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Notre Voie N° 4284 du 3/12/2012

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Kajeem (artiste chanteur) : « Je flirte aujourd’hui entre littérature et musique »
Publié le lundi 3 decembre 2012  |  Notre Voie


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© Abidjan.net par DR
Art et culture: C`est parti pour les 24 H du reggae!
Jeudi 11 octobre 2012. Abidjan. Le lancement des 24 H du reggae, prévu les fêtes de noël s`est déroulé au cours d`une conférence de presse en presence de Kajeem.


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L’artiste ivoirien Kajeem vient d’ajouter une autre corde à son arc. En plus de la musique, il vient de publier une œuvre autobiographique intitulée «Le petit gamin qui peinait à parler». Il a pris part à des séances de dédicace de son recueil de nouvelles au Salon international du livre d’Abidjan (Sila) 2012 qui s’est tenu du 28 novembre au 1er décembre dernier à l’espace Crrae-Umoa d’Abidjan-Plateau. Il dévoile ici ses nouveaux projets et parle des perspectives de sa carrière.

Notre Voie : On connaît Kajeem chanteur. Maintenant, Kajeem s’essaie à l’écriture avec son œuvre à sortir bientôt chez Frat Mat Editions : « Le petit gamin qui peinait à parler ». Comment s’est opérée cette transition ?

Kajeem : Moi, je dirais plutôt que c’est un retour aux sources parce que j’ai toujours écrit. J’ai commencé à chanter pour mettre mes textes en musique et les faire connaître. Je veux dire que l’écriture a toujours été une de mes activités favorites. La musique, c’est le véhicule que j’emprunte pour transporter mes textes. Entre l’écriture musicale et l’écriture d’une œuvre littéraire, il y a un temps de maturation qu’il faut. Moi, je suis vraiment comme un premier gaou avec ce recueil de nouvelles. Il m’a fallu du temps pour franchir le pas. Je suis heureux, avec cet essai, de flirter entre la littérature et la musique aujourd’hui.
Mon recueil de nouvelles s’intitule « Le petit gamin qui peinait à parler ». C’est un recueil de 10 nouvelles dont 2 ou 3 sont à relent plutôt autobiographique. Mais le reste, ce sont des tranches de vie que j’essaie de retranscrire, vu qu’il y a des choses qu’on ne peut pas développer en 3 ou 4 minutes dans une chanson. La nouvelle, elle, permet de le faire aisément.

N.V. : D’où vous est venue l’envie de véritablement écrire ?

Kajeem : L’envie d’écrire a toujours été là. Il faut savoir que j’ai fait des études littéraires. J’ai d’abord toujours été un grand consommateur d’œuvres littéraires. Les écrivains latino-américains dont de nombreux sont des prix Nobel ont été pour beaucoup ma source d’inspiration. Comme j’ai l’habitude de dire, on commence par consommer, puis, après avoir digéré tout ça, on s’essaie à la chose. Toutefois je veux dire que c’est avec beaucoup de modestie et d’humilité que je publie ce premier recueil de nouvelles. Parce que c’est un monde qui est vraiment nouveau pour moi. J’ai beaucoup de respect pour tous ceux qui ont jusque-là publié des romans avant moi.

N.V. : Côté musique, quelle est en ce moment votre actualité ?

Kajeem : Mon actualité musique, c’est la tenue du très prochain Festival 24h du reggae que nous organisons avec un groupe d’amis. C’est le festival de Noël parce qu’il se tient les 24 et 25 décembre prochains à Abidjan-Riviera, sur le terrain de football des Tours de la Riviera. C’est un festival qui réunira toute la scène abidjanaise. Mais il n’y a pas que l’aspect musical, parce que, si le 24 décembre, il y a toute une journée consacrée au reggae, en plus du village gastronomique et les différentes animations, le 25 décembre, il y a un arbre de Noël au profit des enfants des quartiers démunis de Cocody. Parce qu’il ne faut pas oublier que Cocody, malgré son standing de commune huppée, est celle qui a le plus de bidonvilles en Côte d’Ivoire. Une action dans ce sens est menée pour essayer d’apporter un peu de joie et de réconfort aux enfants de ces quartiers précaires, parce que Noël, c’est la fête des enfants, mais aussi parce que le reggae ne peut pas se contenter de seulement critiquer. Il faut qu’il mette la main à la patte. Donc tous les artistes qui viendront sur ce festival-là participeront à cette grande œuvre caritative et sociale.

N.V. : A quand la sortie du prochain album de Kajeem et à quand aussi celle de l’œuvre qui va suivre le recueil de nouvelles que vous avez publié et qui a été bien accueilli par le public au Sila 2012 ?

Kajeem : Là, je viens de sortir le recueil de nouvelles. Mais je suis en train de terminer le prochain album qui, je pense, sera finalisé cette fin d’année. Donc je suis convaincu que, courant 2013, nous aurons sur le marché le nouvel album de Kajeem. Quand je l’aurais fini et que le public aura suffisamment consommé le recueil de nouvelles, je vais songer à sortir une nouvelle œuvre littéraire.

N.V. : Où vit véritablement Kajeem ? Est-il basé en Suisse ou en Côte d’Ivoire ? Où est-il à cheval entre ces deux pays ?

Kajeem : Je dirais que je suis en Côte d’Ivoire avec une base suisse. Parce qu’aujourd’hui, il est difficile de tourner en Europe en partant d’Afrique. Il y a les problèmes du visa pour les musiciens, mais aussi le coût du transport. En général, on se base dans une capitale européenne, et partir de là, on rayonne. C’est ce qui explique cette façon de fonctionner.

Une interview réalisée par Marcellin Boguy

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