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Société Publié le mercredi 30 janvier 2013 | L’Inter

Libre circulation des produits alimentaires : Agriculteurs et éleveurs fustigent les tracasseries routières

Les 05 obstacles au commerce dans la CEDEAO au cœur des débats à Accra
"Ouvrez les frontières! Laissons les produits agricoles circuler librement. Nous sommes une seule région, et les biens devraient pouvoir circuler librement". Cette citation du directeur général de ''Premium foods, au Ghana, résume tout l'intérêt de la conférence sur la ''Libre circulation des produits alimentaires'', qui se tient, depuis hier, à Accra, au Ghana. Initiée par la section ouest-africaine de l'USAID (L'aide internationale au développement des Etats Unis), cette rencontre a débuté sur fond de dénonciation des obstacles au commerce sous-régional au cœur desquels l'épineuse question des tracasseries routières. Tous les intervenants de la première journée dédiée au secteur privé pour poser ses doléances, ont vertement fustigé les nombreux barrages sur les routes et les sommes d'argent perdues en ces endroits, qui ne profitent ni aux Etats, ni aux producteurs, encore moins aux consommateurs. Président de l'Alliance Borderless'', (Une structure qui intervient dans la fluidité du trafic inter-Etats), M. Ziad Hamaoui dénonce le trop grand nombre de postes de contrôle au travers des routes des transporteurs. "Je ne pense pas que tout cela soit nécessaire autant pour la sécurité que pour le commerce", relève l'intervenant. Dont la préoccupation rejoint celle de Mme Adja Velegda, PDG d'un groupe spécialisé dans l'exportation de produits alimentaires au Burkina Faso, qui s'indigne non seulement du temps perdu jouant sur la qualité des produits périssables, mais aussi de toutes ces sommes d'argent déboursées, jetées dans la nature. En effet, pour résoudre le problème de la sécurité alimentaire, qui frappe l'Afrique, malgré ses terres fertiles, les participants à la conférence d'Accra inscrivent au cœur des solutions la fluidité dans la circulation des produits agro-pastoraux. Cinq obstacles majeurs ont été formellement identifiés, malgré les accords de libre-échange signés par les Etats de la CEDEAO (Communauté économique pour le développement de l'Afrique de l'ouest). Outre les tracasseries routières expressément fustigés, il y a les restrictions à l'exportation appliquées par certains Etats. Une sorte de protectionnisme consistant à fermer leur marché spécifiquement pour certains produits, à leur voisin. Ensuite, il y a la question des certificats vétérinaires souvent méconnus à des frontières, et causant beaucoup d'ennuis aux commerçants. Idem pour le certificat d'origine et enfin la TVA diversement appliquée dans le même espace CEDEAO. Toutes ces questions ont fait l'objet de cinq commissions de réflexions dont les résultats des travaux vont se traduire en un ensemble d'action de plaidoyer du secteur privé au cours du dialogue Public-Privé qui a lieu aujourd'hui. Notons la présence à cette conférence, qui prend fin jeudi soir, de nombreux représentants de la Côte d'Ivoire, notamment le président de l'Inter-profession avicole ivoirienne (IPRAVI), Jean-Marie Acka, Mme Kléberte Bénié, productrice et présidente d'une association de production céréalière, et la société Ivograin, qui tiennent tous des stands en marge des travaux.
Félix D.BONY (Envoyé spécial)
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