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Nord-Sud N° 2216 du 20/11/2012

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La solution, tuer le cumul
Publié le mercredi 21 novembre 2012  |  Nord-Sud




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Il y a de l’électricité dans l’air. La solution à toute cette tension (dont le pays gagnerait bien à se passer) réside visiblement dans la suppression du cumul de mandat. Comment comprendre qu’un individu déjà ministre, quoique c’est une fonction nominative, qui a été élu député prétende à la mairie ? Le bon sens ne l’accepte pas. C’est donc à raison que les adversaires des candidats au cumul qui revendiquent aussi leur droit de « manger » (parce que dans la plupart des cas c’est le but final, se servir au lieu de servir la population) crient à la gourmandise des seconds. Ces derniers ont un argument imparable : ils ne violent pas la loi. Soit ! Même si pour l’instant il s’agit plus d’éthique politique que de droit, cet argumentaire évoque la nécessité de légiférer sur la question. L’Assemblée nationale doit doter la Côte d’Ivoire d’un texte qui interdit clairement le cumul. Tout le monde y gagnerait. Même ceux qui ont l’appétit vorace et qui veulent occuper tous les postes électifs. Parce que la crispation qui naît à chaque veille d’élection n’est pas faite pour arranger le travail de l’adiministration. Aussi, les observateurs sont-ils d’accord dans leur grande majorité que les cumulards ne sont pas efficaces. C’est l’avis du président par intérim du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh), Me Yacouba Doumbia. «C’est une pratique qui est totalement inefficace dans la gestion, et plus particulièrement en Afrique où elle sert de passe-droit. Le bénéficiaire veut s’affubler de divers titres pour paraître l’homme le plus important de sa région ou de sa communauté. Les postes ne sont pas occupés pour servir l’intérêt général mais ils sont convoités pour se rendre incontournable », s’est-il exprimé dans le dossier paru dans Nord-Sud Quotidien du 14 novembre sur le sujet. Position partagée par le porte-parole principal du Rassemblement des républicains (Rdr), Joël N’guessan : « Le cumul pose problème, d’autant qu’on sait que la majorité de nos cumulards n’ont pas l’organisation nécessaire pour assumer pleinement l’ensemble des tâches. Mon souhait est que les gens admettent que quand ils ont un ou deux postes, cela est assez suffisant». Me Doumbia propose justement comme solution ce qui a été évoquée plus haut. « Il appartient au législateur, tenant compte de ce contexte africain-là où le titre n’a pas pour objectif de servir le peuple, de réglementer de sorte que ce cumul n’ait plus lieu», a confié le juriste. La balle est dans le camp du législateur.

Bamba K. Inza

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