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Politique Publié le vendredi 2 novembre 2012 | Nord-Sud

Dialogue républicain: Le FPI se cache pour négocier avec Ouattara

© Nord-Sud Par FN
Pré-concertations pour la relance du dialogue politique: Charles Konan Banny a reçu les leaders des partis politiques
Mardi 4 septembre 2012. Abidjan. Le président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation, Charles Konan Banny reçoit les leaders du RDR, du PDCI, du FPI et de l`UDPCI dans le cadre d`une initiative pour relancer le dialogue politique
Le Front populaire ivoirien a un pied dans la salle du dialogue républicain et un autre pied dehors. Une politique qui pourrait lui rapporter gros.


Officiellement, le Front populaire ivoirien (Fpi) n’est pas partie prenante au Cadre permanent de dialogue. Selon un communiqué de la direction de ce parti, il «endosse la posture d’observateur à ce conclave au cours duquel il a demandé et obtenu du Premier ministre ivoirien (Jeannot Ahoussou, ndlr) un dialogue direct avec le pouvoir». Miaka Ouretto, président intérimaire et les siens parlent ainsi du dialogue républicain, initié par le gouvernement et dont la phase initiale s’est déroulée en deux temps à Grand Bassam. C’était les 27 et 28 avril, quand Sébastien Dano Djédjé, secrétaire national chargé des relations politiques a effectivement joué les «observateurs» à ce conclave de la cité balnéaire. Depuis lors, les frontistes appliquent la politique de la chaise vide autour de la table de discussions.
Mais qui participe à ces débats en réalité ?
Primo, parmi les partisans de l’ancien président, figure Marthe Amon Agoh. L’ancienne 1ère vice-présidente de l’Assemblée nationale ne porte pas la caquette estampillée Fpi. C’est l’argument qu’opposerait son parti à quiconque l’étiquèterait comme frontiste parmi les interlocuteurs du gouvernement. Dans les calculs de l’ancien parti au pouvoir, elle participe au ‘’dialogue républicain‘’ en sa qualité de secrétaire générale du Congrès national de la résistance et la démocratie (Cnrd). Un conglomérat de partis et mouvements satellites du Fpi fondé par l’ex-chef d’Etat. On ne dira pas que Marthe Amon Agoh ne rend pas des comptes à sa famille politique après avoir participé à une rencontre avec le gouvernement. Sinon pourquoi le pouvoir ramène-t-il le parti déchu au cadre «exclusif» de dialogue permanent ?
Secundo, outre les discussions de la primature, d’autres cadres s’offrent aux acteurs du ‘’dialogue républicain‘’. C’est par exemple, des retrouvailles à l’occasion de séminaires comme celui organisé par le National democratic institute (Ndi). L’‘’observateur‘’ Fpi s’est fait représenter à ces travaux par l’ancienne députée de Port-Bouët, Bamba Massany. Celle-ci a signé la loi 2004-494 portant financement des partis politiques qui a servi de document de base pour l’harmonisation des vues des partis de l’opposition. Difficile de dire que le Fpi n’est pas membre du Cadre permanent du dialogue alors qu’il est actif aux prémices de ce rendez-vous, qui n’est autre que la courroie de transmission des propositions de l’opposition au gouvernement. Ainsi, les signataires attendent que l’avant-projet de loi en question soit discuté d’abord en Conseil des ministres et soumis ensuite au Parlement. Le Fpi, observateur, cracherait-il sur les dividendes de cette loi, si elle était adoptée ? Il faut en douter, puisqu’il dit «attendre le reliquat» de l’exécution de ladite mesure appliquée sous Laurent Gbagbo.
Tertio, s’il fallait s’arrêter là, les revendications des frontistes sont portées par la Ligue des mouvements pour le progrès (Lmp). L’équilibre ou la recomposition de la Commission électorale indépendante (Cei), la libération des prisonniers proches de l’ancien régime, le retour des exilés, le dégel des avoirs... Ce sont là les principales revendications du Fpi que ses alliés, au sein du Cnrd et membres de la Lmp, discutent sans être des porte-parole du parti à la rose. Forcément, s’il y a des améliorations à ces points sus-cités, la formation politique que dirige Sylvain Miaka Ouretto aura fait d’une pierre plusieurs coups, sans être acteur à visage découvert du Cadre permanent de dialogue.


Bidi Ignace
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