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L`intelligent d`Abidjan N° 2744 du 23/1/2013

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Douanes ivoiriennes / Après 6 mois de couverture médicale - Des grincements de dents déjà
Publié le mercredi 23 janvier 2013  |  L`intelligent d`Abidjan




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Les douaniers de Côte d’Ivoire ne sont pas du tout contents des nouvelles mesures prises par leur assureur, la Société Nationale d’Assurance et de Réassurance en Côte d’Ivoire (SONAR-CI), qui avait remporté l’appel d’offre lancé juste quelques mois, après la nomination du Colonel-Major Issa Coulibaly comme directeur général des Douanes. Une prouesse qui avait fait couler beaucoup d’encres et de salives. Puisque certaines organisations syndicales des douanes avaient décrié le dépouillement qui s’est fait au détriment de l’ex-assureur, la SIDAM. Pour le moment, sur les huit syndicats que comptent cette régie, c’est la Syndicat pour la défense des droits des Douaniers de Côte d’Ivoire (SDDD-CI) qui est monté au créneau le 17 Janvier. Le Secrétaire général dudit syndicat vient de déposer un préavis de grève qui court jusqu’au 25 janvier 2013. « Nous ne regrettons pas d’être partis à la SONAR-CI. Mais c’est le traitement qui nous est offert depuis juillet 2012 qui pose problème », a indiqué Michel Déhilisson. Pour lui, la réduction du réseau des cliniques dans le District d’Abidjan, passant de 75 à 38 est préjudiciable à sa corporation. Quand on y ajoute le ticket modérateur de 20% que doivent payer les soldats de l’économie ivoirienne avant de recevoir des soins en hospitalisation, « il y a de quoi à afficher le mécontentement». Mais quelle suite la SDDD-CI voudrait donner à cette nouvelle mesure ? A ce sujet, Michel Déhilisson, est catégorique : « Nous avons interpelé la direction générale sur le ticket modérateur. Mieux, nous avons proposé qu’un nouvel appel d’offre soit fait pour choisir un autre assureur, mais la direction générale est restée sur sa position. Vous comprenez donc que si nos revendications ne sont pas prises en compte, nous rentrerons en grève », a-t-il averti. En outre, Michel Déhilisson réclame l’affectation des agents mis à la disposition de la direction des ressources humaines, le paiement de la prime de transport aux agents ainsi que la dotation de façon régulière en carburant des chefs de services et des ayants droit.

La position du Collectif des syndicats de douanes
Au niveau du collectif des syndicats de douanes, l’heure n’est pas à la production d’un préavis de grève dans cette affaire de couverture médicale. Le faisant, le collectif des syndicats de douanes a en mémoire que le conflit généré par le choix du nouvel assureur, après la crise postélectorale, avait presque viré sur le champ politique. « Nous nous étonnons aujourd’hui, qu’alors qu’on paye 518.000 FCFA par douanier, il faille payer encore un ticket modérateur de 20% pour avoir accès aux soins. Mais nous n’avons déposé aucun préavis de grève. Il faut que cela soit su de tout le monde », fait savoir un membre du collectif. Au Syndicat de la Coordination Nationale des Agents des Douanes de Côte d’Ivoire (SYCONAD-CI), observation et abstention sont de mises. Pas question de s’immiscer dans ce conflit à venir. « Si vous faites un flashback (Ndlr une retrospective), vous verrez que c’est la SDDD-CI qui avait soutenu le choix de SONAR-CI qui veut aujourd’hui, faire la grève », rappelle Serey Doh, secrétaire général du SYCONAD-CI, par ailleurs porte-parole du collectif des syndicats en Douane. Pour lui, les choses sont claires : « tout syndicat qui a des documents requis respectant la réglementation est libre de mener ses activités ». A la question de savoir si son mouvement entend s’adjoindre à cette manifestation annoncée, Serey Doh a fait cette précision : « Epargnez-moi de commenter le mot d’ordre de grève qui a été lancé. Ça ne doit pas être ma préoccupation. Un syndicat est libre de mener ses activités syndicales. Jusque-là, la préoccupation de ce syndicat ne nous inquiète pas. Je suppose que c’est pour le bien-être de l’Institution douanière et partant, de tous les agents des douanes ». Mieux, le SYCONAD-CI voit en ce préavis de grève une récupération malsaine de son combat. « Nous sommes en mesure de parler de l’assurance maladie. S’il y a un groupe qui doit critiquer l’assurance qui pose problème aujourd’hui, c’est bien le collectif. Mais hier, nous n’avons pas été compris. Nous sommes allés à l’unisson pour éviter qu’il y ait des remous à la douane. Parce qu’il n’y a jamais eu d’animosités entre la direction générale et nous ».

Mettre le service social à contribution et aller à la mutuelle.
Les solutions pour éviter que les soldats de l’économie aillent à la grève foisonnent. Selon la direction générale qui a entériné la nouvelle mesure de la SONAR-CI, il y a bel et bien des excès de la part des agents des douanes dans l’utilisation des cartes d’assurances. Une pratique qui a entraîné ‘’un taux de sinistralité inacceptable’’. Un déséquilibre a donc été créé dans la balance de gestion de la SONAR-CI puisque les dépenses sont montées à un niveau supérieur à celles des cotisations. Cotisations qui, si on s’en tient au prélèvement fait sur chaque douanier (518.000FCFA) est au-delà d’un milliard de FCFA, là où la SIDAM percevait 700 millions de FCFA. A défaut d’aller maintenant à la mutualisation tant réclamée. Il importe, comme le fait l’inspection des douanes régulièrement de savoir si chaque douanier est à son poste, de fournir les moyens au service social afin de vérifier dans les cliniques du réseau la liste des hospitalisés. Car à analyser de près la position de l’assureur, les excès constatés pourraient être le résultat de la triche. « La conclusion à laquelle on aboutit c’est que même si on envoie une assurance japonaise, ou même israélienne pour ne citer que celles-là, il y aura toujours problème. C’est une question de psychologie. Ce qui importe, c’est d’aller à la mutuelle comme les autres régies », pense le porte-parole du collectif des syndicats.

K. Hyacinthe

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