de La Haye, aujourd’hui. Après la Chambre d’appel, les avocats de l’ex-chef de l’Etat seront devant la Chambre préliminaire ce matin. Il s’agit cette fois pour la Cour pénale internationale d’évaluer après 120 jours de détention, si l’ancien président de la République peut continuer à être maintenu en prison à La Haye. Mais là encore, il serait hasardeux et dangereux de se faire des illusions sur une prétendue libération de celui qui est accusé de crimes contre l’humanité en tant coauteur indirect des atrocités qui ont eu lieu dans la crise postélectorale et au cours de laquelle plus de 3000 personnes ont perdu la vie. Car l’audience d’aujourd’hui répond plus à un souci de respect de la procédure comme l’exige le Traité de Rome, qu’à une volonté de traiter l’affaire dans le fond. Il ne serait donc pas surprenant que la Cour pénale internationale décide du maintien en prison de Laurent Gbagbo sur qui pèsent de lourdes charges. La décision rendue par la Chambre d’appel le vendredi 26 octobre n’est qu’un avant-goût de celle qui sera certainement rendue par la Cour ce mardi 30 octobre. Jusqu’ici, les juges de La Haye n’ont fait que répondre point par point aux requêtes de la Défense. Dans le souci de respecter les droits de la Défense. Mais l’audience de ce matin est imposée par la Statut de Rome qui exige que tous les 120 jours la Cour se réunisse pour plancher sur le maintien ou non en détention d’un inculpé. Il est donc clair qu’il serait difficile pour la Cour, qui n’a même pas encore confirmé ou infirmé les charges retenues contre Laurent Gbagbo, d’ordonner la libération de l’ancien président . Ou encore décider si l’ex-chef d’Etat est apte ou non à tenir à la barre jusqu’à la fin de son procès. L’un mis dans l’autre, il est donc quasi-certain que les partisans de Laurent Gbagbo, qui rêvent d’une liberté provisoire de leur champion, risquent d’essuyer une autre douche froide aujourd’hui. Mais le rêve est toujours permis.
JCC
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