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Le Patriote N° 3951 du 23/1/2013

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    Mahama Coulibaly (Président de la chambre des afficheurs de Côte d’Ivoire) : “1000 panneaux seront extirpés du District d’Abidjan”
    Publié le mercredi 23 janvier 2013  |  Le Patriote




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    Président de la Chambre des afficheurs de Côte d’Ivoire, Mahama Coulibaly explique, dans cet entretien, le sens de l’opération de destruction de panneaux publicitaires illégaux du District d’Abidjan.

    Le Patriote : Une campagne pour débarrasser le District d’Abidjan des panneaux d’affichage illégale. Comment appréhendez-vous cette opération ?
    Mahama Coulibaly : Elle est moins douloureuse parce qu’on s’y attendait. Vu le niveau d’anarchie, cela allait finir forcement par éclater. Et quand ça éclate, l’économie de manière globale prend un coup pour tout le monde. Je préfère plutôt dire qu’on est dans une réorganisation pour faire refleurir le secteur de l’affichage en Côte d’Ivoire. On essaie de le prendre avec philosophie pour ne pas baisser les bras et réussir à participer à la nouvelle vision, à l’organisation qu’il faut mettre en place pour avoir des économies durables.

    L.P : Tous les acteurs ont donc été informés de cette mesure qui va permettre de réorganiser le secteur ?
    M.C : Je tiens à dire que le travail de réorganisation est antérieur aux nouvelles autorités. On y a travaillé, il y a un peu plus de trois ans. Mais, ils ont à présent le bon rôle de prendre leurs responsabilités, pour mettre de l’ordre parce que s’il y a des acquis il faut pouvoir passer à l’acte. On n’est pas surpris je le dis, mais on tient à ce qu’on soit les vrais acteurs de cette réorganisation. Nous connaissons bien l’environnement, depuis que la Côte d’Ivoire est au travail. On sait de quoi il s’agit, il faut dire qu’on a été associé à ce plan de réorganisation du secteur de l’affichage. Je souhaite qu’on ne parle pas de démentiellement mais plutôt qu’on parle de réorganisation de l’affichage selon des normes minimum.

    L.P : Y a-t-il des impacts négatifs et/ou positifs sur les acteurs du secteur ?
    M.C : Evidemment, il y a des impacts certains au niveau économique. En temps et en heure, on fera une évaluation financière, sociale et économique de la mesure. J’ai oui dire que lorsqu’on a été responsable de l’anarchie, on doit payer les conséquences. Je dis non. On y a travaillé parce que le contexte était particulier. Sachez que l’affichage a beaucoup contribué à l’élection du président de la République. Quelle que soit le niveau d’anarchie dont parle tout le monde, ça semblait être un secteur juteux donc, n’importe qui y est rentré par n’importe comment. Les professionnels veulent maintenant jouer leur rôle et que l’Etat nous aide. Je crois qu’on est dans cette dynamique.

    L.P : L’opération de démentiellement se passe t-elle correctement ? N’y a-t-il pas de dérapage ?
    M.C : Pour le moment, oui. Il a fallu y avoir des dérapages. Mais, nous sommes vigilants. Nous allons très rapidement recadrer les choses. Lorsque les décisions sont données au haut niveau à l’opérationnel, il y a toujours quelques soucis. Heureusement, qu’on est assez vigilant. En tant que Président de la chambre, je prendrai mes responsabilités, on y a travaillé. Je pense que les choses vont se passer comme prévues. Il ne faut pas du tout se voiler la face. C’est le moindre mal, ce qu’on est en train de mettre en place.

    L.P : Quels sont les critères qui président à l’identification d’un panneau illégal ?
    M.C : Les panneaux sont illégaux par la propriété. On avait fait deux séries de recensement en 2011 et en fin d’année 2012. Cette opération nous a permis d’identifier plus de 700 panneaux inconnus par la propriété. Comment on dit qu’un panneau est inconnu par la propriété. On dit qu’un panneau est inconnu par la propriété, lorsqu’il n’a pas de stickers, d’identifiant de la société qui l’a fabriqué et qui travaille là-dessus. On a fait un appel dans la presse pour demander aux entreprises de sticker leurs panneaux afin de faire un recoupement. A partir de ce moment, les panneaux, qui ne portent pas de stickers, sont des panneaux sans propriétaire et donc illégaux. Ensuite, il y a des panneaux qui portent des noms de certaines régies mais ces régies publicitaires n’ont pas d’agrément délivré par le Conseil Supérieur de la Publicité (CSP). C’est cet ensemble de choses qui permettent de dire qu’un panneau est illégal ou non. Si le processus va jusqu’à son terme, ce sont mille panneaux qui seront extirpés du District d’Abidjan. Le plus important, ce n’est pas de mener cette vaste campagne de réorganisation du secteur, mais de mettre en place un comité de concertation et de suivie de cette opération pour éviter qu’on ne retombe pas dans cette anarchie. On souhaite aussi que toutes les régies arrêtent de poser les panneaux pendant cette période.
    Réalisée par Moussa Kéita

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