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Côte d`Ivoire: deux nouvelles attaques contre les forces de sécurité
Publié le vendredi 21 decembre 2012  |  AFP


Le
© AFP
Le représentant spécial du secrétaire général de l`ONU en terre ivoirienne, Bert Koenders a animé une conférence de presse
Bert Koenders


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ABIDJAN - La Côte d'Ivoire a subi dans la nuit de jeudi
à vendredi deux nouvelles attaques d'hommes armés, contre une caserne de
gendarmerie à Abidjan et contre un poste militaire dans un village plus au
nord, faisant au moins un mort et deux blessés.
Ces violences visant le régime du président Alassane Ouattara crispent
subitement le climat intérieur, alors que la liberté provisoire accordée jeudi
à huit proches de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo est apparue comme un
facteur d'apaisement, après une année 2012 marquée par des troubles et une
réconciliation plombée.
La gendarmerie de "Toits-Rouges", un secteur du quartier de Yopougon (ouest
d'Abidjan), "a été attaquée vers 3H00 du matin (locales et GMT). Des individus
non identifiés ont ouvert le feu sur la caserne, les tirs ont été intenses
mais (les assaillants) ont été repoussés", a indiqué à l'AFP une source à
l'état-major des Forces républicaines (FRCI, armée).
Lors de cette attaque menée par des hommes armés de kalachnikov et de
lance-roquettes, un homme qui était retenu en garde à vue par les gendarmes a
été tué par une balle perdue. "La brigade a été entièrement saccagée et sept
vehicules ont été incendiés", a précisé Sylvie Van Den Wildenberg,
porte-parole de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).
"Ca a tiré très fort pendant deux heures", a raconté une riveraine.
Une autre attaque a visé dans la nuit un poste des FRCI installé à Agbaou,
un village à une centaine de km au nord de la capitale économique.
"Le bilan provisoire fait état de deux éléments FRCI blessés", a déclaré la
porte-parole de l'Onuci.

L'ONU condamne

Le chef de la mission onusienne, Bert Koenders, a condamné ces attaques
"avec la plus grande fermeté".
Le régime Ouattara est confronté depuis août à une vague d'assauts, souvent
meurtriers, contre les forces de sécurité et des sites sensibles. Le
gouvernement les a imputés à des partisans de Laurent Gbagbo, ce que le camp
de l'ex-chef de l'Etat a démenti.
Une attaque à Agboville (environ 80 km au nord d'Abidjan), dans laquelle
deux éléments des FRCI avaient été tués, avait rompu le week-end dernier avec
plusieurs semaines d'accalmie.
Les dernières violences contrastent avec une certaine détente amorcée sur
le plan judiciaire et politique. La justice a accordé jeudi la liberté
provisoire à huit proches de Laurent Gbagbo, dont son ex-Premier ministre
Gilbert Aké N'Gbo, détenus après la crise postélectorale de décembre
2010-avril 2011 qui a fait environ 3.000 morts.
"C'est déjà un pas important qu'il faut encourager afin que le reste
suive", a expliqué à l'AFP Sylvain Miaka Oureto, président du Front populaire
ivoirien (FPI), parti de l'ancien chef de l'Etat.
Plusieurs personnalités de l'ancien pouvoir, dont l'ex-Première dame Simone
Gbagbo, sont encore en détention. Des dizaines d'autres personnes, des civils
et des militaires en poste sous le régime déchu, restent aussi en prison,
souvent dans le Nord.
Les huit détenus qui bénéficient de la liberté provisoire sont inculpés de
génocide et de crimes de sang pour certains, d'autres seulement d'atteinte à
la sûreté de l'Etat ou d'infractions économiques.
La liberté provisoire a aussi été accordée à une neuvième personne, l'homme
d'affaires franco-ivoirien Ibrahim Magassa, selon une source judiciaire. Il
était détenu en raison d'un litige commercial.
Le pouvoir était de plus en plus fortement poussé à faire un geste
d'apaisement envers l'opposition politique après les tensions des derniers
mois. "Il y a eu tellement de pressions en ce sens", notamment de la France,
ex-puissance coloniale, a affirmé une source diplomatique.
L'ex-président Gbagbo est détenu depuis novembre 2011 à La Haye par la Cour
pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité
commis durant la crise.

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