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Pollution de la lagune a Anoumambo, une menace pour les riverains
Publié le lundi 3 decembre 2012  |  Le Nouveau Consommateur Hebdo


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© Le Nouveau Consommateur Hebdo par DR
La lagune d`Anoumambo polluée


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La pollution de la lagune ébrié à Abidjan n’est un secret pour personne. Du côté d’Anoumambo à Marcory, la situation a atteint la côte d’alerte. Il est grand temps d’intervenir pour mettre un terme à ce désastre environnemental.
Toute une zone polluée
Dans la commune de Marcory, l’entrée du quartier Anoumambo ne laisse personne indifférent; depuis le marché de la friperie appelée « Ménéklé » jusqu’après le pont, en passant par le centre de groupage des ordures du côté du sous quartier groupement foncier. A l’approche du pont, c’est le spectacle produit par le centre de groupage qui annonce les couleurs: des chariots appelés « pousse-pousse » en une longue file indienne, perturbent la circulation en cet endroit. Le marché de friperie qui attend son déguerpissement dans le cadre des travaux de prolongement du pont de la riviera, est fait de matériau de fortune: un marché improvisé, conçu en paille, en plastique, soutenu par des bois dans l’insalubrité totale. Tous les espaces sont occupés par les commerçants dans un désordre indescriptible. Le pont d’Anoumambo lui-même souffre d’une occupation anarchique des trottoirs par les vendeurs, poussant les piétons à disputer la chaussée avec les automobilistes. Les mettant du coup, en danger.
Dégradation inquiétante de l’eau
Sous le pont se dresse une baie ; mais le niveau de pollution de cette baie est très inquiétant. Ce cours d’eau réceptionne les eaux usées de toutes les concessions environnantes. C’est aussi le dépotoir des vendeurs installés sur les berges. Toute sorte de déchets solides produits aux alentours y trouve refuge; les eaux stagnantes des environs sont convoyées dans la lagune par les ruissellements de pluie. Toute la surface de cette partie de l’eau est noire ; et quelque soit l’endroit où l’on se trouve aux alentours, la partie visible des déchets solides, les objets abandonnés trônent majestueusement dans cet écosystème. Tout ce décor difficile à imaginer mais qui existe effectivement, est accompagné bien entendu par un drôle d’odeurs à couper le souffle ; des odeurs suffocantes qui empestent tout le milieu, et qui sont ressenties à une bonne distance des berges, n’existant elles-mêmes que de nom. Franchement la pollution à ce niveau est difficile à décrire. Ce qui entraîne naturellement une forte contamination bactérique, l’eutrophisation et la réduction des teneurs en oxygène s’il en existe encore. Reste à savoir si le taux élevé de pollution n’affecte pas la santé des riverains. La vie aquatique ? Inutile d’en parler, puisqu’apparemment elle n’a aucune chance d’exister. Le seul service que cette partie de la lagune ébrié rend encore à la population, c’est la traversée sur des pirogues de fortune, dont il faut se prémunir d’une bonne prière de protection, vu l’ampleur du risque. Il importe de préciser qu’abandonnée à son triste sort,’’ la baie d’Anoumambo pourrait aussi se transformer en décharge publique ; pourquoi pas ? Pour parachever l’œuvre’’.
La dépollution du milieu s’impose.
Et dire que ce spectacle déplorable dure des années, sous le regard à la fois complice et étonnant des autorités ! Il est temps, grand temps, que l’on se penche sur ce désastre environnemental dans ce secteur de Marcory, pour lui donner un aspect plus viable. L’eau à ce niveau n’est plus profonde, il faut enlever carrément tous les déchets solides qui s’y trouvent, y compris les plantes aquatiques. Un dragage serait nécessaire sur une bonne distance, pour permettre un assainissement grâce au mouvement des marrées. Par la suite, faire de la sensibilisation dans l’environnement immédiat, afin de préserver la qualité de l’eau. Des barques à ordures doivent être disposées en plusieurs points pour absorber les déchets susceptibles de traîner dans l’eau. En entendant que toutes ses suggestions soient mises en œuvre, espérons que les travaux du troisième pont d’Abidjan viennent effacer ce cauchemar dans l’esprit des populations.
Natacha KONE

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