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Transports : suppression des activités des ‘’Gnamboros’’ : Ce qui divise les transporteurs
Publié le lundi 14 janvier 2013  |  Le Nouveau Consommateur Hebdo




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La suppression des ‘’Gnamboros’’ du secteur des transports est diversement perçue par les transporteurs, bien que la plupart d’entre eux sont d’accord avec la décision prise par le patron en second du BASA.

Plusieurs transporteurs ont salué la décision prise, récemment, par le deuxième responsable du BASA, Koné Zacharia, qui a invité expressément les ‘’Gnamboros’’(les chargeurs des mini-cars et des taxis communaux) a ne plus exercer leurs activités. Cette mesure est perçue comme un ouf de soulagement par bon nombre de transporteurs. Mamadou Coulibaly assurant la ligne Adjamé Renault-Treichville affirme sans détours : « C’est une décision salutaire, car elle va permettre de ramener un peu d’ordre dans le milieu. » Fougnigué Sékongo, chauffeur exploitant la ligne Adjamé-Riviéra, partage cet avis. « Koné Zacharia a pris une très bonne décision. Les chauffeurs ne nous laissent aucun répit à cause de notre argent qu’ils prennent très souvent par force, et on est obligé de s’exécuter au risque de voir ces individus abîmer nos véhicules. Une bonne partie de ce que nous gagnons se retrouve dans leurs poches. » Ce que Sékongo trouve ahurissant, c’est que les ‘’Gnamboros’’ fixent et imposent les montants que les transporteurs doivent leur reverser. « Des individus qui ne connaissent pas le prix d’un véhicule et qui imposent ce que nous devons payer pour travailler. Ce n’est pas normal », lance sur un ton de colère ce dernier. Selon Mamadou Coulibaly, il ne faut que le projet se limite là. « Je souhaiterais qu’il y ait une organisation au niveau des syndicats de transports. Nous chauffeurs souffrons énormément. S’il y a une organisation à ce niveau, nous serons les premiers bénéficiaires. Il faut que le rôle de chaque syndicat soit clairement défini, pour éviter le désordre. Il faut qu’on sache qui fait quoi. Nous cotisons tous les jours de l’argent, il est donc normal qu’on sache comment notre argent est utilisé. Or, honnêtement, ce n’est pas le cas pour l’heure. Il faut également que celui qui a pris cette décision, essaie de réunir les syndicats pour voir comment ils pourront collaborer, afin de nous aider dans notre travail. ».Apres avoir remercié l’initiateur du projet, Sékongo souhaite que Koné Zacharia aille plus loin afin de réorganiser le secteur pour le bien être des transporteurs. D’autres transporteurs ne sont pas d’avis avec ces derniers. C’est le cas de Mohamed Traoré transporteur de la ligne Adjamé Renault-Treichville. A l’en croire, cette décision a été prise pour faire, ‘’implicitement’’, la part belle aux éléments des FRCI. « Cette décision ne nous arrange pas, parce que sans les syndicats, nous ne sommes rien. Actuellement, les éléments des FRCI viennent sur le terrain, ils emportent nos pièces et personne ne peut nous aider en allant les retirer. Quand on les suit, ils nous frappent, ils nous tabassent. Nous ne savons donc plus à quel saint nous vouer. Ils nous rançonnent 500 francs ou 1 000 francs sans un bout de papier pour attester que nous avons donné de l’argent. Il y a même des véhicules qui se retrouvent en fourrière à cause de cela. Il faut pour les retirer payer au minimum 3 000 francs, sinon 5 000 francs. » Les avis des transporteurs sont partagés sur le sujet.

Les syndicats saluent la décision de Koné Zacharia

Les syndicalistes du milieu du transport se sont également prononcés, sur la décision de Koné Zacharia. Les membres de cette corporation, dans leur grande majorité, saluent la mesure arrêtée par ce responsable de l’armée nationale. « C’est une bonne décision », renchérit Mamadou Sangaré, syndicaliste sur la ligne carrefour cité université d’Abobo-Akéikoi. Pour lui, « les ‘’Gnamboros’’ sèment le désordre, l’anarchie, la zizanie. Ils se querellent avec les apprentis, les chauffeurs et souvent avec nous ». Et d’ajouter par la suite, « s’ils partent, il y aura moins de bagarres dans notre milieu ». Tout en saluant la décision, Issa Ouattara, qui gère un groupe de syndicalistes aux encablures de la marie d’Abobo, fait remarquer que les « ‘’Gnamboros emmerdent les transporteurs. Ils sont agressifs quand ils demandent l’argent ». Issa dit ne pas comprendre quand les ‘’Gnamboros’’ « réclament le même montant que, ce que le client paye. Dans ce cas, ce sont les transporteurs qui sortent perdants ». Poursuivant, notre interlocuteur nous fait une révélation de taille : «Ce sont les transporteurs qui ont mis en place les ‘’Gnamboros’’, mais ils sont devenus emmerdants, puisqu’au départ, on ne leur remettait que 50 francs ou 100 francs. A présent, ils se prennent pour nos patrons. » Personne n’a imaginé un seul instant que les ‘’Gnamboros’’ subiraient un tel sort. Attendons de voir ce que cela va donner dans les faits, sur le terrain.

Jérémie Junior

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