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Notre Voie N° 4304 du 27/12/2012

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Malgré le milliard qu’il a reçu de l’Etat : Ernest Adjovi refuse de payer les droits d’auteur au Burida
Publié le jeudi 27 decembre 2012  |  Notre Voie


Musique
© Abidjan.net par Nathan Koné
Musique : Ernest Adjovi lance officiellement les Kora Awards 2012
Mercredi 28 novembre 2012. Abidjan. Complexe du Wafou, à Vridi. Ernest Adjovi, initiateur du projet, lance officiellement les Kora Awards 2012, qui se tiendront le 29 décembre 2012 au palais des congrès de l`Hôtel Ivoire, en présence de l`artiste américain Chris Brown et du groupe nigerian P Square


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La soirée des Koras Awards et le concert de la star américaine Chris Brown auront-ils lieu les 29 et 30 décembre au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire et au Stade Houphouet-Boigny ? Pas si sûr, si l’on s’en tient à une source proche des organisateurs qui indique que le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) pourrait interdire ces manifestations. Selon l’informateur qui dit ne pas comprendre l’attitude désinvolte du patron des Koras Awards, le Béninois Ernest Adjovi, celui-ci refuserait catégoriquement de se soumettre à la loi ivoirienne en matière d’exploitation des œuvres de l’esprit. Cette loi exige de tout organisateur de spectacle, la paiement des droits d’auteur au Burida avant le lancement d’un spectacle. Le non paiement de ces droits entrainant ipso facto la non autorisation par le Burida de l’événement.

Pour ce qui est de la soirée des Koras Awards, ce 29 décembre au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire, et le spectacle du 30 décembre au Stade Houphouet-Boigny, Ernest Adjovi, le principal organisateur, a déjà payé, a-t-on appris, les cachets des artistes qu’il a fait déplacer. Notamment la star américaine Brown qui aurait perçu comme cachet la faramineuse somme de 500 millions de fcfa. Mais curieusement, Adjovi ne veut pas s’acquitter des droits qui reviennent au Burida.

C’est que, avant tout spectacle, l’organisateur se doit de solliciter du Burida, l’autorisation des auteurs d’œuvres de l’esprit moyennant paiement de droit d’exécution. Si les sociétaires constatent que le spectacle est d’utilité publique, ils peuvent demander que l’organisateur paie un forfait ou rien du tout. Mais à l’heure où le Burida, comme l’ensemble de la société ivoirienne, broie du noir, on le voit mal autoriser des spectacles gratuits.

Selon un des collaborateurs d’Ernest Adjovi, son patron n’ayant pas approché le Burida, la société des droits d’auteurs a pris rendez-vous avec lui pour une séance de travail. «Mais apparemment, ils ne se sont pas entendus. Le patron devrait retourner les rencontrer mais il ne l’a pas fait. Il ne veut même plus les prendre au téléphone. Le Burida a menacé. Mais des autorités sont intervenues pour que la menace ne soit pas mise à exécution. Les deux spectacles auront lieu, j’en suis sûr. Mais je ne sais pas qui va payer au Burida les droits que refuse de payer le boss», explique-t-il.

La vente des cassettes et autres CD s’étant rarefiée à cause des fraudes massives constatées et la contre-façon, le Burida ne vit plus aujourd’hui que des droits d’explotation des œuvres artistiques. Les normes internationales et nationales en matière de perception des droits d’auteurs exigent que les organisateurs paient à la société des droits d’auteur 8,9% de leur budget artistique.

Dans les textes du Burida, lorsque cette somme attérit, elle sert à payer pour 15%, le fonctionnement de la maison et le reste est réparti aux artistes concernés. Selon un expert, les 8,9% appliqués au budget artistique des Koras Awards et au spectacle du stade Houphouet-Boigny peut tourner autour de 176 millions fcfa.

Une somme que tous les artistes trouvent dérisoire eu égard au milliard que Adjovi a reçu grâcieusement de l’Etat de Côte d’Ivoire mais aussi au prix très élevé des tickets d’entrée au palais et au stade : 1000.000 fcfa et 100.000fcfa respectivement.

Si Adjovi refuse de s’exécuter, c’est sans doute parce qu’avant lui, un organisateur de spectacle avait refusé de payer au Burida, les droits de la caravane de la réconciliation. Alors qu’il a reçu de l’Etat, 843 millions de fcfa (il a empoché 400 millions), les droits d’auteur y compris, il n’a versé aucun sou à la maison des artistes comme droit d’exploitation de leurs œuvres. Jusqu’à présent, le Burida continue de réclamer son dû et court toujours après l’organisateur sans que la tutelle, le ministère de la Culture, ne dise mot.

Pourtant, dès sa prise de fonction, il y a près de deux ans, le ministre de la Culture, Maurice Bandama, avait tout remis en cause au Burida et mis sur pied un comité de gestion pour, avait-il assuré, assainir les finances de cette importante maison. Devant les refus des organisateurs de payer les droits d’auteurs, les artsites comprennent difficilement que leur ministre si bavard, soit devenu aphone comme une carpe. Ceci expliquerait-il cela ?

Abdoulaye Villard Sanogo

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