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Le Patriote N° 3931 du 28/12/2012

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Sabri Lamouchi (Sélectionneur des Eléphants) : “Un seul joueur ne peut pas nous faire gagner un match”
Publié le vendredi 28 decembre 2012  |  Le Patriote


Football/CAN
© Abidjan.net par Atapointe
Football/CAN 2013: Point de presse du sélectionneur Sabri Lamouchi
Jeudi 12 décembre. Sabri Lamouchi, le sélectionneur de l`equipe nationale donne la liste des 23 élephants retenus pour la CAN 2013.



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Le choix des 23

«Je suis très heureux d’être ici pour donner la liste des joueurs qui disputeront la 20è CAN de la Côte d’Ivoire. Et il était inacceptable qu’une Coupe d’Afrique se joue sans la Côte d’Ivoire qui a eu un incroyable tirage contre le Sénégal. Mais les joueurs ont pu qualifier le pays pour la CAN 2013 en Afrique du Sud. Les choix qui ont été faits sont très simples. Il y a un groupe que j’ai découvert quand je suis arrivé avec lequel j’ai disputé mon premier match contre la Tanzanie et ensuite le Maroc. Ensuite, il m’a fallu voyager, regarder des matches tant ici à qu’à l’extérieur pour suivre des joueurs. C’est donc après tout cela que j’ai choisi de sélectionner un groupe. Et c’est ce groupe qui remportera la CAN 2013 si nous avons la chance de le faire. Ce n’est pas tel ou tel joueur, mais c’est toute la sélection, toute la délégation. » Tels sont les propos liminaires de Sabri Lamouchi au moment de dévoiler la liste des 23 sélectionner pour la CAN 2013. Après quoi, le sélectionneur des Eléphants a répondu aux préoccupations des journalistes dont voici des morceaux choisis de leurs échanges. »

Le choix de Badra Ali…

« Si c’est une surprise pour vous elle est un peu moins pour moi. Lors d’une de nos conférences, j’ai toujours dit que la Côte d’Ivoire avait la chance d’avoir un grand gardien de but en la personne de Copa Barry. Parce que ces performances tant avec son club qu’avec la sélection nationale sont très valorisantes pour lui et son pays. Mais qui après lui ? Et donc comme vous le savez tous, il y a éventuellement un souci de relève après Copa Barry qui a 32 ans et qui, j’espère, va jouer encore de nombreuses années. Pour l’instant, nous avons du mal à trouver un deuxième voire un troisième gardien. Au mois de septembre dernier, nous avons avec l’aide de la FIFA, organisé un stage des gardiens de but. Bien avant, j’avais contre le match contre le Sénégal opté de prendre un gardien évoluant au plan local qui était Sangaré Badra. Durant quinze jours, j’ai dépêché un des adjoints pour venir ici à Abidjan. Il a pris sept gardiens (il brandit le rapport de son adjoint), Blaise Kouassi qui est un adjoint était avec Olivier Fedemarche lors de ce stage de gardien. Il fallait quelqu’un qui soit déjà habitué au groupe, c’est le cas de Sangaré Badra. Il fallait aussi trouver quelqu’un qui était meilleur que les autres. Et de l’avis de l’entraîneur des gardiens, c’est Sangaré Badra Ali. C’est donc sur ces critères que nous avons choisi Sangaré Badra comme le 3e gardien.»

… de Traoré Ismaël

« En ce qui concerne Ismaël, pour précision, il a disputé seulement 45 minutes contre l’Autriche. Nous n’avons pas une liste importante de défenseur et en ayant fait le tour de tous les championnats, Traoré Ismaël a un profil qui pouvait nous intéresser. Il est venu dans un groupe, il s’est adapté et il a joué d’une manière qui m’a plu, très sobre et qui nous a plus. Pour moi, la vie de groupe est un critère très déterminant et quand j’ai vu son adaptation lors du match contre l’Autriche, nous avons décidé de le sélectionner.»

