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Transua : « Nous méritons aussi l’appui de l’Etat de Côte d’Ivoire », déclare le président de la FEMUDESTRA
Publié le mercredi 28 novembre 2012  |  AIP


Alassane
© Présidence par DR
Alassane Ouattara dans le Zanzan: le meeting de Bouna
Mardi 27 novembre 2012. Bouna. Dans le cadre de sa visite d`Etat dans le Zanzan, le chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara est accueilli dans la ferveur à Bouna


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Transua, 28 nov (AIP) - Les populations de Transua qui s’estimaient lésées par le fait le Président de le République, Alassane Ouattara ne viendrait pas dans leur département, sont aujourd’hui honorées et heureux d’accueillir le chef de l’Etat qui a décidé de revoir son calendrier pour y être, jeudi, afin de communier avec le peuple Brong et de s’enquérir des réalités du terrain.

Dans une interview qu’il a accordée mardi à l’AIP, le président de la Fédération des mutuelles de développement des sous-préfectures de Transua (FEMUDESTRA), Kouadio Sey relate ce que les populations attendent du Président Alassane Ouattara et déclare que Transua mérite également l’appui de l’Etat de Côte d’Ivoire.

AIP : Monsieur le président de la Femudestra, Kouadio Sey, le Président de la République Alassane Ouattara vient enfin à Transua, après le cri de cœur des populations qui se sentaient lésées par le fait qu’il ne devait pas venir dans votre département. Quels sont vos sentiments ?

Kouadio Sey : C’est un sentiment de joie et nous sommes d’ailleurs très honorés que le Président de la République accepte de nous visiter. Et ce sentiment est aujourd’hui celui qui anime toute la population, parce qu’une visite d’Etat, ce n’est pas donné et si le Président accepte pour sa première sortie dans notre région de venir nous visiter, nous sommes très honorés et nous lui témoignons d’ailleurs notre gratitude pour cela.

AIP : Comment se déroule les préparatifs pour l’accueil du Président de la République ?

K.S. : Les préparatifs se passent bien. Nous les cadres, nous venons d’arriver pour renforcer l’équipe locale avec les autorités dirigées par le préfet, pour que l’accueil soit des plus exemplaires.

AIP : Et pourquoi vous arrivez maintenant, est-ce que vous n’est pas en retard pour l’organisation ?

K.S. : Non, nous ne sommes pas en retard parce que d’ailleurs, la décision de l’arrivée du Président nous est parvenue tout récemment. Et il fallait aussi faire un travail de mobilisation à Abidjan d’abord, d’information de toute la diaspora qui est à Abidjan et à l’intérieur du pays et notre organisation s’est attelée à mobiliser, informer afin que les cadres fassent massivement le déplacement pour renforcer la mobilisation de la population.

AIP : Quels sont les difficultés que vous rencontrez dans le département de Transua ?

K.S. : Les difficultés sont multiformes. Notre problème ici, est que nous manquons de tout. Mais pour l’essentiel, nous n’avons pas d’infrastructure, j’entends par infrastructures les routes et nous n’avons pas de route.
L’électrification dans notre département est très faible, nous avons neuf villages électrifiés sur 89 dans notre département. C’est un ratio qui est très faible et qui nous met au rang des moins lotis en Côte d’Ivoire et donc quelques chose doit être fait pour corriger ce déséquilibre.
L’adduction d’eau est également quasiment inexistante dans la plupart des grandes agglomérations du département.
Nous n’avons pas de lycée digne d’un département à Transua. Même aujourd’hui, dans notre zone, on n’a pas de téléphone, à part le cellulaire. Les administrations qui sont chez nous aujourd’hui, ne reçoivent pas de fax et parfois ils sont obligés d’aller collecter un document à Tanda ou à Abidjan parce qu’il n’y a aucun mode de transmission et c’est très difficile.
Je pense qu’il est bon, il est temps que l’Etat maintenant se penche vers nous, parce que ce département a donné beaucoup à la Côte d’Ivoire, parce que le cacao a commencé chez nous, l’introduction du cacao a commencé dans cette bande de terre avant d’aller dans d’autre zones, aujourd’hui. Mais en retour, ces braves paysans qui ont fait les beaux jours de la Côte d’Ivoire n’ont rien eu.

