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L`intelligent d`Abidjan N° 2748 du 29/1/2013

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Enquête / Méthodes contraceptives en Côte d’Ivoire : Danger deux fois plus important pour la pilule de 3ème génération
Publié le mardi 29 janvier 2013  |  L`intelligent d`Abidjan




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La polémique enfle en ce moment sur l’usage et les effets secondaires des pilules de 3ème et 4ème génération en France. Une dame, aurait été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral), qui la laisse fortement handicapée. C’est dit-on, la conséquence d’une thrombose, qui est un caillot de sang bouchant la circulation sanguine. A cet effet, elle a déposé une plainte contre les laboratoires BAYER, et depuis, cela suscite les controverses les plus vives. Aux Etats-Unis, on compte en moyenne, 15.000 plaintes sur le même sujet. Qu’en est-il en Côte d’Ivoire ? Les pilules de 3ème et 4ème génération existent-elles en Côte d’Ivoire ? Quels sont leurs impacts sur la gent féminine ? Quelle est la différence entre les pilules de 1ère, 2ème et 3ème génération ? Pourquoi ces pilules de 3ème génération sont-elles plus à risque ? Quels sont les examens nécessaires avant l’usage de ces pilules ? Autant de questions que nous éluciderons à travers cette enquête.
L’histoire de la pilule, c’est l’histoire de l’évolution de la contraception. La contraception, selon le docteur Bamidélé Sikoirou, médecin-chef, directeur du Centre Communautaire d’Abobo-Té, c’est «l’ensemble des moyens mis à la disposition des individus ou des couples pour leur permettre d’assurer une sexualité responsable, de façon à éviter les grossesses non désirées, d’espacer les naissances et de déterminer les tailles souhaitées de leur famille». A l’origine, la pilule initiale, celle de Pincus, 1954 ou 1956, est formée de deux hormones : la partie œstrogène et la partie progestérone. C’est donc l’association d’œstrogène et de progestatif qui donnent une pilule oestroprogestative ou progestative orale combinée.

Différents types de pilules
Il y a les pilules de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème génération. Toutes se retrouvent en la « pilule combinée », qui contient deux hormones progestatives et œstrogènes. Elles se prennent en général trois semaines par mois, avec un arrêt d’une semaine entre deux plaquettes. Mais il existe également des pilules combinées avec 28 comprimés, dont les derniers sont inactifs. Et la « progestative » qui ne contient, comme son nom l’indique, qu’un progestatif, elle se prend sans interruption. Toutes les pilules oestroprogestatives augmentent légèrement le risque de thrombose veineuse, en particulier phlébites, embolie pulmonaire. «Mais le risque est deux fois moins important que celles dites de 3ème et 4ème génération qui ont comme progestatif, le désogestrel et le levonorgestrel ou le norgestrel», explique Dr. Bamidélé.

Actions principales des pilules
Les pilules empêchent l’ovulation par le blocage de la LH et la FSH (appellations conventionnelles). Ses effets indésirables se manifestent par la nausée, le vertige, les aménorrhées, les céphalées et de légers saignements. Il faut noter que comme toute œuvre humaine, les pilules ont des limites. En effet, les pilules ne protègent pas contre les IST et contribuent à la réduction du lait maternel chez les nourrisses. Cependant, les pilules, par le biais des méthodes contraceptives permettent la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle, paternelle, néonatale et infantile. La pilule est également à l’origine de la réduction des complications dues à la grossesse et à l’accouchement, tout en participant considérablement à la prévention des grossesses à risque.