Le cas Tiéné Siaka dit Chico

« Vous avez raison. Mais, je ne m’obstine pas. Tiené Siaka n’est même pas dans le groupe du PSG où tout grand joueur européen souhaite évoluer. Souvenez-vous lors du match contre le Sénégal. On m’a fait ce même commentaire non seulement au sujet de Chico mais aussi de Kolo Touré. Moi, je n’ai pas pour habitude d’encenser un joueur car pour moi le collectif est beaucoup plus important. Aussi, je n’ai pas l’habitude de tirer sur une ambulance. Il faut savoir que j’ai bien fait de garder Chico car Boka, à un moment donné, était blessé et ne jouait pas dans son club. Et dire que ce sont les deux options que nous avons à gauche. Si vous en avez une autre, je suis prêt à l’étudier avec vous. Pour l’instant, ce sont les deux options que j’ai et je fais avec. Mais je ne suis pas obstiné. La seule obstination, c’est de bâtir une équipe équilibrée. »

Un objectif commun

« C’est vrai que c’est ma première CAN, mais j’ai eu mon premier entraînement, mon premier match et on me dira cela jusqu’à ma prochaine compétition que je disputerais. La Côte d’Ivoire va jouer pour la 20e fois la CAN. Et il ne faut pas qu’on se trompe d’objectif : que cette sélection ne soit pas bonne, ne soit pas meilleure, mais au bout ramène la Coupe. Et ce que mon encadrement technique et moi faisons tous les jours, c’est de mettre dans les meilleures conditions les joueurs. Les bons rapports que nous faisons, et une bonne préparation ne garantissent pas un succès si les joueurs ne s’approprient pas le projet. Qui aurait pu parier une pièce sur la dernière finale de la CAN et le dénouement qu’il y a eu On a beau préparer les choses comme on veut, il faut un coup du destin et il faut le provoquer. Il faut qu’on soit honnête envers nous et que chacun fasse le sacrifice pour qu’on atteigne les objectifs qu’on s’est fixés. »

Préparation avant la CAN

« Il n’a jamais été question de jouer contre la RD Congo et moi j’ai opté pour un seul match amical pour des raisons toutes simples. Nous avons un lot de joueurs qui étaient à Abidjan, un autre qui a fini son championnat et qui est arrivé pour faire les fêtes de fin d’année à Abidjan et un autre lot plus précisément ceux d’Angleterre qui vont nous rejoindre le 5 janvier. On fera un entraînement le 6 et le 7 on fera des tests pour avoir une idée de la forme physique des uns et des autres. Ceux qui ont beaucoup joué ne peuvent pas avoir le même travail que les autres… Effectivement, le temps est court. Nous allons travailler sur le collectif. Travailler ensemble pour récupérer le ballon et quand on l’a, il faut en faire une bonne utilisation. Pour cela, il faudra avoir de la maîtrise collective tout en gardant un équilibre qui nous permette d’être le moins possible en danger.»

Libération des joueurs par leur club

« J’ai discuté avec pas mal d’entre eux. Il y a des joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs européens dont ils sont très importants, mais qui sont aussi importants pour leur pays. Il y a une date FIFA et quand c’est un club on la respecte. Mais si c’est le cas pour la sélection nationale, il faut aussi la respecter. Je fais en sorte de ne pas avoir de compromis ni avec l’un ni avec l’autre. La seule chose qui m’intéresse, ce sont les intérêts de l’équipe nationale. Aujourd’hui, c’est inconcevable de laisser un joueur comme Yaya Touré avec son club. Nous avons besoin de tous les joueurs et nous devons partir le 5 janvier à Abu Dhabi. »

La forme de Drogba

« C’est important de s’inquiéter de la forme du capitaine de son équipe quand on sait qu’il a beaucoup donné pour son pays. Mais s’il a aussi donné tant, il ne faut pas s’inquiéter pour lui car Drogba est un grand professionnel et un grand compétiteur. Effectivement, il y a un programme pour lui. Nous avons faire en sorte qu’il intègre un club et qu’il joue des matchs. La demande n’a pas été acceptée. Mais après, il s’est entraîné avec Chelsea. Quand l’équipe est partie pour le championnat du monde, j’ai fait partir Jean Macoins pour travailler avec lui et je peux vous dire que Drogba entre au centre d’entraînement de Chelsea à 9 heures et en sort à 17 heures tous les jours. Drogba est à Abidjan, le préparateur est là et il travaillera avec lui avec les autres qui sont déjà à Abidjan tous les jours à 14 H à 17 heures.»

La force du collectif

« Un joueur quel qu’il soit peut nous faire gagner un match. Mais, c’est le groupe qui gagne une Coupe. Et c’est cela que je répète constamment à mes joueurs. Le collectif devient plus important que l’individu et pourtant il y a des individualités. Qui doivent être à leur maximum mais au service du collectif. C’est pour cela que j’aime le slogan qui va nous accompagner à la CAN «Tous Unis pour la victoire» qui a beaucoup de sens. C’est un groupe qui aura besoin du soutien, de la détermination et de la générosité de tous pour espérer la Coupe à Abidjan.»
Par OG

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