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Projet de loi sur le mariage : les guides religieux d’Agboville désapprouvent
Publié le lundi 19 novembre 2012  |  AIP




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Agboville - Le nouveau projet de loi sur le mariage qui octroie la cogestion du foyer aux deux conjoints a été rejetée aussi bien par l’imam central de la grande mosquée, le pasteur de l’église méthodiste unie d’Agboville, ainsi que le prêtre catholique qui y voit néanmoins une possible cohabitation, a apprit vendredi l’AIP.

« L’Islam n’a jamais autorisée et n’autorisera jamais la femme à cogérer le foyer avec l’homme », a affirmé d’emblée El Hadj Ibrahim Diarra Khalil, imam central de la grande mosquée d’Agboville. « Sans aucune possibilité d’erreur, sachez que l’homme est et demeure le seul chef de famille », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la posture médiane que devrait adopter un leader religieux, l’imam Diarra a été formel : « un Imam doit prendre ses responsabilités afin de ne pas induire les fidèles en erreur », a-t-il martelé.

Le guide islamique s’est dit offusqué que l’on essaye de transposer toute la culture occidentale en Côte d’Ivoire. « Nous allons dénoncer ce qu’ils sont en train de manigancer », a-t-il averti, expliquant qu’avant le mariage, le futur mari doit se prononcer explicitement sur sa volonté à prendre en charge l’épouse, à la protéger et à subvenir à ses besoins.

Même en cas de démence constaté chez l’homme, c’est le frère du mari ou à défaut le fils majeur qui devient chef de famille et non l’épouse, a fait observer l’imam qui s’exprimait à la faveur d’un entretien mené séparément par l’AIP avec chacun des chefs religieux du département d’Agboville.

Tout en s’interrogeant sur l’enjeu de ce projet de loi, le pasteur Jean Mel de l’église méthodiste unie a réaffirmé que la Bible est formelle et qu’il n’y a aucune possibilité que la femme soit chef de famille. « Il n’y a aucune ambigüité sur ce point », assure le pasteur.

Selon lui, même en absence de l’homme, la femme assure mais ne devient pas chef de famille. « C’est à l’homme que Dieu a confié le foyer, mais pas aux deux », soutient pasteur Jean Mel. Il a précisé que c’est la parole de Dieu qui va perdurer et non l’orientation que veut en donner l’homme.

Après avoir réaffirmé la primauté de l’homme, le serviteur de Dieu a exhorté le mari à ne pas chercher à s’imposer à tout prix dans la vie du couple. « Il faut s’entendre, même si le mari demeure le chef de famille ».

Un prêtre catholique qui a préféré garder l’anonymat, a soutenu aussi que bibliquement l’homme est le chef de famille. Néanmoins, souligne-t-il, l’homme et la femme faisant un après le mariage, il n’y a pas d’inconvénient à ce que les époux soient conjointement responsables du foyer. « De toute façon, vous représentez le même corps et le même esprit et vous devez vivre en communion », ajoute le prélat.

Des députés ont voté en commission, un projet de loi modifiant la loi sur le mariage. L’article 58 qui permet à la femme d’être également est diversement apprécié en Côte d’Ivoire. L’article 58 ancien faisait de l’homme, l’unique chef de la famille.

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