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Le Patriote N° 3958 du 1/2/2013

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Tabou - Danse traditionnelle : le Boyé est en perte de vitesse
Publié le vendredi 1 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Live.ci - 31/1/2013


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La danse Boyé, danse de réjouissance propre au peuple kroumen, est aujourd’hui en perte de vitesse. Par le passé, les manifestations et autres cérémonies grandioses ne pouvaient s’organiser sans que l’on n’associe cette danse, qui s’exécute en file indienne. Les populations de cette région que nous avons rencontrées, ont fait savoir que la disparition de ce trait de culture est du fait du modernisme qui a pris le pas sur cette danse. « Notre danse est en train de disparaître parce que nos enfants ne s’intéressent pas à ce trait de culture qui caractérise pourtant notre région », confie Djoulé Magloire, un des meilleurs danseurs de Boyé. Dame Klokué Jeanne révèle, quant à elle, que les pas de danse, du Boyé ont changé. « Les gens qui dansent quelques rares fois le Boyé ne le font plus très bien, parce qu’ils n’ont pas appris auprès de nous», fait-elle remarquer, avec un grand pincement au cœur. Tabou, des jeunes laissent entendre qu’ils ne s’intéressent pas à cette danse parce qu’elle n’est pas de leur goût. « Mon frère, on n’a rien à faire avec cette danse, nous on préfère les pas de Kpangôh, parce que nous pensons que c’est ce qui est de notre temps », martèle Ange Saba, étudiant en 2ème année de BTS en communication. De façon générale, les jeunes imputent le déclin de cette danse aux pionniers du Boyé qui n’ont pas songé, selon eux, à assurer la relève. « On nous demande d’aimer cette danse alors qu’on ne nous a pas appris à la danser », se plaint Marcel Gnépadi. Des cadres de la région essaient de leurs cotés de « réveiller » le Boyé à travers des soirées dansantes, mais cela n’émeut guère les populations kroumen, qui préfèrent se rendre dans les cabarets et autres bistrots pour danser et écouter la musique moderne. Vivement que l’on mette en place une politique pour ressusciter cette danse et avec elles toutes les autres qui sont en train de disparaître.

Gervais Amany (correspondant)

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