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Le Mandat N° 938 du 10/11/2012

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Interview / Eugénie Yapo Bié, porte-parole des femmes actionnaires de la SAPHIC : “Nous exigeons 16 à 20 milliards FCFA ou rien
Publié le samedi 10 novembre 2012  |  Le Mandat




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Pourquoi nous avons suspendu notre marche
Que le décret autorisant la privatisation du CAI d’Anguédédou soit appliqué”

Le conflit relatif à la privatisation de l’ex-SAPH d’Enguédédou connaitra sûrement dans les jours à venir une fin heureuse. Au regard de l’implication des plus hautes autorités de l’Etat. En l’occurrence, le Premier Ministre Jeannot Ahoussou. Récemment, les femmes actionnaires ont donné de la voix, notamment à travers leur porte-parole, ces braves dames crient leur misère et surtout demandent à l’Etat de régler au plus vite ce litige, qui n’a que trop duré.

Vous n’avez pas pu marcher le 11 septembre dernier sur la Primature, comme prévu, a-t-on constaté. Pourquoi ? La marche a-t-elle été autorisée ?

Effectivement, cette marche n’a pas pu avoir lieu parce que le Premier Ministre, Ahoussou Jeannot, soucieux du bien-être de ses parents planteurs, nous a invités à la table de négociation. Il a laissé le soin à son Directeur de cabinet Pierre Narcisse N’DRI Kouadio, qui a enjoint à son tour le DG de l’Economie Sain Oguié, à l’effet de régler dans les meilleurs délais cette affaire qui dure depuis 16 ans. Sain Oguié nous a donc reçus le 10 Septembre dernier, à la veille de cette marche et nous a rassurés que l’Etat mettra tout en œuvre pour mettre fin à ce conflit. Il faut aussi noter que le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a bel et bien autorisé cette marche parce qu’il a su, après examen des revendications, qu’il y avait certainement une injustice à corriger dans cette affaire qui dure depuis 16 ans.

On a appris récemment que la Police économique a aussi été saisie. La police vous a-t-elle entendu ? Qu’en est-il de Joseph Bilé ?

La Primature a saisi la police économique et la SAPHIC a été entendue. Nous avons été informés que Biley a également été entendu plusieurs fois puisque c’est lui qui a fait du faux.

Que reprochez-vous à Biley et combien la TRCI vous doit exactement ?

Les planteurs sont très en colère contre lui, parce que, sur la base de la confiance, ils l’ont envoyé à SINGAPOUR pour y chercher un partenaire comme l’exigeait l’Etat de Côte d’Ivoire en assurant son transport et son séjour à hauteur de 5 millions FCFA. Il est revenu de là-bas avec le groupe GMG INVESTMENT, signant des contrats léonins avec ce groupe sur nos dos et leur a vendu les intérêts des nationaux que nous sommes, en violation du décret N° 95-377 portant privatisation du CAI d’Anguédédou. En plus, cela fait 16 ans que nous ne participons pas aux AG. Pis, nous n’avons jamais reçu de dividendes de la TRCI. Comment pouvons-nous être d’accord avec lui. Il est égoïste et inhumain. En ce qui concerne le montant exact que TRCI doit à la SAPHIC, il faut un audit de cette structure. Mais, tout le monde sait que l’hévéa rapporte beaucoup d’argent et il ne faut pas oublier que l’Etat a laissé 1415 ha d’hévéa. Pour nous les femmes, 16 à 20 milliards ou rien. C’est ce que TRCI doit à la SAPHIC. Car, nous avons 48% dans le capital. Nous souhaitons que l’audit de la TRCI soit fait dans la transparence pour ne pas créer d’autres problèmes.

Que pensez-vous de Gabriel Yacé ?

C’est le sauveur des planteurs. Sans lui, Biley et ses complices allaient liquider la SAPHIC. L’affaire serait étouffée. Gabriel Yacé a joué le rôle que le groupe GMG notre partenaire selon la convention de privatisation devrait jouer. Au lieu de nous aider, ce groupe nous a volés puisqu’il s’est fait complice de Biley. Toute la Côte d’Ivoire doit savoir que c’est parce que Gabriel Yacé a refusé d’entrer dans les magouilles que Biley et ses soutiens le combattent. Gabriel Yacé est honnête, c’est un homme bien. Nous attendons le dénouement de ce conflit pour lui rendre hommage.

On a appris que les parts de la SAPHIC dans le capital de la TRCI sont passées de 48% à 8% aujourd’hui. Que s’est-il passé ? Pourquoi Biley seul a 29% devant l’Etat, qui a 20% ?

Je ne sais pas par quelle magie. Non seulement on ne perçoit pas de dividendes, mais notre niveau de participation a aussi diminué et a atteint aujourd’hui 8%. C’est un délit d’unité. Un véritable crime économique. Biley, n’a pas la crainte de Dieu. Aujourd’hui, il va payer pour tout ce qu’il a fait. S’il a pu faire tout cela, c’est parce qu’il y a des complices au ministère de l’Economie et des Finances. Sinon, ce n’est pas possible. Que le Président de la République, connu pour sa rigueur, et qui a initié la politique de privatisation, punisse tous les coupables. Nous félicitons le Premier Ministre pour avoir déjà saisi la Police économique. C’est un homme intègre et droit. La privatisation de la CAI d’Anguédédou est dénommée ‘’ cadeau de la privatisation’’. Elle devrait profiter aux planteurs et non à Biley et ses soutiens.

Avez-vous espoir que ce problème sera définitivement réglé ?

Nous exigeons que le décret N° 95-377 du 30 Mars 1995 autorisant la privatisation du CAI d’Anguédédou soit appliqué. Nous comptons sur le Président de la République et son Premier Ministre. Nous avons confiance au gouvernement qui a déjà réglé le cas de HEVEGO et puis de PALMAFRIQUE la semaine dernière. Maintenant, pourquoi pas le cas de la SAPHIC qui a vu mourir plus de 240 sur 422 planteurs. J’appelle donc tous les planteurs de la SAPHIC en particulier les femmes à rester débout jusqu’au triomphe de la vérité.

Benjamin Soro

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