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Boigny Express N° 95 du 6/12/2012

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Téléphonie mobile - Comium /Koz, une gestion voyou qui interpelle l’Etat
Publié le vendredi 21 decembre 2012  |  Boigny Express




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Elle est venue modestement dans le monde de la téléphonie mobile, se définissant comme la compagnie des bourses moyennes. A la tête, des personnalités bien connues des medias et du monde des affaires. Au titre de Pca, le chroniqueur sportif télé, Eugène Diomandé, fils de son père le célèbre journaliste attitré de Félix Houphouët-Boigny. Au département marketing, un autre non moins célèbre, Mohamed Salamé bien introduit dans le milieu sportif et décoré à ce titre à Abengourou, fin communicateur et stratège des lancements commerciaux de produit toute nature. Des images traduisant l’esprit de challenger soutenues par un slogan simple et populaire « avec koz, on cause jusqu’ààààààà…, et six mois après, quatre cent mille clients étaient enregistrés. Puis un jour, on nous a dit que Koz égal Comium, et au même moment, la prise en main des affaires par le financier principal, le Libanais Dalloul Nizard qui est venu à Abidjan pour mettre de l’ordre dans les intrigues interminables entre les responsables de la haute direction. Avec l’affaire du DAF parue dans la presse ces derniers temps, les observateurs annoncent le retour des intrigues qui invitent Dalloul Nizard à revenir à Abidjan pour sauver sa mise et l’emploi des ivoiriens. Encore faut-il qu’il se débarrasse de sa réputation d’amoureux de blanchiment d’argent sale et se mette à jour des arriérées des nombreux prestataires dont l’Etat de Côte d’Ivoire.
Les grands bruits de la puce au sourire rose sont parvenus dans la population quand des panneaux routiers illustrés Comium ont envahi les boulevards d’Abidjan pour signifier que Koz est un produit de la société Comium. En dessous, une opération de récupération du contrôle majoritaire par le financier principal, le libanais Dalloul Nizard qui a proposé une augmentation du capital de l’Entreprise. Une pratique bien connue que les bailleurs de fonds enclenchent quand ils veulent prendre tout seul le contrôle de l’entreprise pour laquelle d’autres se sont entièrement investis au démarrage. Une affaire qui rappelle comment notre compatriote Koffi Bergson s’est fait éjecter de la haute direction de Télécel, l’actuel MTN. Dans le cadre de koz de Comium, Eugène Diomandé et Mohamed Salamé en ont été victimes et sont sortis de la gestion directe de l’Entreprise après d’incessants ballets judiciaires qui ont fini par s’estomper dans un règlement à l’amiable dont la dernière séance s’est déroulée sous l’autorité de l’ex ministre SIdiki Konaté. Les dissensions à la direction de Comium sont devenues ordinaires dans cette maison où l’actuel directeur bat le record de longévité avec seulement deux ans à la tête de la société. Les suspicions et autres accusations de détournements sont fréquentes et ces derniers temps la situation financière devient de plus en plus difficile avec le risque de voir la société entrer dans une véritable crise financière. Accusée d’être mauvais payeur dans le milieu des medias en particulier et par ses nombreux fournisseurs, la maison au sourire rose est absente dans les espaces pub des événementiels, même en cette fin d’année, et les transferts d’unités ne sont pas faciles à obtenir dans les cabines. Sur ce chapitre, il existe une tache : il y a quelques mois, les cabinards, ceux qui gèrent les cabines téléphoniques, qui souscrivent à l’approvisionnement chez la maison ont fait l’amère expérience de ce que les transferts effectués à la demande des clients ne passaient pas mais qu’ils étaient débités. Les recherches qui n’ont pas donné de résultats ont laissé planer le soupçon sur des mains à l’intérieur de la maison. En retour les jeunes cabinards se méfient des opérations de transfert d’unités de la puce rose. Dans cette ambiance qui inquiète profondément le personnel, le public découvre dans la presse une banale affaire de refus du directeur administratif et financier Hani Nafa, de se présenter à une convocation de la gendarmerie. Il est vrai qu’un tel acte est une défiance aux bonnes règles mais quand on sait que la gendarmerie est suffisamment outillée pour mettre la main