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Le Temps N° 2771 du 6/12/2012

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Réconciliation nationale, Séry Bailly dit ses vérités : «On se croirait au 19e siècle»
Publié le jeudi 6 decembre 2012  |  Le Temps


Cinquantenaire
© Abidjan.net par Nathan Koné
Cinquantenaire / colloque international pluridisciplinaire : les travaux, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix
Mardi 3 août 2010. Yamoussoukro, Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Photo: Pr Séry Bailly et Mme Bro Grebé Geneviève


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Instituée par une ordonnance n°2011-167 du 13 juillet 2011, la Commission dialogue, vérité et réconciliation(Cdvr) entend sortir du silence en jouant pleinement son rôle. Pour ce faire, la Cdvr, pilotée par Charles Konan Banny, a actionné sa commission heuristique en charge de mener des réflexions sur «les causes profondes de la crise ivoirienne : comprendre pour mieux se réconcilier». De mai 2012 à octobre 2012, la dite Commission a mené des travaux dont les résultats sont rendus le mercredi 5 décembre, à Abidjan, 2012 en présence des différents membres des différentes souscommissions et de leur premier responsable, Charles Konan Banny. Le président de la commission heuristique, le professeur Séry Bailly a mis le pied dans le plat en disant toutes les vérités sur le concept de la réconciliation et les défis à relever. Dans une adresse fortement argumentée, Séry Bailly, a au nom de la Cdvr, souligne que l’une des «grandes difficultés réside dans la définition du concept de cause profonde». En s’inspirant, dit-il des auteurs, «comprendre, c’est donc aller jusqu’aux racines qui nourrissent l’arbre de la discorde». «Il n’en suffit pas d’effacer les traces de la crise, sinon on court le risque d’une rechute», prévient-il. Fondant sa conviction sur une transition qui s’opère en Côte d’Ivoire, le professeur Séry Bailly indique qu’elle ne vise «pas à incriminer personne, ni régler des comptes avec qui que ce soit ». Mais poursuit-il, «la transition peut nous mobiliser autour de la nation et de ses ambitions en prenant conscience de ses contraintes structurelles». Tout en estimant que la vérité, comme moyen de parvenir à la réconciliation, ne peut s’accommoder de ruse, le président de la Commission heuristique n’a pas manqué de jeter des piques aux acteurs internationaux qui ont une part de responsabilité dans la crise que vit la Côte d’Ivoire. «On se croirait au 19ème siècle avec la même fascination pour les ressources naturelles et le même modèle de mise en valeur. (…). La Côte d’Ivoire est victime de son succès en divers domaines», assure-t-il. Sans faux fuyant, Séry Bailly invite à une société stable. Avec en toile de fond, une réponse «urgente et durable à la question de l’immigration et des migrations». «Nous devons examiner les avantages et les limites avec lucidité, la célèbre phrase d’Houphouët-Boigny, la terre appartient à celui qui la met en valeur», conseille Séry Bailly, «pourra dissuader tous ceux qui s’adonnent à des discours de diabolisation en Côte d’Ivoire». Soutenu par Charles Konan Banny, qui estime que les problèmes actuels de société «trouvent leurs sources dans la persistance des questions longtemps minimisées ou simplement éludées telles que le foncier, l’identité, la sécurité, le genre, l’éducation et la jeunesse, notamment». Notons que le présent atelier prépare des débats qui seront menés lors d’un colloque international qui clôturera la recherche heuristique de la Cdvr.
Toussaint N’Gotta

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