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Politique Publié le lundi 28 janvier 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Déstabilisation / Paul Koffi Koffi fait encore des révélations sur l’attaque d’Agban : ‘‘Ceux qui ont attaqué recevaient 2000 FCFA après chaque entraînement’’

© L’intelligent d’Abidjan Par Prisca
Insécurité à l’ouest : réunion de crise des hauts commandements militaires avec le ministre Paul Koffi Koffi
Lundi 11 juin 2012. Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi (photo) et les différents commandements de l’Armée ivoirienne, de la Force Licorne et de l`ONUCI ont tenu une réunion de crise sur la situation qui prévaut à l`ouest du pays
On en sait un peu plus sur la tentative de prise du camp de gendarmerie d’Agban, le 21 décembre dernier. A Agboville, dans le cadre d’une visite de terrain le samedi 26 février 2013, le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense a invité les populations à la coopération avec les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), pour mettre hors d’état de nuire, tous ceux qui nourrissent le secret dessein de déstabiliser la Côte d’Ivoire.

Après Bonoua, Dabou, Sikensi, Tiassalé, Afféry, Akoupé et Adzopé, Paul Koffi Koffi s’est rendu à Agboville, l’une des villes formant la ceinture d’Abidjan où des attaques répétées contre les positions des FRCI ont eu lieu à Ery-Makoudjé, le 8 août et le 15 décembre 2012. «La plupart de ces attaques sont conçues et pensées dans la périphérie d’Abidjan, où viennent se cacher des malfrats, des bandits de grands chemin et certains de nos parents qui ne se sont pas mis dans le train de la réconciliation pour porter le coup à leur propre pays. C’est inacceptable et intolérable. Nous sommes tous perturbés lorsque, la nuit, nous entendons des tirs de mortiers et de kalachnikov, comme pour nous dire que la paix n’est pas encore revenue et qu’après tout ce que nous avons connu comme atrocités et crimes, certains pensent qu’il faut procéder de la sorte pour arriver au pouvoir ou empêcher le gouvernement du Président Alassane Ouattara de travailler (…) Dans vos forêts, il y a des jeunes qui s’adonnent à la culture de cannabis et se forment au maniement des armes. Mais ce que vous ne savez pas, c’est que concernant l’attaque du camp d’Agban, ceux qui ont attaqué recevaient 2000 FCFA après chaque entraînement», a révélé le ministre en charge de la Défense. D’où son appel à une collaboration plus franche entre les populations et les éléments des FRCI basés à Agboville. «Les informations que les populations nous ont données ont permis d’arrêter 6 coupeurs de route à Sikensi», a fait savoir Paul Koffi Koffi. Le porte-parole de la chefferie traditionnelle Abbey et Krobou de la région de l’Agnéby-Tiassa, nanan N’dori, a voulu comprendre les raisons des violences et brimades subies par les populations du village de Grand-Yapo, où des jeunes, des vieillards et des femmes ont été bastonnés et molestés après l’attaque du 15 décembre à Ery-Makoudjé. «Nous avons rappelé au Président de la République notre attachement aux valeurs de la République et nous avons dit la même chose à notre ministre de tutelle, Hamed Bakayoko. Notre sol ne sera pas un endroit pour la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Le peuple Abbey et Krobou est un peuple de paix et il n’est pas prêt à tolérer de tels actes. Nous restons toujours attachés aux valeurs de paix et de réconciliation, mais nous entendons çà et là, que notre région serait un réservoir de caches d’armes et de miliciens et cela nous rend meurtris (…) Mais, nous avons encore en mémoire la répression brutale faite à l’encontre des populations de Grand-Yapo, qui ne comprennent toujours pas ce qui leur est arrivé après l’attaque d’Ery-Makoudjé (…) Comment une telle brutalité a pu leur être infligée de la part des forces régulières censées les protéger ?», s’est-il interrogé.

Les excuses de Paul Koffi Koffi aux populations de Grand-Yapo

Avant de répondre au porte-parole des chefs traditionnels de la région, Paul Koffi Koffi a présenté ses excuses aux populations de Grand-Yapo pour les désagréments subis. «On vous présente nos excuses. Les populations de Grand-Yapo ont été brutalisées et perturbées parce que nous avons des informations sûres que les gens sont partis de ce côté», a-t-il dit avant de se faire expliquer le film de l’attaque du corridor d’Ery-Makoudjé par le commandant en second des FRCI, le lieutenant Thierry Junior.
Olivier Dion envoyé spécial
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