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Le Patriote N° 3909 du 1/12/2012

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Le FPI ne peut pas s’ériger en donneur de leçon
Publié le samedi 1 decembre 2012  |  Le Patriote




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Sur tous les toits, le FPI crie au loup. Ses leaders et ses relais dans la presse et dans les organisations de défense de droit de l’Homme trouvent subitement une virginité au FPI en ce qui est du respect des droits de l’Homme. A longueur de journée, le refrain est désormais connu, Alassane Ouattara est devenu le bourreau des Ivoiriens qui viole, tue, enlève ceux qui ne pensent pas comme lui. Brusquement, le FPI est devenu l’agneau qu’Alassane Ouattara le méchant loup veut dévorer. On tombe finalement des nues en lisant les arguments du FPI et des ses relais. Blanc comme neige, le FPI ne comprend pas pourquoi la Côte d’Ivoire qui, sous son règne, à mis un point d’honneur à faire du respect des droits de l’Homme un pan de sa politique est devenu une terre où la vie humaine n’a plus de prix. Pour un oui ou pour non, selon le FPI la mort est devenue, du fait d’Alassane Ouattara, le lot des honnêtes citoyens. Des accusations qui rattrapent heureusement ceux qui les portent. Et tous les observateurs de la scène politique nationale, les plus sérieux sont là pour l’attester. Les faits d’arme en matière d’atteinte des droits de l’Homme sous le régime de la Refondation sont si nombreux qu’il serait fastidieux de les énumérer dans un article de presse, surtout que leur champion, Laurent Gbagbo les avait érigés en règle d’or. Qui ne se souvient de cette phrase devenue célèbre prononcée en 2000 par Laurent Gbagbo lui-même : « mille mort à gauche, mille mort à droite, moi j’avance ». Du coup, tuer, violer, torturer était devenus des faits banals qui se perpétraient avec l’onction des tenants du pouvoir d’alors. Puisque les criminels étaient protégés et obtenaient même de la promotion pour les plus zélés. Aussi, n’ont-ils pas hésité à se signaler déjà dès le 26 octobre 2000. Ce jour-là, l’horreur était à son comble avec la découverte d’un charnier de cinquante sept corps à Yopougon, dans les environs de la Maison d’arrêt et de correction de Yopougon. Comme s’ils s’étaient passé le mot, Simone Gbagbo s’est également illustrée par une phrase devenue aussi célèbre que celle de son époux. Parlant des femmes qui avaient été violée à l’école de police à l’occasion d’une marche avortée du RHDP en 2004, elle disait ceci : « elles n’avaient pas à être en ces lieux, elles ont eu ce qu’elles mériataient». Comme pour dire, c’était normale qu’elles soient violées. Rassurés par ces soutiens, les tueurs à gage vont alors se mettre à l’?uvre en mettant sur pied le fameux escadron de la mort. Escadron de la mort qui sera dirigé, de sources concordantes, par Seka Seka Anselme, aide de camp Simone Gbagbo. Sa mission exterminer tous ceux qui gênaient le pouvoir. Le comédien « H », Bémoit Dacoury-Tabley, mais aussi plusieurs anonymes ont été sacrifiés sur l’hôtel du pouvoir de Laurent Gbagbo. Comme eux, au moins 120 ivoiriens, de façon officielle, et plus de 500 selon l’opposition d’alors allaient connaitre une mort atroce en mars 2004. La plupart d’entre eux n’ayant même pas eu l’occasion de sortir de leur maison, puisque la marche que projetait le RHDP pour exiger l’application des accords de Marcoussis avait été tuée dans l’?uf. Tout près de nous, soit après l’élection présidentielle de 2010, c’est avec stupéfaction que les Ivoiriens et le monde entier ont découvert l’existence d’un article. L’article 125, pétrole 100 FCFA allumettes 25 FCFA. Article rédigé et promulgué par Charles Blé Goudé qui consistait à brûler vif tous ceux qui étaient considérés comme ennemis. Des scènes horribles de personnes qui se débattaient pour se soustraire des flammes et qu’on y repoussait ont fait le tour du monde. Des images d’autant plus choquantes que des personnes n’hésitaient pas à approuver par des applaudissements nourris ces scènes. Que dire d’Yves Lamblin, du commandant Dosso qui, sur la même période, ont été enlevés et exécutés sommairement. Et dire que c’est ce FPI qui veut s’ériger en donneur de leçon, c’est vraiment le monde à l’envers. Heureusement que des témoignages de toute sorte existe pour les confondre dans leur démarche.

Thiery Latt

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