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Le Patriote N° 3909 du 1/12/2012

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Miaka Oureto en Europe - Comment le FPI tente de salir Ouattara
Publié le samedi 1 decembre 2012  |  Le Patriote


Activités
© Getty Images par DR
Activités du premier ministre : Le premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou reçoit une délégation du FPI
13 Juillet 2012. Abidjan. Le premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou a rencontré les dirigeants de l`ex-président Laurent Gbagbo Front populaire ivoirien (FPI), en vue de relancer le processus de réconciliation. Photo: le président par intérim du FPI, Sylvain Miaka Oureto


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“Miaka a été reçu à l’Elysée ». C’est le titre qui barrait la manchette de « Notre Voie » il y a deux jours. Le porte-voix du FPI est devenu francophile. Qui l’eut cru ! Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’une vaste opération de charme pour remonter dans l’estime de la grande France. La visite du président par intérim de l’ancien parti au pouvoir dans l’Hexagone et en Europe répond à une stratégie rondement planifiée depuis Abidjan. Le plan est tout simple. Noircir le portrait de l’autre pour espérer exister. Partout où il s’est rendu, le discours de Miaka Oureto a été simple. La Côte d’Ivoire est devenue un « Dioulag » où les partisans de Laurent Gbagbo sont les nouveaux juifs de la déportation. Miaka a été envoyé pour faire passer ce message aux autorités françaises et aux associations internationales prêtes à gober leurs inepties, que le président Alassane Ouattara manie la torture comme Laurent Gbagbo maniait les obus et les mitraillettes lourdes. Miaka Oureto a du expliquer des tas de choses horribles au sujet du régime d’Abidjan à Mme Hélène Legal, collaboratrice du président François Hollande. C’est une vieille tactique du FPI. Ce parti a toujours adoré la surenchère. Comme cette tactique lui a permis de parvenir au pouvoir et de s’y maintenir pendant une décennie, Miaka et ses camarades espèrent que cette fois encore, les autorités françaises et européennes se laisseront emballer par leurs balivernes. Le président du FPI espère, pour cela, jouer également sur la camaraderie socialiste qui est censée s’exercer entre le Parti socialiste français et le Front populaire ivoirien qui se réclame du socialisme. Malheureusement pour le FPI, le contexte n’est plus le même. Entre octobre 2000 où l’ambassadeur Francis Lott s’est battu pour installer Laurent Gbagbo au pouvoir et 2012 où ce dernier se trouve à La Haye, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le capital sympathie, dont bénéficiait le FPI s’est effrité à l’épreuve de l’exercice du pouvoir. Laurent Gbagbo au cours de sa décennie de règne s’est gravement compromis dans de violations graves et récurrentes de droits de l’Homme. Des actes aux antipodes des valeurs prônées par le socialisme. Ce qui a valu la radiation de son parti de l’Internationale socialiste. François Hollande en 2005, à l’époque Premier secrétaire du PS, avait déclaré que Laurent Gbagbo était « infréquentable ». Aujourd’hui, François Hollande est président de la République française. Le FPI pense qu’à force de noircir l’image de la Côte d’Ivoire et le président Alassane Ouattara, il parviendra à se faire aimer par la gauche aujourd’hui au pouvoir en France. Les accusations de tortures tant ressassées par les caciques de l’ancien parti au pouvoir et leurs relais tentent plus à nourrir la propagande anti-Ouattara qu’à rapporter la vérité. Miaka Oureto est allé se balader en France et en Europe pour réclamer la libération de ses camarades en prison. En prenant bien sûr le soin de présenter le FPI en victime du régime Ouattara. Comme si toute la planète entière ne sait pas que la grave crise postélectorale qui a failli emporter la Côte d’Ivoire est consécutive au refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite. Comme si également le monde entier n’est pas témoin des attaques récurrentes contre les positions des FRCI, planifiées depuis le Ghana voisin par des anciens dirigeants du FPI et militaires proches de Laurent Gbagbo. L’élite de la classe politique européenne peut paraître loin des réalités ivoiriennes. Mais aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, il est de plus en plus difficile de manipuler quelqu’un. Car rien ne se cache maintenant. Tout ce qui est caché est automatiquement dévoilé en ce 21e siècle, grâce à la magie de l’Internet. Grâce à l’avancée des nouvelles technologies de la communication et de l’information, rien ne peut se faire dans un petit coin du globe sans que l’opinion ne soit informée. La France et les autres chancelleries occidentales sont au fait de tout ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Ils savent bien que, en moins de deux ans, Alassane Ouattara a réussi la prouesse de remettre un pays totalement en lambeaux du fait de l’ex-dictateur Laurent Gbagbo, sur les rails du développement. Ils ne savent que trop les efforts herculéens fournis par le gouvernement Ouattara pour panser les plaies pour le moins profondes laissées à des milliers d’Ivoiriens par l’ex-régime. La France et le monde entier – dont Alassane Ouattara a du reste parcouru une bonne partie ces derniers mois – sont au fait – également par le biais des chancelleries qui les représentent en Côte d’Ivoire – des progrès réels en matière de droit de l’Homme. D’ailleurs, y a-t-il meilleure réponse à cette embellie sociopolitique que la ruée vertigineuse des investisseurs étrangers vers la destination Ivoire ? S’il y avait toutes ces horreurs que décrit piteusement Miaka que viendrait faire ces opérateurs économiques chez nous ? C’est donc à une entreprise totalement puérile, inutile même, que s’adonne le FPI au pays de ceux qu’il a passé une longue décennie à vilipender, incitant, on s’en souvient bien, ses partisans à s’en prendre à leurs ressortissants en Côte d’Ivoire. Le président Hollande n’est pas amnésique et sait très bien faire la part des choses. Il sait bien que si Gbagbo est à la Haye, c’est parce qu’il a été un véritable bourreau pour son peuple. Il sait également que tous les dirigeants de l’ex-régime qui se trouvent en ce moment en détention ont pris une part plus ou moins active dans la tyrannie gbagboienne.
Le FPI a donc à s’inscrire dans le processus de réconciliation. Si Miaka Ouretto et ses camarades veulent qu’on les prenne au sérieux. Ce n’est pas en faisant passer le président Ouattara pour le diable en personne qu’ils parviendront à rebondir. La ritournelle n’a que trop servi. Il faut trouver autre chose si l’on veut être crédible.

Jean-Claude Coulibaly

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