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Politique Publié le vendredi 28 décembre 2012 | Le Patriote

Audience/Le Premier ministre malien reçu par le Chef de l’Etat

© Le Patriote
Le nouveau Premier ministre malien Diango Cissoko
Le Président de la République, Alassane OUATTARA, a reçu hier, en audience, M. Diango Cissoko, Premier Ministre du Mali, au Palais de la Présidence de la République.
A sa sortie d’audience, M. Diango Cissoko a indiqué être venu porter un message d’amitié, de fraternité et de reconnaissance du Président malien, SEM. Dioncounda Traoré, à son homologue ivoirien, Président en exercice de la CEDEAO, pour tous les efforts que déploie l’organisation sous-régionale depuis le déclenchement de la crise au Mali.
Le Premier Ministre malien a ajouté que son pays demande davantage de soutien à la CEDEAO afin que le Mali sorte rapidement de cette crise en recouvrant le Nord de son territoire et en organisant des élections transparentes, démocratiques et crédibles qui ne généreront pas de crise postélectorale.
Se prononçant sur la prochaine intervention militaire dans son pays, M. Diango Cissoko a souligné que l’on peut faire confiance à cette intervention qui aura lieu, selon lui, dès que les conditions seront réunies. Pour lui, son pays fera en sorte que ses conditions soient réunies le plus rapidement possible.
Pour ce qui est des relations bilatérales entre le Mali et la Côte d’Ivoire, le Chef du Gouvernement malien a indiqué avoir échangé avec son homologue ivoirien, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, sur la coopération bilatérale entre les deux pays et les moyens de la renforcer.
Le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, Charles Diby Koffi, ont assisté à cette audience.


3 questions à... Koné Abdoulaye, président du Conseil général d’Odienné : “Le Conseil régional va booster le développement de nos deux régions”
L’Etat a décidé de dissoudre les Conseils généraux au profit des Conseils régionaux. Dans cet entretien, Koné Abdoulaye, président du Conseil général d’Odienné évoque l’intérêt de ce changement non sans relever ce que sa collectivité territoriale a pu apporter à Odienné en termes de développement.
Le patriote : Vous êtes le président du Conseil général du département d’Odienné. Qu’a pu bien apporter cet instrument en termes de développement à Odienné ?
Koné Abdoulaye : Le Conseil général d’Odienné a été créé en 2002 et nous en avons été les premiers dirigeants. Je peux dire que sans le Conseil général, la situation de crise que nous avons connue aurait été pire pour nos populations. Parce que lorsque la guerre s’est déclenchée, tous les fonctionnaires sont partis. Que ce soit le personnel de Santé, de l’Education nationale. Le Conseil général s’est retrouvé comme le seul organe qui pouvait apporter quelque chose aux populations de la Région d’Odienné. Par exemple au niveau de la Santé, toutes les sages-femmes, tous les infirmiers et médecins sont partis. Le Conseil général s’est substitué à l’Etat. Il a recruté des médecins, sages-femmes et infirmiers et a fait en sorte que le Centre hospitalier régional(CHR) d’Odienné soit ouvert et soit fonctionnel. Le Conseil général a en plus acheté des ambulances et ces ambulances ont aidé à transporter des malades de tous les villages de la Région qui venaient se faire soigner à Odienné. Ce sont des milliers de vie que nous avons sauvée.

LP : Koné Abdoulaye : Les actions de la collectivité territoriale se limitent-elles là ?
K.A : Au niveau de l’école, le Conseil général a permis d’éviter un génocide intellectuel. Nous avons posés de nombreux actes dans divers autres domaines comme le Sport, les Infrastructures, etc. Bref, ce que je peux dire, c’est que le Conseil général est l’organe qui a permis à la région de survivre.

LP : On passe aujourd’hui des Conseils généraux aux Conseils régionaux. Que vous inspire ce changement?
K.A : Je pense que l’idée est fondamentale. Parce que l’idée que le président a eu, c’est qu’au niveau du département, ça faisait un foisonnement de structures décentralisées, donc il fallait faire en sorte qu’il y ait des régions, des pôles qui puissent permettre vraiment de porter des projets d’une certaine envergure. C’est pourquoi, les régions qui recouvrent plusieurs départements ont été créées. Ce regroupement permet aujourd’hui aux actions des collectivités de toucher un plus grand nombre de personnes. Dans le cadre du Denguélé, je pense que l’avènement du Conseil régional est une bonne chose.
Réalisée par COULIBALY Zoumana
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