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Le Temps N° 2815 du 31/1/2013

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Palais de justice, traque des pro Gbagbo : Blé Goudé entendu pendant plus de 6h
Publié le jeudi 31 janvier 2013  |  Le Temps


Inculpé
© Abidjan.net par PRISCA
Inculpé de crimes de guerre, assassinats…: Blé Goudé entendu par le juge
Mercredi 30 janvier 2013. Plateau, Palais de justice. L’ex-leader des jeunes patriotes Charles Blé Goudé répond à la convocation de la justice


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Arrêté le 17 janvier 2013 puis extradé le lendemain en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé, le leader des jeunes Patriotes a été étendu hier mercredi 30 janvier au parquet du Plateau, par la doyenne des juges d’instruction, Delphine Cissé Makouéni. Durant plus de 6h d’horloge, (10h 44mn à 17h 00), le président du Cojep a répondu aux questions de la justice ivoirienne qui voulait en savoir davantage sur les faits qui lui sont reprochés. Dans le palais de justice placé sous haute surveillance policière, le premier jour de l’interrogatoire sur le fond de «L’affaire Blé Goudé», a été plus long que les Ivoiriens l’espéraient. Au terme d’une série de questions, les avocats du président du Cojep sont sortis du palais de justice très amers. Ainsi pour Me N’Dri Claver, Blé Goudé fait l’objet d’une torture morale. Au mépris des règles qui régissent un Etat de droit. «Il y a une entorse à la loi. Quand un client est placé sous mandat de dépôt, il doit être conduit dans une maison d’arrêt. Ce qui n’est pas le cas pour Blé Goudé», laisse entendre Me N’Dri Claver avant d’enfoncer le clou, «Blé Goudé nous a confié qu’il subit une torture morale». Une torture dont les conséquences ont été soulevées durant l’audition. A en croire le Conseil judiciaire de Blé Goudé, leur client n’a pu répondre aux questions de fond que la juge lui a posées. Ce, en dépit de l’insistance. «Blé Goudé ne peut localiser son lieu de détention. Charles Blé Goudé ne peut pas dire où il est détenu, ni se localiser géographiquement», rapporte le Conseil qui assure que selon le leader des jeunes patriotes, «il n’a existé aucun deal entre lui et le régime Ouattara». «Pour Blé Goudé il est mal à propos de parler de deal. Il n’en était rien. Il a été appréhendé au Ghana et conduit sans aucune forme de procédure en Côte d’Ivoire», martèle son Conseil. Autant de mise au point qui fait dire à un autre avocat de Blé Goudé, Me Gohi-Bi Raoul, que leur équipe travaille dans des conditions difficiles, alors que l’on parle d’un Etat de droit. «L’horizon dans cette affaire, s’assombrit», conclu-t-il en présence des partisans de Blé Goudé, remontés contre le régime Ouattara qui en veut aux proches de Laurent Gbagbo. Une méthode qui semble ne pas produire les résultats escomptés. Vu qu’avant son rendez-vous avec la juge d’instruction, Blé Goudé a levé la main pour saluer la mobilisation de ses partisans au nombre desquels, Blé Sépé, le vice président du Cojep. «Nous plaçons notre espoir en Dieu. Il faut passer par cette épreuve pour que le combat aboutisse», affirme Blé Sépé. Au même lieu, un peu plutôt, dans la matinée, le procès en appel de Laurent Akoun s’est déroulé dans la petite salle de la Cour d’appel du Plateau. Au terme d’une longue plaidoirie de l’avocat, Me Dako Toussaint, la Cour a préféré renvoyer le délibéré au 13 février prochain. Notons que la Défense de Laurent Akoun plaide pour une relaxe de son client, ou au mieux des cas, faire une remise de la peine complémentaire qui fait interdiction d’activité politique au Sg par intérim du Fpi. En somme, l’on conclut aisément que la traque des pro-Gbagbo reste une obsession pour le pouvoir Ouattara.
La presse chassée du Palais
Les journalistes envoyés pour la couverture de «L’affaire Blé Goudé» ont eu du mal à faire leur travail, hier. Ils ont été chassés par la Police sur ordre du procureur de la République, du Palais de justice. Durant plus de six heures, ils ont suivi le procès sur le soleil. Malgré leur instance et supplications, les agents sont restés intransigeants. «Vous voulez que notre patron nous envoie au trou ?», se sont-ils confondus en explications.
Toussaint N’Gotta

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