Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS
Comment

Accueil
News
Sport
Article




  Sondage

 Autres articles


Comment

Sport

La CAF, cette dictature qui ne dit pas son nom
Publié le jeudi 13 decembre 2012  |  Afrik.com


Football:
© Afrik.com par DR
Football: le Président de la CAF, Issa Hayatou et Jacques Anouma
Photo: de g. à dr. Issa Hayatou et Jacques Anouma


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Lundi soir au Caire, à l’issue du comité exécutif de la Confédération africaine de football, la candidature de l’Ivoirien Jacques Anouma à la tête de l’instance a été définitivement rejetée. Une décision motivée par un amendement adopté au mois de septembre par la CAF, qui élimine l’ancien président de la Fédération ivoirienne de la course, mais fait surtout de l’actuel président, Issa Hayatou, le seul candidat en lice. Le Camerounais s’apprête donc à briguer un 7e mandat consécutif.

La CAF va-t-elle vraiment oser se couvrir de ridicule au mois de mars 2013 lors de l’élection de son prochain président avec un seul candidat en lice ? Alors que le scrutin approche, Issa Hayatou devrait vraisemblablement être le seul prétendant à sa propre succession, et ce en dépit de la candidature de Jacques Anouma qui compte barrer la route du dirigeant camerounais. Car c’est la principale nouvelle apprise à l’issue de la réunion du comité exécutif de l’instance qui s’est déroulée lundi au Caire, la candidature de Jacques Anouma a été rejetée. Une décision motivée par le comité par en raison de l’amendement adopté aux Seychelles au mois de septembre et précisant que pour être candidat à la présidence, "tout postulant doit être ou avoir été membre du comité exécutif de la CAF."

Une condition que ne remplit pas Anouma, "seulement" ancien président de la Fédération ivoirienne, qui se voit écarté de la course à la présidence par cette motion votée à la hâte. Car, au sein du comité exécutif de la CAF, trois types de membres sont représentés. Ceux qui ont été élus au titre du comité lui-même, ceux qui ont été cooptés par Issa Hayatou et, enfin, les membres africains du comité exécutif de la FIFA, qui sont d’office membres du Comité exécutif de la CAF mais n’ont pas le droit de vote. Avec cet amendement, nombreux sont les présidents de fédérations africaines qui ne pourront plus se présenter pour briguer un mandat à la tête de l’instance. Une situation qui laisse la voie libre à Hayatou, qui dirige la CAF depuis... 1988 et qui va se présenter pour un 7e mandat avec le soutien inconditionnel de la Fédération algérienne et de son président, Mohamed Raouraoua, qui est à l’origine du texte.

Anouma : "Faire triompher le Droit"

Sauf que Jacques Anouma ne compte pas en rester là. Pour contrer ce qui pourrait être qualifié de "coup d’Etat juridique", l’ancien président de la Fédération ivoirienne pourrait bien une nouvelle fois saisir le Tribunal arbitral su sport (TAS). Car il est un point du règlement de la CAF qui joue en sa faveur : cet amendement doit entrer en vigueur 90 jours après le vote, soit seulement depuis le 3 décembre. Or, Anouma a présenté sa candidature avant le 3 septembre, date du congrès qui a eu lieu aux Seychelles et qui est à l’origine de cette affaire. L’Ivoirien est en tout cas décidé à aller au bout de la procédure et faire entendre ses droits. "Le football africain ne peut pas continuer à se présenter comme un domaine placé sous le contrôle d’un chef de village", a d’ailleurs fait savoir Anouma, en référence à ce texte qui le vise personnellement puisqu’il est le seul opposant à Hayatou. A l’annonce de la décision, il a déjà que savoir sur son site officiel sa volonté de saisir "les autorités de tutelle et instances internationales de recours en la matière pour faire triompher le Droit."

Dans sa lutte pour être éligible à la présidence de la CAF, Jacques Anouma pourra compter sur les soutiens des fédérations ivoirienne, sénégalaise et libérienne. Connues pour souvent être assez indépendantes de l’instance continentale, les trois fédérations ne souhaitent pas voir un simulacre d’élection au mois de septembre. Raison pour laquelle du côté du Liberia, un recours avait été déposé devant le TAS au mois de novembre pour demander l’annulation de l’amendement qui crée la discorde. Recours infructueux puisque le TAS s’était déclaré incompétent tant que la nouvelle loi n’était pas entrée en vigueur. La date du 3 décembre désormais passée, la donne est toute autre et une nouvelle plainte devrait très vite parvenir à la juridiction pour contrer le seul candidat Hayatou, qui dirige la CAF depuis maintenant 25 ans.

PAR MALICK BAMBA
... suite de l'article sur Afrik.com

LIENS PROMOTIONNELS


 Commentaires


Comment