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Notre Voie N° 4312 du 8/1/2013

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Dédicace collective aux Editions Balafons : Cinq auteurs se reconnaissent dans leurs différentes œuvres
Publié le mardi 8 janvier 2013  |  Notre Voie




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Fin d’année luxuriante aux Editions Balafons qui, en plus de son titre de meilleure éditrice 2012 de Côte d’Ivoire, vient de publier cinq livres de différents d’auteurs. Une fois mis sur orbite par le directeur de la maison, David Moussa Soro, les cinq auteurs ont défendu récemment leurs œuvres, au cours d’une dédicace collective, au Manhattan Suites, à la Riviera-Attoban. Il s’agit de Liazéré dans «Le pari de Dizo» (théâtre), Wêrêwêrê Liking dans «Le parler-chanter» (théâtre), Josué Guébo avec «L’homme du pont» (recueil de nouvelles), Esther Coulibaly à travers «Le vent de la résurrection» (témoignage) et Ouréga Sylvestre pour «La veuve dorée» (récit).

A l’unanimité, au cours des échanges ayant suivi la présentation de leurs œuvres, les auteurs ont reconnu qu’une œuvre littéraire, qu’elle soit une fiction ou non, reflète toujours un brin d’expérience ou d’état d’âme de son auteur. Liazéré – «Prix Découverte Rfi-Théâtre Sud-Océan indien 98» avec sa pièce – N’en fait pas mystère : «Une œuvre, c’est un peu de nous dans le texte, le mot. J’ai écrit ce livre sur les enfants de la rue après investigations», a-t-il insisté, avant de persister : «Le pari de Dizo» est un chant, un discours pathétique. J’ai écumé toutes les salles de cinéma d’Abidjan avec eux.

Le discours de Dizo, c’est le discours de Liazéré. Je l’assume.»

Dans ce livre écrit en une année, Liazéré a dit y avoir injecté un peu de nouchi (le français
d’Abidjan, ndlr). Pour lui, c’est avant tout une poésie des enfants au niveau de discours mesuré, de sorte qu’il soit accessible à tous. Par ailleurs, Liazéré a conseillé son œuvre, un mélange de théâtre et le cinéma, à tous les techniciens et praticiens de ces arts, mais également à des personnes désireuses de s’essayer à l’écriture.

«Le Pari de Dizo» est l’histoire d’un enfant de la rue, Dizo, qui touche d’abord le fond de la misère, devient ensuite directeur général d’une maison d’assurance et, enfin, reconnaissant aux petites gens de son milieu d’hier, non sans écueil.

Dans la foulée, Esther Coulibaly a reconnu, pour sa part, que «Le vent de la résurrection», qui
relate, en 16 chapitres, la vie nouvelle de Samira qui rencontre Jésus-Christ, est son propre souvenir en reconnaissance à Dieu. Elle entend ainsi donner la paix à tous les Samira de la terre qui souffrent.

Avec Josué Guébo, c’est «L’homme du pont», un recueil de 15 nouvelles fraîches écrites lors de ses séjours, en 2011, au Togo, que l’on découvre. Le jeune président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (Aeci) y communique «des tranches de vies, des expériences vécues» qu’il s’est attelé à mettre en forme dans un style fluide qui tranche avec l’âme poétique qu’on lui connaît.

A travers «Le parler-chanter », Wêrêwêrê Liking replonge dans son passé d’arts vivants qu’elle
pratique et enseigne depuis les années 70. La prêtresse du Village Ki-Yi, tout au long d’un plateau de 5 pièces, toutes déjà interprétées par le groupe en module ou collectivement, revisite les esthétiques (percussions, chants, danse, conte, marionnettes…) qui caractérisent cette véritable école de la vie.

C’est encore une autre tranche de vie sans doute oubliée qu’actualise Sylvestre Ouréga qui,
dans «La veuve dorée», dénonce les préjugés défavorables et des maltraitances qui accompagnent certaines femmes au sein de certaines sociétés, suite au décès de leur mari.
Avec les Editions Balafons, son directeur David Moussa Soro ambitionne de «contribuer au
renouvellement de l’intelligence et de la connaissance en Côte d’Ivoire» à travers tous les genres littéraires et des publications. Cette dédicace en bloc s’inscrit donc dans cette dynamique, si l’on en croit le professeur titulaire de philosophie, enseignant-chercheur à l’Université de Bouaké.

Schadé Adédé

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