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L'intelligent d'Abidjan N° 2695 du 22/11/2012

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Economie cacaoyère / Menace sur la production mondiale : Grande inquiétude des chocolatiers et consommateurs
Publié le jeudi 22 novembre 2012  |  L'intelligent d'Abidjan


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© Autre presse par DR
Photo d`illustration : Manutention et transport du cacao ivoirien.


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La Conférence mondiale sur le cacao qui se tient en terre ivoirienne n’a pas encore fini de livrer ses secrets. Chocolatiers, consommateurs et pays producteurs ont été sensibilisés sur les menaces apparentes qui peuvent affecter l’offre mondiale en fèves de cacao.

Comment faire pour que le chocolat ne devienne pas un produit de luxe et qu’il n’y ait pas de déclin dans le secteur de la cacaoculture ? Telle était l’inquiétude et la problématique soulevées par Marc Anga, directeur exécutif de l’ICCO (Organisation internationale du cacao), à l’ouverture de la conférence mondiale sur le cacao le mardi 20 novembre 2012. Conscients de cette menace réelle, les participants à la conférence d’Abidjan ont dans les différents exposés, développé des actions vigoureuses visant à combattre le mal à la racine. A titre illustratif, les menaces contre le secteur de l’économie cacaoyère ont pour nom : le vieillissement des vergers, ce qui contribue à réduire de façon considérable les rendements ; la pression des parasites ravageurs avec les maladies causant des pertes de récoltes allant de 30 à 40%. Pour seulement le Swollen shoot (ou maladie du cacao), la baisse de la production cacaoyère pourrait atteindre 20% de la production mondiale.

A ces facteurs s’ajoute le vieillissement des producteurs eux-mêmes qui ne disposent plus de force physique pour poursuivre l’activité de production. L’absence d’une politique de mécanisation de la production cacaoyère constitue une des menaces contre ce secteur, surtout qu’aucun jeune ne veut s’adonner à cette activité réputée pénible. Le changement climatique y est pour quelque chose dans certains cas comme en Côte d’Ivoire où l’absence de pluviométrie abondante a entraîné non seulement la baisse de la production, mais le jaunissement des feuilles des plants. Dans certaines régions, l’on tend vers un assèchement des plants et feuilles. C’est au regard de cette situation dramatique et menaçante pour le secteur que les différents panelistes ont opté pour une nouvelle approche de la cacaoculture pour une durabilité de l’économie du secteur. Pour certains, il faut mécaniser la méthode de production du cacao de sorte à alléger la pénibilité du travail, facteur devant inciter la jeunesse à s’intéresser à ce secteur, que de s’orienter vers des villes pour accroître le nombre de la population. En ce qui concerne la lutte contre les maladies et parasites, l’expérimentation de nouveaux plants à haut rendement qui résistent à ces risques naturels a été encouragée. Pour mener de tels projets, la mécanisation de la production ne saurait se faire sans un accompagnement financier. Car, à l’avenir, il faut pouvoir faire la transformation sur place pour donner une plus-value à l’économie cacaoyère et éviter d’exporter le cacao brut. Ce qui représente des pertes d’emplois, comme l’a indiqué Jean-Louis Ekra, président de Afrexibank, car ‘’exporter du cacao brut, c’est exporter des emplois’’. Ce qui ne profite pas aux pays d’origine de production de la fève de cacao.

Les actions déjà menées par le Conseil café-cacao
Mme Massandjé Touré-Litse, Directrice générale du Conseil du café-cacao de Côte d’Ivoire, intervenant hier matin sur la politique du gouvernement en matière de soutenabilité à l’économie cacaoyère, a fait le point des réformes.

Aux chocolatiers et représentants des pays consommateurs venus l’écouter, elle a réitéré la ferme conviction du gouvernement à créer les conditions de la durabilité de l’économie cacaoyère. Cette volonté, dira-t-elle, s’est traduite par l’aboutissement de la réforme dans la filière café/cacao dont un des leviers est de pouvoir reverser aux producteurs ce dont ils méritent. «Pour notre part, et afin d’encourager le producteur à poursuivre la culture du cacao, la réforme a pris les deux actes suivants : garantir au producteur un prix minimum par campagne correspondant à 60% du prix CAF, et contenir la fiscalité et la parafiscalité dans une proportion maximale de 22%, celle-ci étant de 18% pour la campagne en cours. Vu le poids du cacao dans notre économie et sa contribution au budget national, il s’agit là d’un sacrifice important consenti en faveur de la communauté cacaoyère», avait relevé le président Alassane Ouattara, le mardi, lors de sa conférence inaugurale. Ces efforts, selon Massandjé Touré-Litse, seront poursuivis.

Honoré Kouassi

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