Les pilules de 3ème et 4ème génération et leur impact sur la gent féminine
Les risques des pilules de 3ème génération ont commencé à être suspectés précisément en 1995. Ils ont même été confirmés à de nombreuses reprises, en particulier en 2005. Pour Dr. Latha H, quoiqu’elles se prescrivent après consultation, mais présentent tout de même un risque deux fois plus important, n’étant pas acceptable quand il existe des alternatives plus sûres. Pour le Dr Bamidélé, «il serait préférable de réduire la prescription de ces pilules». «Il serait avantageux de faire un bilan à la recherche de trouble de la coagulation et des facteurs de risque de thrombose veineuse avant de prescrire ces pilules», fait-il. Mais, s’interroge-t-il, ‘’combien sont ces femmes ici, en Côte d’Ivoire ou sous les tropiques, à faire un bilan aussi complet avant de se voir placer sous contraceptif ?’’ Selon donc certains agents du corps médical, c’est en l’absence de ce bilan qu’il y a risque d’accidents, notamment des thromboses, qui sont en rapport avec le dosage des œstrogènes. En France, la ministre de la Santé a annoncé le déremboursement de cette pilule pour la fin du mois de mars. Alors que l'Agence européenne du médicament a indiqué, qu'il n'y a pas de "nouvelle preuve" justifiant l'arrêt de la prise des pilules de 3e génération, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, est allée dans le sens inverse, quelques instants plus tard. «Il n'y a actuellement aucune nouvelle preuve, suggérant un changement dans le profil de sécurité, connue des pilules combinées commercialisées. Il n'y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent leur contraception», a ainsi estimé l'EMA, basée à Londres. Par ailleurs, en se fondant sur les déclarations des médecins depuis 25 ans, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) écrit dans un communiqué que "quatre décès sont imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35".
Tout savoir sur la pilule:
Fumer en prenant la pilule, c’est possible ? Il ne faut pas fumer en prenant la pilule. L’association tabac-pilule accentue le risque d’accident cardio-vasculaire. Si vous êtes une grosse fumeuse, la pilule n’est pas une méthode de contraception pour vous. Parlez-en à votre médecin qui pourra, dans ce cas, vous prescrire une pilule progestative sans œstrogène, plus compatible avec le tabac. Cependant, il n’y a pas d’âge pour prendre la pilule. La seule condition est l’apparition des premières règles, donc la puberté. A propos de la prescription d’ordonnance pour l’achat de pilule, sachez que seuls les centres de planning familial peuvent délivrer la pilule sans ordonnance. Sinon, une prescription médicale (souvent renouvelable) de votre médecin généraliste ou de votre gynécologue est nécessaire. Mais si votre pharmacien habituel est indulgent, il pourra vous dépanner d’une plaquette. Non, la pilule ne fait pas grossir. Mais chez certaines personnes, elle peut provoquer une sensation de faim. Si vous sentez un grand changement, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. Y a-t-il des risques de tomber enceinte en prenant la pilule ? Même si aucun moyen de contraception n’est sûr à 100 %, la pilule reste le moyen le plus fiable si, bien entendu, elle est prise correctement. Que faut-il faire en cas d'oubli de prise? Vous- vous étiez fixé l’heure de la pause-déjeuner pour prendre votre comprimé mais cette fois, vous l’avez zappé… Pas de panique, prenez-le immédiatement et calculez le temps d’oubli. S’il est inférieur à 12 heures, tout est normal. Dans le cas contraire, utilisez un autre moyen contraceptif en plus car vous n’êtes plus protégée d’une éventuelle grossesse jusqu’à vos prochaines règles. Pour celles qui ont des pilules micro-dosées, attention le délai est de seulement 3 heures. La pilule sans les règles, c’est possible ? Oui complètement. Les règles pendant la pilule, c’est un leurre. Elles sont artificielles et ne font qu’imiter votre cycle naturel. Vous pouvez donc tout à fait prendre votre pilule classique sans marquer une semaine d’arrêt. Et en plus : l’effet contraceptif en est augmenté. Y a-t-il une heure fixe pour la prise ? Oui c’est important. Au petit-déjeuner, à l’heure du coucher… Associez un de vos gestes quotidiens à la prise du comprimé pour éviter le retard et donc une grossesse non désirée. Et si, parce que ça vous arrange, vous voulez changer d’horaire, attendez d’être en début de plaquette. Existe-t-il une corrélation entre la prise de pilule et les problèmes de peau ? Vous voulez dire adieu à cette acné juvénile qui vous poursuit même après vos 27 ans ? La pilule n’est pas la solution en soi mais, vu qu’elle agit sur votre équilibre hormonal, elle peut chez certaines femmes mettre fin à ces vilains problèmes de peau. Qu’en est-il des douleurs de règles ? Si tout va bien, vous ne devez plus du tout avoir mal pendant vos règles ou avant (c’est ce que l’on appelle le syndrome prémenstruel). Et pour cause : avec la pilule, il n’y a pas de cycle donc pas d’ovulation ! En cas de gêne ou de douleurs, parlez-en à votre médecin qui pourra éventuellement vous prescrire une pilule plus adaptée. Après avoir pris la pilule, a-t-on plus de mal pour être enceinte ? Il suffit d’arrêter la pilule pour retrouver une fertilité normale. Le cycle va peu à peu se remettre en place. 90 % des femmes qui l’ont arrêté volontairement pour être enceintes, l’ont été dans l’année. Reprendre la pilule juste après l’accouchement, c’est possible ? Si vous n’allaitez pas votre bébé, vous pouvez reprendre la pilule juste après l’arrêt du traitement qui stoppe la montée de lait. Et si vous allaitez, vous pourrez prendre des microprogestatifs trois semaines après votre accouchement. La pilule classique ne peut être prescrite car ses œstroprogestatifs passent dans le lait maternel. Peut-on arrêter la pilule quand on en a envie ?
C’est quand vous voulez. Pas besoin d’en parler à votre gynécologue. Mais n’oubliez pas : dès que vous l’arrêtez, votre système d’ovulation se remet en route et une grossesse est possible si vous avez un rapport non protégé.

A.Dedi

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