AIP : C’est vrai, l’Etat doit faire des choses pour Transua, mais vous êtes président d’une Fédération des mutuelles de Transua, quels sont les actions que vous avez menées pour le développement de votre département ?

K.S. : Ayant constaté l’absence de l’Etat dans la dotation d’infrastructures, nous avons à notre niveau, essayé par nos moyens d’ouvrir les routes et on est revenu à faire ce que d’autre on appelé les travaux forcés, en achetant du matériel, les machettes et autres pour élaguer les voies, boucher les trous à la main pour permettre la circulation.
Transua était enclavée de toutes parts et nous avons, par nos moyens, réussi à permettre la circulation. Mais aujourd’hui, on n’a beau avoir la volonté, nous n’aurons pas les moyens parce que c’est de gros travaux, c’est de grands travaux et on ne peut pas à la main, continuer de travailler de cette façon là. Je pense que nous méritons aussi de la Côte d’Ivoire et c’est ce que nous attendons de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Il y a également l’hôpital, nous avons doté l’hôpital de beaucoup de moyens et de matériel, mais cet hôpital est limité. Transua aujourd’hui, a besoin d’un hôpital général. Donc là encore, il faut des infrastructures, des salles, des bureaux, des services spécialisés pour prendre en charge les patients, parce que nos parents sont encore obligés d’aller très loin pour la plus part, c’est le Ghana voisin où le modèle de soins n’est pas forcement approprié.
Les gens vont prendre des soins, prendre des ordonnances en Anglais. Quand ils reviennent, le traitement et le suivi sont difficiles et la plupart finissent par mourir. Donc aujourd’hui, on a besoin d’une prise en charge appropriée de nos malades. Les femmes en couches, quand il y a une complication, il faut sortir, aller à Tanda ou à Bondoukou voire à Abengourou, et il n’y a pas de route et c’est la catastrophe que nous constatons.
Transua ne dispose pas également d’ambulance appropriée à l’état de la route. Donc nous sommes très lésés et c’est pour cela que la visite du chef de l’Etat est attendue avec ferveur, parce que le chef de l’Etat devrait connaître, toucher du doigt les problèmes de la population.

AIP : Parlant de problèmes, la cohabitation entre les populations d’Assueffry et de Transua a été auparavant très difficile, aujourd’hui avec l’arrivée du Président comment se présentent vos relations ?

K.S. : Euh ! Difficile ? Non. Parce que souvent, c’est ce qu’on croit, mais vous savez, cela arrive dans toute la Côte d’Ivoire. Il existe des contrées où pour une question d’administration, parce que chacun voulait une sous-préfecture ou un département et quand ça va de l’autre côté, il y a des grincements de dent au départ, mais aujourd’hui nous sommes tous unis.
Le député de Transua est bien d’Assuefry et nous n’avons pas de problèmes à cela. Et c’est ensemble tous unis, avec les cadres d’Assuefry et les populations d’Assuefry que nous préparons et attendons l’arrivée du Président chez nous. Donc il n’y aucun problème entre Assueffry et Transua. C’est la même famille et nous avons les mêmes parents. La reine de Transua est d’Assuefry et dans le temps, l’ex-reine d’Assueffry était bien de Transua. Donc pas de difficulté, pas de problème. Nous vivons ensemble dans la convivialité et c’est ensemble encore une fois que nous accueillons le Président chez nous.

AIP : Un appel a lancer à l’endroit de toute la population ?

K.S : C’est un appel à la mobilisation, parce que l’arrivée du Président de la République est bénéfique pour tous. Donc peut être que certains n’auront pas de moyen de déplacement ou qui attendent des moyens appropriés, mais si cela n’arrive pas, qu’ils fassent l’effort de venir. Que tout le monde se mobilise pour venir accueillir le Président et lui réserver un accueil mémorable pour qu’en repartant de Transua, le Président ait en mémoire qu’il est en terre conquise.

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