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Le gouvernement ivoirien admet de possibles "dérapages" de l`armée
Publié le lundi 19 novembre 2012  |  AFP


Activités
© Présidence par DR
Activités gouvernementales: le Président Ouattara a présidé le Conseil des ministres de ce mercredi 24 octobre 2012
Mercredi 24 octobre 2012. Abidjan. Palais présidentiel du Plateau.


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ABIDJAN - Le gouvernement ivoirien a admis lundi que l`armée avait pu commettre des "dérapages" après une vague d`attaques en août et a promis d`ouvrir des enquêtes, après la publication d`un rapport de Human Rights Watch (HRW) évoquant des exactions "généralisées" de militaires.

Etant donné le "contexte sécuritaire" après les attaques et vu le "niveau
de formation en droits de l`Homme" au sein des Forces républicaines (FRCI,
armée), "il est possible qu`il y ait eu des dérapages", a déclaré à l`AFP le
ministre des Droits de l`Homme, Gnénéma Coulibaly.

"Nous allons mener les investigations nécessaires pour identifier les
personnes incriminées et vérifier ces allégations. Si elles sont avérées, nous
ferons en sorte que des suites judiciaires soient données", a-t-il indiqué,
jugeant digne de "crédit" le rapport de l`ONG de défense des droits de l`Homme.

"Nous n`avons rien à cacher ni personne à protéger", a insisté le ministre.

Dans un rapport publié lundi, HRW affirme que l`armée a commis des
atteintes "généralisées" aux droits de l`Homme, notamment des traitements
inhumains et parfois des actes de torture, et appelle le régime du président
Alassane Ouattara à tenir ses "promesses maintes fois répétées de mettre fin à
limpunité".

Le gouvernement avait vivement protesté mais promis d`ouvrir des enquêtes
après que l`ONG Amnesty International eut affirmé en octobre que "plus de 200
personnes", dont des partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo, avaient été
"arbitrairement détenues et torturées".

Le pouvoir ivoirien a été confronté entre août et octobre à une série
d`attaques souvent meurtrières contre les forces de sécurité, notamment à
Abidjan. Il les a attribuées à des fidèles de l`ex-chef de l`Etat, des
accusations jugées "crédibles" par HRW mais rejetées par le camp Gbagbo.
tmo/eak/lbx



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AFP
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