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L'Inter N° 4339 du 19/11/2012

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De la nécessite de mettre balle à terre...
Publié le lundi 19 novembre 2012  |  L'Inter


Beijing
© Présidence par DR
Beijing : le Président Alassane Ouattara a rencontré la communauté ivoirienne de Chine
Vendredi 20 juillet 2012. Beijing (Chine). Le Président Alassane Ouattara a rencontré la communauté ivoirienne de Chine


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Depuis le mercredi dernier, la Côte d’Ivoire est entrée dans une autre crise politique avec la dissolution prononcée du gouvernement du Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio par le président de la République. Depuis cette date, le gouvernement constitué essentiellement de partis de la coalition du RHDP n’existe plus. Selon certaines sources, le président Henri Konan Bédié, ‘’ainé’’ du président Alassane Ouattara, n’a pas été associé, ni informé par son ‘’cadet’’ de son projet de dissolution du gouvernement, dont le Premier ministre est quand même issu de ses rangs. Le leader du vieux parti aurait, semble-t-il, piqué une colère noire ayant pris la mouche de ce qui prend les allures d’une ‘’humiliation’’ de la part de son cadet. Celui qui s’était retiré sur ses terres natales de Daoukro après quelque temps passé à Abidjan, a dû revenir dare-dare vendredi dernier sur les bords de lagune ébrié face à l’urgence de la situation. Juste au même moment où le Chef de l’Etat prenait son vol pour sa visite d’Etat en Italie et au Vatican auprès du Pape Benoit XVI. Même si dès sa descente d’avion, le samedi dernier en provenance d’Italie, le président de la République a annoncé les couleurs en insistant sur la reprise des tractations avec ses alliés du RHDP pour la formation dans un délai très bref d’un nouveau gouvernement, n’empêche que les signaux que cette coalition envoie à l’opinion ne sont pas très positifs. Premièrement, parce que le RDR, parti majoritaire au pouvoir, ne desserre pas son étau autour de ses alliés, dont leurs députés ‘’frondeurs’’ sont officiellement à la base de cette crise grave entre Houphouëtistes. Son SG par intérim, le ministre Amadou Soumahoro, maintient la pression haute, ce qui ne semble pas être très apprécié des autres. Dans le même laps de temps, malgré les récriminations du pouvoir et du RDR, leurs alliés du PDCI-RDA et de l’UDPCI, en l’occurrence leurs parlementaires, ne font pas non plus amende honorable. Les piques se multiplient, chacun estimant être dans son bon droit et sûr de faire prévaloir les meilleurs arguments. Ajouté à cela, le silence gênant, pour ne pas dire dérangeant du président Bédié, et le malaise est là. C’est vrai que l’homme n’est pas coutumier des paroles outrancières ou des prises de positions excessives, même s’il nous a plus habitués à ses silences bruyants. Mais en pareille circonstance, il aurait été bénéfique pour tout le monde que le président du PDCI-RDA parle un peu pour calmer et rassurer. Et ce, pour trois raisons. D’abord, en sa qualité de ‘’doyen d’âge’’ et ‘’fils aîné’’ de la grande famille des Houphouëtistes. Celui que tout le monde regarde et qui rassemble. Sa stature de ‘’baobab’ protecteur fait que même son simple clignement d’yeux ou son moindre soupir d’approbation ou de désapprobation, est guetté. Bédié doit parler. Ensuite, en sa qualité d’ancien député et d’ancien président du Parlement pendant 13 ans, il connaît les rouages, leviers et autres mécanismes de cette Institution. Bédié peut servir de médiateur dans cette ‘’crise parlementaire’’. Enfin, en sa qualité d’ancien président de la République et ancien Chef de l’Etat, il connaît mieux que quiconque les aspérités de cette fonction et aime d’ailleurs à les rappeler. Les Houphouëtistes ont en charge le destin d’un pays fragile, qui sort de près de 10 ans de guerre civile et de 4 mois d’une crise postélectorale sans nom avec 3000 morts à la clef, des milliers de blessés et invalides, des milliers d’exilés et de déplacés et des conséquences sociopolitiques que jusqu’à ce jour on n’arrive pas à gérer efficacement. Il est nécessaire pour eux de calmer le jeu et de se faire des concessions entre alliés d’abord, et entre héritiers du même père, ensuite. Même si on se bat en ce moment pour les femmes….
Editorial signé JMK AHOUSSOU (ah

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