sur ceux et celles qu’elle recherche, on est en droit de s’en inquiéter. D’aucun voudrait voir la main du directeur général le franco-canadien Michel Hebert que son daf empêcherait de prendre des initiatives. Entre les deux hommes le courant ne passe pas, dit-on. Le directeur, le franco-canadien veut gérer l’entreprise dans le respect de l’orthodoxie des affaires tandis que le propriétaire, Dalloul Nizard semble préférer une gestion genre une épicerie de quartier. Selon des indiscrétions, Comium Côte d’Ivoire ne sert que dans le rôle d’une société écran dans le vaste empire que dirige le libanais dans le monde. On connaît toutes les accointances de Koz avec l’ancien pouvoir de Laurent Gbagbo et les accusations contre une entreprise gérée sans principe selon les propres règles de son intriguant principal bailleur, le Libanais Nizar Dalloul, soupçonné dans une affaire de blanchiment d’argent sous le régime de Gbagbo, mettant aussi en cause des autorités du Ghana. Tenez : “La comparaison informatique entre les listes de terroristes connus, notamment au Moyen-Orient avec les identités des donneurs d`ordre ou bénéficiaires du transfert électronique implique M. Nizar DALLOUL.
A ce propos, les données recueillies par la communauté du renseignement et qui continuent à faire l`objet d`un traitement spécifique donnent plus de clarté dans la visibilité de la passivité affichée par les autorités du Ghana dans le dénouement définitif de la crise post-électorale en Côte d`Ivoire. Ce transfert illégal de 20.000.000 d`euros comme l`atteste le document en pièce-jointe au profit de M. Nizar DALLOUL qui a servi d`intermédiaire pourrait avoir, au regard de certaines indications fournies par la banque centrale du Liban, pour destinataire final les autorités ghanéennes. Les contacts réguliers de M. Nizar DALLOUL avec le Hezbollah pro-iranien actif au sud du Liban pour lequel il contribue régulièrement au financement par les mêmes procédés détournés confortent Tracfin et ses partenaires de la communauté du renseignement financier et sécuritaire à mener ses recherches sur le sujet en profondeur”. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une opération de blanchiment d’argent par l’ancien régime en complicité avec l’homme d’affaires libanais et des personnalités ghanéennes. Face à la nécessité pour le président Ouattara de comprendre toute histoire et la menace de faire retirer la licence à la société Comium de monsieur Dalloul , il a fallu la perspicacité du diplomate et ex premier ministre, monsieur Elimane Seydou Diarra, aujourd’hui pca du groupe, pour qu’une seconde chance soit accordée à cette structure. Depuis, rien n’a changé puisque la réalité aujourd’hui avec la mauvaise réputation d’une direction qui ne se plait que dans les actes d’arrangement avec les fournisseurs qui tournent dos à la boîte et certains clients qui ont purement et simplement refusé de se faire identifier pendant l’opération conséquente. Dès que les actes de tricherie ou les suspicions de blanchiment sont annoncés dans la presse, la direction préfère « négocier » pour éviter que d’autres révélations soient publiées. L’avenir de la société est-il un souci pour l’intriguant bailleur qui soutient son directeur administratif et financier à empêcher le développement de nouveaux produits ? Pourquoi Comium dans les autres pays ouest africains (Gambie, Libéria, Siéra-Léone) se gère dans le respect du droit fiscal et du respect des engagements avec les fournisseurs tout en respectant les travailleurs et les clients tandis qu’en Côte d’Ivoire l’on relève du désordre régulièrement décrit dans la presse ? Combien de temps l’Etat va-t-il observer ce carnaval de scandales se jouer avec au fond un risque de fermeture de la boîte quand Dalloul Nizard aura fini de blanchir ses sous mystérieusement glanés à travers son empire épinglé par les sérieuses institutions de contrôleurs financiers sur les enrichissements issus des activités criminelles ? Nous voudrions bien espérer que sous le régime Ouattara, le monde des affaires ne sera pas la continuité des spéculations mafieuses que l’on a connues dans certains dossiers d’il y a deux à trois ans en arrière. Affaire à suivre. Aux dernières nouvelles, une plainte auprès de la justice par une victime de camion sera deposée bientôt à la justice.

Jules Kouakou

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