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Le Patriote N° 3902 du 23/11/2012

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Ouattara, un techno-stratège
Publié le vendredi 23 novembre 2012  |  Le Patriote




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Le ciel ivoirien est bel et bien là où il à toujours été. C’est-à-dire, loin au-dessus de nos têtes ! Il ne nous est pas tombé dessus hier, comme le prévoyaient quelques oiseaux de mauvais augure ! Mieux, les nuages que ces sombres mages avaient cru y voir s’amonceler, en prélude à une tempête dévastatrice, semblent avoir fait place à un soleil plutôt radieux, qui présage des lendemains d’espoir pour la Côte d’Ivoire.
Le dernier gouvernement Ouattara, rendu public hier, en donne en tout cas le réel sentiment.
Considérablement réduit de 40 à 29 ministres, il a l’avantage – et bien des observateurs en conviennent – d’être le gouvernement qu’il faut à la place qu’il faut. Le gouvernement que les Ivoiriens attendaient depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir d’Etat, voilà bientôt deux ans. C’est-à-dire, un gouvernement sans fioritures, où chaque membre sait clairement ce qu’il a à faire et comment le faire dans les règles de l’art. Les uns pour l’avoir démontré à la pratique dans le précédent gouvernement, les autres pour être notoirement connus comme des spécialistes dans le département à eux confié. Un gouvernement pour ainsi dire de technocrates, qui, quoique d’ossature essentiellement RHDP, est loin d’être un conglomérat d’hommes et de femmes choisis pour contenter les partis membres de cette coalition politique.
L’indice le plus significatif de ce changement de cap, n’est-il pas le choix comme Premier ministre de Daniel Kablan Duncan ? Un homme que connaît bien Alassane Ouattara pour l’avoir nommé dans le premier gouvernement post-multipartite, comme son ministre délégué à l’Economie et aux Finances et à qui par la suite Henry Konan Bédié, alors successeur de Félix Houphouêt-Boigny, n’avait pas hésité à faire confiance en lui confiant la Primature au cours de ses six ans à la tête du pays. Un homme qui avait alors fait l’unanimité sur son ardeur au travail et sa connaissance des dossiers. En portant son choix sur lui, l’ancien Directeur général adjoint du FMI affiche bien des ambitions sans commune mesure avec d’éventuels calculs politiciens. Ouattara aurait voulu une équipe de « bosseurs » qu’il ne s’y serait pas pris autrement. La preuve de cette dynamique technocratique est bien là avec les nouvelles entrées ainsi que les « réajustements » opérés au niveau de certains ministères pour mettre chacun à la place où il peut être le plus efficace possible. L’essentiel étant la recherche de la performance et surtout, à terme, le bien-être du peuple. De ce point de vue, le chef de l’Etat passe un message on ne peut plus limpide à ses concitoyens : finie la gouvernance politique, place à celle qui privilégie l’intérêt du grand nombre, de la masse populaire. Du coup, on a bien l’impression avec cette équipe d’avoir opéré un saut dans le passé de l’ancien et unique Premier ministre d’Houphouët-Boigny, lorsque, en 1990, venu à la rescousse d’un pays au bord du gouffre, il avait mis en place un gouvernement de mission, un commando de volontaires, qui réussira, sous son impulsion, à remettre le pays sur les rails du développement.
L’autre performance à mettre à l’actif d’Alassane Ouattara, c’est cette qualité de man?uvrier, qui lui a permis de faire ce savant dosage ‘’technocratie-géopolitique’’, dont le résultat est cette représentation territoriale où presque toutes les régions de la Côte d’Ivoire sont « servies » en ministres, mais également les partis membres de l’alliance du RHDP, en dehors du MFA, sont suffisamment représentés. Résultat : là où certains avaient prédis un clash fratricide entre alliés RHDP, aucun grincement de dent n’est perceptible.
De là à croire que Ouattara, avec ce nouveau gouvernement et surtout l’esprit qu’il entend lui imprimer, est ce nouveau techno-stratège politique dont l’Afrique a besoin pour sortir ce continent du sous-développement, il n’y a qu’un pas.
KORE EMMANUEL

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