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Le Mandat N° 970 du 19/12/2012

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Agriculture/Amoikon Banga, DGA de SAPH rassure: “L’hévéaculture ne peut pas faire disparaître le cacao”
Publié le jeudi 20 decembre 2012  |  Le Mandat


Social
© Le Nouveau Réveil par DR
Social - L’ONG "Servir" organise un gala de bienfaisance 1er octobre prochain
Mercredi 8 septembre 2010. Abidjan. Siège de l’ONG "Servir" à Cocody les II PLateaux. Photo: le président délégué, Amoikon Banga anime une conférence de presse


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Le Dga de la Société africaine de plantations d’hévéa (SAPH), Amoikon Banga a affirmé lors de récentes journées sportives que la culture de l’hévéa n’était pas une menace pour le cacao en Côte d’Ivoire.

L’hévéa est un produit de rente. Ce business rapporte gros, même si cette culture nécessite un investissement lourd dans ses six (6) premières années de sa mise en valeur. Par exemple, le planteur qui cultive 10 ha d’hévéa peut percevoir à la 12ème année 800 000 FCFA net par mois. La culture est certes lourde en investissement mais c’est une spéculation très rentable pour le planteur qui va percevoir un revenu mensuel pendant 35 ans. Plusieurs agriculteurs ivoiriens se sont désengagés de la filière café-cacao pour concentrer leurs activités sur la production de caoutchouc. Cette situation est devenue inquiétante pour bon nombre d’Ivoiriens. Le week-end dernier, à Abengourou, le Dga de la Société africaine de plantations d’hévéa (SAPH), Amoakon Banga à l’occasion des Journées dites ‘’sportives’’ a précisé que cette culture n’avait pas de menace réelle pour le cacao. « L’hévéaculture ne peut pas faire disparaitre le cacao », a-t-il dit. Par ailleurs, il a reconnu que la ruée des producteurs vers l’hévéaculture a pris une proportion inquiétante ces dernières années. « Il faut que le gouvernement prenne le dossier en main. C’est un phénomène qui est général », a préconisé le DGA. Aujourd’hui, la Saph contrôle 40% de la production ivoirienne. Et son partenariat avec le groupe Michelin depuis 2002 est le signe de la bonne qualité du caoutchouc naturel produit en Côte d’Ivoire. Avec ses 200 mille tonnes de production annuelle concernant le caoutchouc naturel, la Côte d’Ivoire se positionne comme étant le premier pays africain producteur d’hévéa. La production mondiale tourne autour de 8,5 millions de tonnes par an. Mais trois principaux pays, à savoir la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie se partagent à eux seuls 95% de cette production avec respectivement 3,5 millions, 3 millions et 1 million de tonnes. L’enjeu est donc de taille face à une demande de plus en plus croissante sur le marché mondial. La Côte d’Ivoire a l’ambition de porter sa production à 300 mille tonnes d’ici à 2015 et à 600 mille tonnes d’ici à 2020. « La production nationale va osciller entre 250 mille à 300 mille tonnes par an dans les années à venir. Ce qui fera de nous des producteurs responsables.

Aujourd’hui dans le monde, il y a plus d’engouement pour l’hévéaculture. Il faut également diversifier les cultures. D’un coté les cultures industrielles et de l’autre, les produits vivriers », a conseillé le Dga de la Saph. La Côte d’Ivoire occupe aujourd’hui le septième rang mondial et le premier rang africain des producteurs d’hévéa. Une performance que le pays entend bien conforter dans un contexte de forte demande sur le plan international, et qui résulte à la fois des investissements industriels qui ont été consentis ainsi que des programmes d’incitation développés à l’endroit des planteurs indépendants. Pour les producteurs, la Saph a toujours été un partenaire privilégié, assurant à la fois la collecte de la production et un encadrement technique qui a permis d’améliorer les performances des cultivateurs d’hévéa dans l’ensemble des bassins hévéicoles du pays. « La SAPH se porte très bien. Nous sommes les premiers avec 150 mille tonnes par an. Soit 40% de la production nationale. Le budget vient d’être voté et nous attendons faire plus en 2013 », a promis le DGA.

BENJAMIN SORO

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